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samedi 13 août 2022

Hospitalet de Llobregat, architecture modernisme et industrie: Fàbrica Tecla Sala Casa del Director, architecte : Claudi Durán i Ventosa? - 1901? et Aceites Regàs, architecte Juli Maria Fossas Martínez - 1911

Août 2017, sous un soleil de plomb, je suis partie à pied dans les rues de L'Hospitalet de Llobregat -banlieue de Barcelone-, vers l'ancienne fabrique textile Santa Tecla, aujourd'hui centre culturel. Sur le chemin, j'ai découvert une ancienne huilerie, aujourd'hui cave du vin pétillant catalan Cavas Avida. 


Fàbrica Tecla Sala Casa del Director

L'Hospitalet est la deuxième commune la plus peuplée de Catalogne. Le quartier de Santa Eulàlia, est devenu un grand centre d'industries textiles qui avaient commencé à se développer dans le quartier mitoyen de Sants de Barcelone, au XIXe siècle.

La fabrique est née d'un moulin à papier construit au milieu du XIXè siècle. En 1882, la famille Basté le reprend pour y installer une filature et une fabrique de tissus de coton. Peu à peu la fabrique s'agrandit et la famille fait l'acquisition des terrains alentours. Elle confie à l'architecte Claudi Durán i Ventosa la construction d'un ensemble de style "manchestérien". Bien qu'il n'y ait pas de documents qui le certifient, la maison du directeur, qui se trouve devant la fabrique, lui est souvent attribuée. Ce qui pourrait être effectivement le cas, car même si une grande partie de son œuvre consiste en des constructions industrielles et qu'il a été un des pionniers des constructions en béton armé en Catalogne, il a également construit des édifices d'habitation de style moderniste

Par ailleurs, sur un plan ancien, datant de 1916, qui se trouve à l'entrée de la bibliothèque actuelle, il est possible de voir, non seulement la maison du directeur, mais aussi, un portail d'entrée, aujourd'hui disparu, qui semble avoir un style similaire. En tout cas, fort différent que celui du reste des édifices. 

En 1913, Tecla Sala i Miralpeix, un autre industriel va racheter l'ensemble. Il ne serait pas impossible, également, qu'à ce moment là, il ait pu faire appel à un autre architecte pour la construction de la maison du directeur.

Il s'agit d'une villa constituée de deux corps perpendiculaires, en forme de T dont les façades portent des couronnements crénelés. Chaque frotton est orné d'un visage de femme qui semble émerger d'un ensemble de fleurs. Les entourages des fenêtres et portes sont ornés de fleurs et un sgraffite fleuri court le long de la toiture. 




Aceites Regàs

Venant du centre de L'Hospitalet, en direction de la fabrique, j'ai aperçu cette construction,  au n°13 de la rue Buenos Aires.
Il s'agit d'un ancien magasin d'huiles, construit dans un style totalement Art Nouveau, avec de belles lignes courbes. 


Son architecte, Juli Paria Fossas Martinez, ne m'est pas inconnu, puisque j'ai aussi mentionné une des ses œuvres, à Camprodon, petite ville du Ripollès, près de laquelle j'habitue aujourd'hui. Il a du reste souvent construit dans le style Art nouveau. 
Ici, il s'agit d'un édifice de trois travées. Dans celle du centre, plus large et haute, s'ouvre un grand portail avec au-dessus trois grandes fenêtres dont la centrale est plus haute que les latérales. Le tout inscrit dans un motif ovale et couronné par un fronton au décor floral dans lequel se trouve le nom du magasin actuel.


Les travées latérales s'ornent de trois fenêtres protégées par des barreaux décorés de fleurs. Elles sont surmontées d'une rambarde en fer forgé. 


dimanche 12 décembre 2021

Torre Andrés Serra IV, Carrer Rectoria, 19 et Eduard Toda, 15, Terres de Can Mariner - Architecte : Josep Codina i Clapés - 1910; carrer de Salses, 36, - Architecte: Josep Masdeu i Puigdemasa - 1913; carrer de Salses 62, Colonia de Salses - Horta, Barcelone

 J'ai déjà parlé du modernisme d'éstiueig en Catalognedans deux articles précédents, concernant deux villes éloignées, voire très éloignée, de Barcelone : La Garriga et Camprodon. A la fin du XIXe et début XXe siècles, Horta était la campagne sur les hauteurs de Barcelone, avec l'air frais tellement recherché dans ces années d'industrialisation galopante. Ici aussi, des villas modernistes ont été construites pour recevoir la bourgeoisie de classe moyenne de Barcelone, qui venait de s'enrichir grâce à la dite industrialisation  ainsi que des édifices plus modestes, destinés aux employé.e.s de maison, nounous, jardiniers, chauffeurs, ... Ce qui a créé une vraie révolution urbanistique dans des terrains jusqu'ici agricoles. 

Le mois dernier, accompagnée et guidée par l'auteur du blog "Modernisme", grand connaisseur de l'Art Nouveau catalan et bien au-delà, j'ai découvert une partie de ce quartier situé au nord-est de la ville. Les villas intéressantes y sont encore très nombreuses, même si certaines ont été détruites ou horriblement mal rénovées. J'ai fait le choix de n'en présenter que trois dans cet article, mais j'en ai photographié et répertorié bien d'autres. Celles-ci sont celles qui m'ont le plus attirée et présentent des caractéristiques aussi bien du modernisme catalan que des éléments empruntés à l'Art Nouveau français ou belge.

Torre Andrés Serra IV, Carrer Rectoria, 19 et Eduard Toda, 15, Terres de Can Mariner - Architecte : Josep Codina i Clapés - 1910 

C'était la dernière du circuit imaginé par mon ami et collègue de blog. C'est une de mes préférées notamment par son entrée et ses ferronneries fleuries.

C'est également la plus grande des villas de cette rue, en forme de L, avec une surélévation crénelée ornée d'ouvertures en arcades et pilastres.  Probablement pour montrer que son propriétaire avait une fortune plus importantes que ses voisins. 

La grille est travaillée en coup de fouet, avec quelques ornementation fleuries et végétales, ainsi que la pergola de la petite terrasse de l'entrée qui est décorée de vitres de couleurs.

La porte d'entrée donnant directement sur la grille de la rue est elle aussi ornée de ferronneries qui reprennent les mêmes motifs floraux. Un lustre en verre coloré pend de la pergola et doit pouvoir éclairer toutes les décorations de vitres colorés, en donnant un bel effet de nuit. 

Une porte perpendiculaire donne également sur l'entrée. En forme de champignon, elle est décorée de ferronneries comme le petit balcon de la fenêtre adjacente.


Aujourd'hui, cette villa donne sur une petite rue, le carrer Rectoria et elle a une façade quasiment aveugle, si ce n'est une toute petite porte, sur une rue bien plus importante, le carrer Eduard Toda. L'explication est qu'à l'origine, il y avait uniquement le carrer Rectoria qui débouchait sur des vignobles et le cours d'eau Mariner. Elle est la dernière de toute une série de 4 maisonnettes basses, du même architecte, connues comme Torres Andrés Serra. 

Carrer de Salses, 36, - Architecte:  Josep Masdeu i Puigdemasa - 1913

Ma façade préférée entre toutes. Il s'agit de deux immeubles accolés et traités "en miroir", d'un modernisme éclectique avec des roses Mackintosh. 


L'architecte moderniste Josep Masdeu i Puigdemasa a une œuvre présentant des influences multiples de différents courants de l'Art Nouveau. 
Ici, il reprend l'ouverture circulaire (très fréquente dans l'Art Nouveau belge) sans la traiter vraiment mais juste pour entourer les deux portes d'entrées. 


L'arc est construit en briques rouges et réhaussé par des "trencadis"(mosaïque faite de morceaux de céramiques ou de vaisselle cassée, imaginée par Gaudi) verts qui sont également repris sur le haut des portes et des fenêtres. 


Les fenêtres de l'étage ont une forme crénelée qui leur donne un petit air mauresque, fréquente dans le modernisme catalan. Son sommet avec triple rangée de tuiles et de briques rappelle certaines "masias" (fermes) catalanes. 


Les balcons ont des ferronneries très simples avec de discrets élément en coup de fouet. Leur base avec des éléments végétaux est très classique dans le modernisme catalan.

Carrer de Salses 62, Colonia de Salses

Cette rue était bordée d'acacias, aujourd'hui en partie disparus et les familles sortaient leurs chaises sur le pas de la porte, pour bénéficier de leur ombre et bavarder.

Les petites maisons accolées y sont nombreuses, comme celles-ci avec un discret décor Art Nouveau de marguerites.



Certains éléments de cet article proviennent de la lecture du livre (en catalan uniquement) de Carlota Gimenez y Compte "Estiueig i modernisme des de final del segle XIX".

dimanche 21 novembre 2021

Can Nena Casas ou Casa Sant Felip Neri de Sarrià, Carrer Nena Casas, 37-47, Barcelone - Architectes Bonaventura Conill Montobbio (1906) et Josep Masdéu i Puigdemasa pour la réforme de 1913.

 Le week-end dernier, je suis retournée à Barcelone, après presque deux ans d'absence, pour cause de pandémie. 

J'ai pu, grâce à mon collègue de blog et ami, faire de belles découvertes. Cependant, cet article n'en parlera pas. En classant les photos prises pendant ce dernier séjour, j'ai retrouvé celles de ce magnifique bâtiment où j'ai pu séjourner en décembre 2015 et que je n'avais pas publié, comme tant d'autres édifices.

J'avais aperçu vaguement  la tour depuis la rue et trouvé quelques rares informations sur Internet . J'ai donc décidé, puisque cela est possible, d'y loger, afin d'en découvrir l'intérieur. 

En fait, l'aménagement intérieur auquel j'ai eu accès, n'a rien d'extraordinaire. Probablement, parce qu'il est l'œuvre d'une réforme, suite à l'acquisition du lieu par les religieuses de la "Congregació de Religioses Filipenses", en 1915. 

Par contre, des détails de la façade donnant sur l'immense jardin, sont particulièrement intéressants. Difficile de dire ce qui est dû à l'un ou l'autre des deux architectes modernistes qui ont réformé l'édifice, construit sur une ancienne ferme (ou massia) du XVIIe siècle, acquise vers le milieu du XIXe siècle par Ramona Castellnou, connue également sous le nom de Nena Casas et qui a donné le nom à la rue où il se trouve. 

J'ai déjà publié un article sur une construction de l'architecte Bonaventura Conill Montobbio, qui se trouve dans le même quartier de Sarrià, mais qui ne ressemble en rien à celle-ci. Par contre, sur au moins deux autres constructions du même architecte, on voit un style de fenêtres crénelées, présentes ici. 








Mais, un type de fenêtre similaire a également été utilisé par l'autre architecte Josep Masdéu i Puigdemasa, sur cet édifice que j'ai découvert justement ce week-end dernier, dans le quartier de Horta. 

Casa Andreu Serra

Casa Andreu Serra

Et il est aussi relativement fréquent dans de nombreuses constructions modernistes en Catalogne, donc plutôt banal. 


Les éléments que j'ai le plus aimé, ce sont la porte d'entrée et la fenêtre en forme de champignon. Ces formes circulaires sont parmi mes préférées dans l'Art Nouveau.




Les deux ouvertures sont ornées de ferronneries fleuries.


Ainsi que les trois fenêtres de côté. 


L'entrée principale de l'édifice se fait par une porte beaucoup plus classique. 

dimanche 9 mai 2021

Casa Joan Vilagut, Carrer Doctor Roux, 15, Barcelone - Architecte Bonaventura Conill Montobbio - 1904 (rénovation consternante en 1990)

 

En classant des photos, j'ai retrouvé celles de cette façade intéressante d'une petite maison du quartier des Tres Torres à Sarrià, où j'ai résidé quelques jours, dans une autre construction de Bonaventura Conill Montobbio: la Casa Sant Felip Neri, dont je parlerai une prochaine fois. Il a construit au moins un autre édifice dans le même secteur. 

En faisant des recherches sur le Net, j'ai découvert qu'après 2015, date à laquelle j'ai fait les photos, la façade a été repeinte,  avec différentes couleurs, la dénaturant complètement. Je me demande si ce n'est pas à cette époque également que les roses de style Mackintosh ont été repeintes maladroitement.

L'architecte a été un disciple et ami de Gaudi qui a beaucoup influencé son œuvre. Il a collaboré avec Arnald Calvet à la construction des deux stations de train de Vallvidrera.

Ici, il s'agit d'une petite maison individuelle, de plein pied, avec une terrasse. Elle est de forme très rectangulaire. La porte et les deux fenêtres de chaque côté forme une composition qui serait très rectiligne et sans grand intérêt, si ce n'était les jambages à fonction purement décorative qui encadrent les linteaux des ouvertures du rez-de-chaussée et s'élancent pour entourer les trois rambardes de la terrasse.

Les fers forgés des rambardes sont magnifiques, tout en coup-de-fouet avec une forme de lyre centrale. Les peintures de la façade reprennent des roses Mackintosh avec un décor végétal très sobre, lui aussi en coup-de-fouet. De loin, le rendu est fort gracieux, mais de près, il apparaît que les roses ont des formes très géométriques éloignées de celles imaginées par Margaret MacDonald Mackintosh, l'épouse de l'architecte Charles Rennie Mackintosh. 




lundi 24 février 2020

Casa Vincens, 24 Carrer de les Carolines, Gracia, Barcelone - Architecte Antoni Gaudi - 1883-88

Deux ans, presque jour pour jour, après son ouverture au public, à la fin de l'année dernière, j'ai visité l'intérieur de cette oeuvre première de Gaudi. La maison a été rachetée par MoraBanc, une banque privée d'Andorre, qui a pris en charge le projet de rénovation et d'ouverture au public.


J'ai quelques connaissances sur l'édifice originel mais pas suffisantes pour pouvoir avoir un avis sur le travail de restauration. En tout cas, toute la maison resplendit comme un sous neuf. Par ailleurs, autant, évidemment, j'ai été fascinée par l'architecture aussi bien extérieure qu'intérieure de ce véritable chef-d'œuvre absolument innovateur, j'ai été très dubitative sur certains partis pris de la rénovation, comme l'escalier menant aux étages et les espaces d’expositions, recouverts d'un placage blanc qui contraste désagréablement avec l'ensemble. Même s'il s'agit d'espaces qui avaient déjà été restructurés en 1925 et si l'escalier a été réalisé dans le souci de rendre les étages facilement accessibles à tout le monde. Je crains que confier les travaux de restaurations à des entreprises privées, comme des banques, mène à des décisions radicales comme celle-ci. A mon avis, vraiment pas respectueuse de l'œuvre originelle. 







Ci-dessus, un meuble dans la salle d'exposition, sur fond de mur immaculé blanc. Il s'agit du recouvrement en bois d'un réchaud, dessiné par Gaudi, qui se trouvait originellement dans la maison de la famille Vincens, à l'Alella, dans le Maresme, à quelques kilomètres de Barcelone, en bord de mer.

Histoire de la maison:

A l'âge de 26 ans, Gaudi réalise deux de ses œuvres majeures, qui présentent bien des points communs et qui sont très différentes des réalisations qui suivront tout en présentant déjà certains des éléments majeurs comme l'importance de la Nature.

La Casa Vicens est le résultat de la rénovation confiée à Gaudi par Manel Vicens i Montaner d'une résidence d'été située dans le quartier de Gràcia qu'il a reçu en en héritage de sa mère Rosa Montaner.

La famille Montaner possédait une usine de céramique. Cela peut expliquer que la maison soit entièrement recouverte de carrelages.

Aussi bien à la Casa Vincens, qu'au Capricho de Comillas  (l'autre construction de Gaudi, construite  à la même époque), les représentations de tournesols sont nombreuses et ornent les carreaux céramiques réalisés avec différentes techniques.
















Ces carreaux, qui jouent avec d'autres dans les tonalités blanches et vertes, recouvrent pratiquement toute la surface extérieure.



Pour Gaudi, il est essentiel d'intégrer Nature et architecture. A la Casa Vincens, est omniprésente au moyen de nombreuses représentations végétales (roses, feuilles et fruits), ainsi que des animaux.

Jardin:

On y entre par une grille latérale, qui longe la maison et mène à ce qui reste du splendide jardin d'origine, fort réduit et occupé en partie par une cafétéria en plein air. Restent quelques palmiers dont le dessin des feuilles a été repris par l'architecte pour orner les grilles de la maison. 





Rez-de-chaussée:

Le rez-de-chaussée de la maison est absolument captivant. Heureusement conservé, il est luxuriant, très coloré, mélangeant éléments de la Nature, asiatiques et mauresques. 

La salle à manger est au centre de cet espace. Le mobilier en bois d'origine, crée par Gaudi y est conservé. L'impression quand j'y suis entrée, a été presque oppressante car tout l'espace est lourdement chargé de différents motifs peints et sculptés. 





 Le fumoir:

Certainement la salle que j'ai préférée avec la terrasse couverte. A forte dominante de couleur bleue, le plafond est recouverte "d'écailles" avec un subtil décor floral.


Tribune ou terrasse couverte:

Ici l'ambiance est japonisante. La terrasse est fermée par des persiennes inclinées, que l'on retrouve en d'autres points de la maison, qui se veulent inspirées du Japon et qui me posent question car je n'en vois pas trace sur des photos anciennes, même si je sais également que c'est probablement l'espace qui a été le plus modifié à travers les années. 
Le trompe-œil du plafond donne l'impression de branches de palmier qui entrent dans l'espace.




 Premier étage :

Ici se trouvaient les chambres à coucher, ainsi qu'un petit salon et les salles d'eau. les murs et les plafonds sont recouverts de motifs floraux comme au rez-de-chaussée, mais dans des tons plus pastels. 





Depuis une des fenêtres du petit salon, il est possible d'apprécier les surprenants chérubins qui ornent ces ouvertures côté jardin.



Les toits:

Comme pour bien des constructions de Gaudi, les toits de la maison sont aussi intéressants que la façade. Sur une tour et de grands cheminées, le jeu de carreaux verts et blancs et les ornements floraux représentants des tournesols omniprésents sur la façade, se poursuivent ici. Un chemin de ronde permet de faire tout le tour de la terrasse où des ferronneries datant de la rénovation de 1925, séparent les espaces correspondant aux deux périodes.






















Très fréquentée, la Casa Vincens présente les mêmes inconvénients que les autres œuvres de Gaudi à Barcelone, avec le facteur aggravant, qu'il s'agit d'une construction pas aussi spacieuse que les autres. Il est donc difficile d'y circuler et surtout de s'y attarder pour en apprécier les détails.
Je préfère de loin découvrir et visiter des œuvres modernistes moins connues à Barcelone, en prenant mon temps et en observant tout tranquillement.