lundi 21 mars 2016

Casa Conrad Roure, Carrer Aribau, 155 - Barcelona - 1902 - architecte Fernando Romeo y Ribot.


Il y a quelque temps, j'avais vu la photo de cette porte sur le net et je m'étais promis d'y aller lors d'un mes séjours à Barcelone. Je n'ai eu à faire aucun effort, ni recherche, pour cela. Lundi dernier, j'étais dans ma ville natale, j'avais un rdv pro rue Aribau et je suis passée devant par hasard.


Comme je l'avais remarqué sur la photo que j'en avais vue sur le net, cette porte s'inspire largement de celle du Castel Béranger de Guimard. 


La porte est le seul élément vraiment significatif de ce petit édifice d'un seul étage,

rehaussé ultérieurement, même si les balcons du premier ne sont pas dénués d'intérêt. 


L'arc de la porte est surmonté, en son milieu, par une très belle représentation, sculptée et stylisée, de chêne. En honneur au propriétaire, dont le nom de famille était "Roure", c'est-à-dire chêne en catalan.


De chaque côté de la porte, des inscriptions légèrement effacées par le temps, me paraissent indéchiffrables. Je suis preneuse pour toute information à leur sujet.



Plus simples à comprendre, deux écussons, également de part et d'autre, avec à gauche la date "années 1 et 2" (comprendre: 1901 et 1902, qui correspondent à la construction de la maison) et XXé siècle à droite.


La porte ferme par une grille en fer forgée, assez simple, loin de celle qui orne le Castel Béranger. Elle donne sur un vestibule et une porte vitrée récente, qui empêche d'aller plus loin. 



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Hace algún tiempo ya, vi la foto de esta puerta en internet y me prometí a mí-misma de ir a verla, durante una de mis estadías en Barcelona. No tuve que hacer ningún esfuerzo para ello, ni ninguna investigación para localizarla. El lunes pasado, estaba en mi ciudad natal, tenía una cita profesional carrer d’Aribau y pasé delante por pura casualidad.
Cómo lo había notado en la foto que vi en Internet, esta puerta es inspirada por la del Castel Béranger de Guimard. Se trata del único elemento realmente significativo de este pequeño edificio de una sola planta, aunque los balcones del primer piso sean interesantes.
El arco está decorado en el medio, por una bellísima representación, esculpida y estilizada, de un roble. En honor al dueño de la casa, cuyo apellido "Roure" significa roble, en catalán. De cada lado, inscripciones ligeramente borradas por el tiempo, no son fáciles de entender. Si alguien puede hacerlo, gracias por la información.
Más fáciles de entender, dos escudos, de par en par, uno a la izquierda con los años 1 y 2 (o sea los de la construcción: 1901 y 1902) y del otro, el siglo XX.
La puerta está cerrada por una reja de hierro forjado, más bien sencilla, lejos de la que cierra el Castel Béranger. Da hacia un vestíbulo con una puerta de vidrio, que impide ir más lejos.

dimanche 7 février 2016

Guirmard incompris: Maison Canivet ou Castel Craon ou Modern Castel, 18 avenue Alphonse-de-Neuville (Garches - Hauts-de-Seine), 1899

Cela faisait très longtemps que je m'étais promis d'aller voir cette villa, d'autant plus que je vis non loin de Garches. Je l'avais repérée sur l'excellent blog Paris 1900, que j'ai souvent mentionné ici. Les timides rayons de soleil d'aujourd'hui m'ont donné envie de me promener et j'ai donc pris la décision d'y aller en bus puis de terminer à pied. Le trajet fut très agréable et m'a permis de repérer d'autres maisons fort intéressantes que j'irai voir bientôt.  
Je suis arrivée, à pied, par le haut de l'avenue et de loin, j'ai bien vu un édifice fait de cubes superposés, d'allure extrêmement moderne et assez peu intéressant, si ce n'est le fait qu'il domine la rue. Puis, en m'approchant, j'ai pris conscience avec horreur, qu'il s'agissait de la construction de Guimard, complètement modernisée et ayant perdu toute son âme. Heureusement que je ne suis pas cardiaque, mais j'avoue avoir reçu un coup au cœur fort désagréable. Cela dépasse mon entendement que des propriétaires et un architecte prennent de telles libertés et dénaturent ainsi des œuvres de grande importance. La France n'a pas su, contrairement à la Belgique avec Horta ou l'Espagne avec Gaudi, sauver et conserver le patrimoine de Guimard. Grand nombre de ses constructions ont disparu,  de son vivant même. Parmi celles qui restent, certaines ne sont pas reconnues comme patrimoine, comme je pensais que c'était le cas ici. Pourtant, en faisant des recherches, il apparaît que cette villa est bien et bel inscrite à l'inventaire général du patrimoine général. Comment, alors, une rénovation où notamment les matériaux d'origine sont recouverts d'un enduit blanc, a été autorisée? Cela dépasse mon entendement. J'ai pourtant fait des études de restauration et il me semble que, le maintien des matériaux d'origine est une condition pour pouvoir rénover. Donc, sans que je puisse me l'expliquer,  des libertés immenses ont été prises lors de la rénovation, dénaturant complètement la façade et y rajoutant des éléments "néo-Guimard". Bien sûr la villa avait déjà été rénovée et très dénaturée auparavant, puisque pratiquement tous les éléments art nouveau de la façade avaient été enlevés,  mais l'argument n'est guère convaincant, lorsqu'on sait qu'il y a des cartes postales, des photos et des dessins de la villa d'origine dont il aurait pu être possible de s'inspirer. Certaines publiées dans des ouvrages comme "Guimard Perdu" de Jean Pierre Lyonnet et l'"Hector Guimard" de Georges Vigne, Il existe également un fond de dessins de la villa, conservés au Musée d'Orsay. Sans compter toutes les informations accessibles dans la base de données "Mérimée" du Ministère de la Culture, facilement consultable sur internet ICI.
J'ai recherché sur le net, le nom de l'architecte responsable des travaux de rénovation et je n'ai trouvé que le nom d'un architecte surtout spécialisé en architecture d'intérieur, Philippe Demougeot, dont le travail a été publié dans Art & Déco de juin 2013. Nous y voyons une décoration épurée, rectiligne et d'un blanc immaculé, tout comme la façade de la villa qui, curieusement, n'est montrée à aucun endroit du reportage. Pourtant, à la lecture de l'article, il semblerait bien qu'il ait tout pris en charge. 


Dans le dit l'article, il est précisé que les travaux intérieurs ont permis de retrouver des poutres de Gustave Eiffel et des vitraux d'origine ... Espérons que c'est effectivement le cas et qu'au moins cela a été préservé tout comme le carrelage et les décors de plafond visibles sur le site de "Mérimée".




Le portail d'origine ayant disparu, comme cela est bien visible sur la photo de 2007 du blog Paris 1900, il a été remplacé par un néo-Guimard, aux finitions pâlement imitées et bien trop rectilignes. Reste que le jeu de courbes entre le portail et les balustrades des balcons n'est pas sans intérêt, même si loin de l'oeuvre originelle. Ce qui est d'autant plus dommage, qu'en plus des photos et des dessins d'origine, se trouve quelques mètres plus loin, parfaitement conservé, un portail origine.

Carte Postale 1935 - La Source - 
Blog Paris 1900

Dans le blog Paris 1900, avec photos à l'appui, est signale le fait qu'il existait encore bien conservé un portail d'origine. La question étant de savoir s'il s'agit de celui d'origine, déplacé, ce dont je doute fort, si j'observe la carte postal de 1935 que j'ai reproduite ci-dessus. Il est probable qu'il s'est agi d'une entrée latérale. Elle n'est pas sans rappeler celle de la Villa La Bluette à Hermanville. 


                                

Toute la propriété est bordée par une grille magnifique, en coup-de-fouet d'origine et qui fait encore plus détonner le portail d'entrée en "néo-Guimard".

  

Je finis cet article par une autre photo de la villa dans son aspect actuel, avec des dessins des élévations des façades réalisés par H. Guimard en 1899 (Mérimée), où les différences entre la villa actuelle et l'originale sont parfaitement identifiables. Ainsi que par des photos de la façade opposée à l'entrée, qui avant donnait sur le parc de Beauveau-Craon (à peu près visible depuis la rue de la Côte Saint Louis). Les détails très originaux et intéressants sont parfaitement visibles sur la carte postale publiée par l'auteur du Blog "Paris 1900" (également publiée dans le livre de G. Vigne) et qui, tout comme le reste, a été rénovée, dans un style épuré, sans tenir compte de l'original.
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Blog Paris 1900



samedi 23 janvier 2016

132-134 rue de Courcelles, 5-7 rue Cardinet et 103-105 rue Jouffroy (17e arrondissement), architecte Théo Petit - 1906

Encore un immeuble découvert sans m'y attendre. Cet été, j'allais à un rendez-vous et je l'ai aperçu de loin. J'y suis retournée quelques semaines plus tard -après avoir fait des recherches sur Internet et ayant plus d'informations-, pour en faire des photos.
De prime abord, j'ai été attirée par la porte d'entrée côté rue de Courcelles, notamment par la mosaïque qui la surmonte. Dans les quelques références que j'ai trouvé sur le web, elles sont, à chaque fois, attribuées à Alexandre Bigot.





 

Mosaïques dorées qui se répètent sur la loggia rue de Courcelles, mais que je n'ai pas pu photographier, n'ayant pas un téléobjectif puissant sur mon appareil photo. Il est possible de les découvrir ICI


Les autres décorations céramiques sont de roses en grès sur les appuis de fenêtres et des boutons, notamment sur les dômes surmontant les tourelles d'angles, qui sont très caractéristiques de la création de Bigot.


Le nom du sculpteur des nombreuses ornementations florales et animalières est clairement associé à celui de l'architecte, en haut des deux portes d'entrées principales: Leon Binet.





Un autre sculpteur, Henri Bouchard, ce serait lui, chargé des représentations dédiés notamment à la famille.


Cet ensemble d'immeubles, d'un architecte dont le style comporte des éléments d'un Art Nouveau déjà sur le déclin est bien plus proche d'un conformisme académique que de l'exubérance d'un Guimard ou d'un Lavirotte. Ce sont les détails céramiques et la sculpture qui le rendent intéressant, mais l'ensemble en lui même me paraît plutôt massif et rectiligne. Si ce n'est les tours d'angle et la loggia.


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Nuevamente un edificio descubierto cuando menos me lo esperaba. Este verano, iba a una cita médica, cuando lo vi de lejos. Regresé días después, luego de haber hecho investigaciones en internet y con más informaciones, para hacer fotos.
De primera me atrajo mucho la puerta de entrada del lado de la calle de Courcelles, sobre todo por el mosaico que está encima.  En las referencias que he encontrado en Internet, estos mosaicos son atribuidos a Alexandre Bigot. 
 la presencia de rosas de cerámica en la decoración de las ventanas y los botones en las cúpulas de las torres de ángulo, que son características de Bigot.
El nombre del escultor de las numerosas ornamentaciones florales y animales están claramente asociadas al del escultor, arriba de las dos puertas: Leon Binet. El otro escultor, seria Henri Bouchard, encargado de las representaciones dedicadas a la familia.
Este conjunto de inmuebles, de un arquitecto cuyo estilo comporta elementos modernistas ya en decaída es más cercano de un conformismo académico que la exuberancia de un Guimard o de un Lavirotte. Son los detalles cerámicos y la escultura que lo hacen interesantes, pero de manera general, el edificio en sí, me parece macizo y rectilíneo. Salvo las torres de ángulo y la logia.

vendredi 25 décembre 2015

Espérance: hôtel et taverne, Rue du Finistère 1-3, 1000 Bruxelles - Architecte Léon Govaerts - 1930

Avec un peu plus de deux mois de retard, je publie enfin un article commencé il y a plusieurs semaines sur mon coup de cœur, lors de la biennale de cette année. Cette fois-ci, ce n'a pas été un immeuble Art Nouveau, mais une taverne Art Déco. Il faut dire que j'avais choisi un veek-end avec plus de visites concernant ce style et dans des quartiers moins connus pour l'Art Nouveau que Saint Gille ou Ixelles.
Avant de vous parler de cette visite, je souhaite dire que c'est le seul lieu où les photos de l'intérieur étaient autorisées et où j'en ai effectivement fait. J'ai ce blog, et bien évidemment, mon plus grand bonheur serait de pouvoir partager mes visites avec mes lectrices.eurs. Mais, même ainsi, s'il est spécifié que les photos sont interdites, je n'en fais pas, contrairement à de nombreux visiteurs (il me semble que cela est très souvent le fait de messieurs) qui s'obstinent à prendre des photos plus ou moins en cachette. Certains même continuent à en faire, alors que le.la guide est en train de leur dire que ce n'est pas possible. Pour moi, il s'agit d'un manque de respect envers les propriétaires qui ouvrent leurs portes aux visites et qui peut faire qu'ils ou elles ne souhaitent plus les ouvrir lors des biennales suivantes. Cette parenthèses étant faite (et ce n'est pas la première fois que je parle  du problème de l'interdiction  des photos d'intérieur sur mon blog), je continue avec le récit de ma découverte et émerveillement.


La façade de l'immeuble est dans un style néo-classique très banal. Seule la devanture en marbre, avec des enseignes lumineuses, est Art Déco. Son architecte, Léon Govaerts, est également l'auteur de la Maison Alice et David van Buuren, que j'ai visité cet été et dont je parlerai à une autre occasion.



Dès le seuil franchit, l'ambiance des années 30 nous enveloppe. Ancienne maison de rendez-vous, le décor en a été préservé, tout comme l’ameublement. 
Les vitraux sont des deux styles bien différents: géométriques haut-dessus du bar, sur les côtés de la porte d'entrée et sur les portes menant à l'hôtel et à la cuisine. Décorés de paysage évoquant la Nature du Congo belge sur le haut des murs, le long des banquettes.
Des miroirs au fond de la salle, donne l'illusion de profondeur et reprennent à l'infini la lumière de petites lampes cascade. Le tout étant éclairé par d'élégants plafonniers. 












Une seule chambre a été conservée dans le style de l'époque et il est possible de la réserver comme n'importe quelle autre chambre de l'hôtel, avec l'avantage d'avoir l'impression de pouvoir remonter le temps.


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Con poco más de dos meses de retraso, publico hoy mi flechazo durante la bienal de este año en Bruselas, que no ha sido por un edificio Art Nouveau, sino una taberna Art Deco. Hay que resaltar que, esta vez, el fin de semana que había elegido, era de visitas en barrios donde la arquitectura Art Nouveau es menos frecuente que Saint Gilles o Ixelles.
Antes de hablarles de la visita, quisiera decirles que fue el único lugar donde las fotos de interior estaban permitidas y donde, en efecto, tomé varias.  Tengo este blog y, por supuesto, mi gran más gran felicidad seria de poder compartir mis visitas con mis lectoras y lectores. Pero aun así, si está especificado que las fotos están prohibidas, no las hago. Lo que nos es el caso de numerosos visitantes (y me parece que mayoritariamente señores) que se empeñan en tomar fotos de manera más o menos escondida. Algunos siguen sacándolas aunque la o el guía les dice que no tienen que hacerlo. En mi manera de ver, es una falta de respeto hacia los propietarios que abren sus puertas a las visitas y que podría conllevar que ya no lo hagan en las bienales siguientes. Este paréntesis hecha (y no es primera vez que menciono este problema), continuo con la breve reseña de mi descubrimiento.
La fachada del inmueble es de estilo neo-clásico bastante banal. Solo el escaparate de mármol con sus luces, es de estilo Art Deco. Su arquitecto, Leon Govaerts, también es el autor de la Casa Alice y David van Buuren, que visite este verano y de la cual hablaré en otra ocasión.
Desde que se pasa el umbral, el ambiente de los años 30 nos envuelve. Se ha conservado la decoración y los muebles de época, de la antigua casa de cita.  
Los vitrales son de dos estilos bastantes diferentes: geométricos encima del bar, a los lados de la puerta de entrada y sobre las puertas que van al hotel y a la cocina. Los otros representan un paisaje idealizado del Congo belga corre sobre los muros detrás de las banquetas.
Los espejos en el fondo de la sala dan la ilusión de profundidad y retoman al infinito la luz de las pequeñas lámparas en cascada. Toda la sala está iluminada por lámparas cenitales.

Un solo cuarto ha conservado el estilo de la época es posible reservarlo como cualquier otro cuarto del hotel, con la ventaja de poder tener la impresión de remontar el tiempo.