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dimanche 5 mars 2017

Suresnes, Hauts de Seine: "Gentil & Bourdet or not G&B?". Questionnement sur les céramiques (notamment celles de la Cité Jardin)

J'ai habité juste en face de la Cité Jardin à Suresnes, il y a quelques années. Maintenant, j'habite non loin. Je suis passée et je continue à passer très souvent devant.
Dès que j'ai commencé à m'habituer aux motifs des céramistes boulonnais Gentil & Bourdet et à bien les reconnaître, je me suis posé la question s'ils n'étaient pas les créateurs de celles qui ornent la Cité Jardin. J'ai gardé longtemps ce questionnement en moi, jusqu'aux journées du patrimoine de septembre 2016, pendant lesquelles j'ai suivi les visites guidées organisées par le Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes. J'ai ainsi pu visiter certains lieux où je n'étais pas allée, notamment la piscine du collège Henri-Sellier. Puis, j'ai proposé un rdv au Musée, où j'ai été très bien accueillie par la directrice et la responsable des archives. Nous avons constaté bien des similitudes. Je leur ai laissé une copie du catalogue G&B (que j'ai sur un format scanné, grâce à un des descendants de François Eugène Bourdet) et elles m'ont confié certaines photos d'intérieurs des centres scolaires. Ce dont je leur remercie.
Je me promène aussi très souvent dans la ville et j'ai retrouvé des motifs céramiques dans d'autres édifices, qui me rappellent également ceux de G&B. Par ailleurs, G&B a participé à l'ornementation d'une autre piscine à Suresnes et d'au moins une autre à la  Cité-Jardin à Gennevilliers. Je pense donc que la majorité des céramiques de la Cité-Jardin ou probablement la totalité, sont bien l'oeuvre de G&B. Outre la comparaison de motifs et de techniques, je n'ai aucun élément, comme par exemple un contrat entre G&B et la ville de Suresnes, pour le confirmer. Il faut également signaler qu'à l'époque, beaucoup de céramistes avaient l'habitude de beaucoup se copier des motifs les uns les autres. Souvent, par exemple, les oeuvres d'Alexandre Bigot et celles de G&B sont confondues, alors qu'elles ont des caractéristiques qui leur sont bien propres pour qui sait les reconnaître.

http://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

file:///D:/Images/My%20Pictures/art%20nouveau/G&B/Suresnes/carte_citejardins.pdf









La Cité-Jardin:

"La construction de la cité-jardin de Suresnes a été décidée en 1915 par Henri Sellier. Elle débute en 1921 sur la base des études architecturales d'Alexandre Maistrasse associé de 1927 à 1938 à Julien Quoniam.
La cité-jardins est destinée à être une ville moderne de 8 à 10 000 habitants et se distingue par ses perspectives, ainsi que le recours à des matériaux riches et variés. Le souci de l'élégance et du détail est omniprésent dans les constructions avec une grande place laissée à la verdure au sein même des îlots d'habitations.
Il s'agit d'une cité d'habitation complète, privilégiant la mixité sociale et pourvue de toutes les institutions d'intérêt collectif nécessaires à la vie urbaine moderne.
Les équipements collectifs se distinguent par leur modernité, notamment au niveau des groupes scolaires." in: http://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

Ecole Maternelle et Élémentaire Vaillant Jaurès:

Ce sont les premiers motifs qui m'ont amenée à me poser la question s'il ne s'agissait pas des céramiques de G&B. Après avoir consulté leur catalogue (en version PDF, N&B et mauvaise résolution), le site web "La fabrique de céramiques Gentil et Bourdet", ainsi que mes propres photos, je suis arrivée à identifier clairement plusieurs éléments.


 Les motifs au-dessus de l'horloge sont très similaires à ceux du complexe thermal de Nancy 

Photo publiée dans la Fabrique G&B
Les motifs de feuilles stylisées sont également très fréquents.


Un autre élément est le motif de cabochon de chaque côté de l'horloge que l'on retrouve également sur certains immeubles de la cité.

D'autres sur une fontaine intérieure. 

Fontaine école maternelle - Photo MUS


Céramiques intérieures: 




Les anciens bains-lavoir:

Voici les éléments les plus caractéristiques à mes yeux, des céramiques G&B; les marguerites blanches et bleues que l'on retrouve sur quantité de façades. L'attribution est renforcée par la présence des cabochons de chaque côté, que j'ai retrouvés facilement dans le catalogue.


Voici d'autres exemples de ce motif, en région parisienne:

Issy les Moulineaux
Versailles

Quelques éléments se retrouvent également sur les immeubles d'habitation, comme de très nombreux claustras






La piscine du Collège Henri Sellier:

Fermée au public, y compris aux élèves et personnel du collège, car elle n'est plus aux normes. C'est un magnifique ensemble Art Déco, dont bien des éléments rappellent le style G&B mais, contrairement aux exemples précédents, je n'ai pas pu trouver d'éléments clairement identifiables, puisqu'il s'agit essentiellement de tommettes céramiques qui forment des mosaïques. Par contre, je lui trouve un air de famille avec d'autres exemples de piscines ou bains de Gentil et Bourdet. Notamment, avec celle du groupe scolaire Paul Langevin (1927), de la même ville de Suresnes.




Collège Henri Sellier - Bâtiment qui abrite la piscine




Salle de bains à Paris - Catalogue G&B

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lundi 25 avril 2016

Suresnes-Saint Cloud- Longchamp-Val d'Or: un Art Nouveau discret et méconnu.

J'habite non loin de Suresnes et de Saint Cloud. Je passe souvent dans certaines de leurs rues, ce qui m'a permis, depuis quelques années déjà, de remarquer des villas avec de petits airs d'Art Nouveau: ici un balcon, là un portail, plus loin un appui de fenêtre.
En faisant des recherches sur Internet, afin de trouver des informations sur le Modern Castel de Guimard à Garchesj' en ai trouvé aussi sur certaines de ces villas, sur l'excellent blog dont je parle souvent: Paris 1900.
La première d'entre elles n'est mentionnée nulle part sur ce blog. Située sur la côte du boulevard Henri Sellier et récemment restaurée, elle se remarque immédiatement, par le contraste entre ses murs blancs et le bois marron foncé des balcons et des applications sur la façade, où se mêlent lignes droites et courbes douces.


J'ai retrouvé des renseignements la concernant, sur la base de données Mérimée, du Ministère de la Culture, notamment grâce au fait qu'elle a fait l'objet d'un lot lors d'une loterie du quotidien Le Journal. Sa construction est attribuée à l'architecte Lauzanne Gastin. 
Je lui trouve certaines ressemblances, avec les villas "Art Nouveau" de Mers-les-bains

Le Journal 
Architecte:  Georges Guyon Le Tourbillon, Le Crépuscule
et Clair de Lune
construits entre 1902 et 1905
 


Dans la rue Garibaldi, qui passe juste derrière cette villa, à l'angle avec la rue Henri Regnault, se trouve un autre villa avec un balcon en bois, cette fois-ci, peint en blanc, qui n'est pas sans rappeler, cette fois-ci, le Chalet Blanc à Sceaux (plus tardif) ou le balcon aujourd'hui disparu, du Modern Castel (cité plus haut), tous deux d'Hector Guimard. Elle est l'oeuvre d'André Chevalier. Une fois encore, la base de données Mérimée apporte de très beaux croquis, extrait de la revue "L'architecture usuelle", cité le Mateur de Nouilles,du blog Paris 1900
La rambarde de la fenêtre à gauche du balcon, a deux petites accolades en "coup-de-fouet", très Art Nouveau, similaire à celle que l'on trouve sur une autre villa du même architecte, non loin.



Cette deuxième villa, située au 30 avenue de Longchamp, en plus de de la rambarde de la fenêtre présente de nombreux petits détails en fer forgés en "coup-de-fouet", malheureusement difficilement visibles depuis la rue. Motif amplement repris sur les grilles de la clôture. La présence du bois pour les balcons et la véranda y est moins marquée que pour la villa antérieure, mais c'est encore un matériau très utilisé.




Par hasard, j'ai découvert cette troisième villa, juste à côté de la Gare du Val d'Or, peut-être celle qui me semble le plus dans l'esprit Art Nouveau, notamment par la forme sculpté des deux côtés du portail d'entrée, de la fenêtre en arc de cercle ainsi que de la véranda, encore une fois, en bois courbé. 
Elle est située au 35, avenue Alfred Belmontet, à Saint Cloud (et non pas au n° 55 comme indiqué sur le blog Paris 1900). Je suis d'accord avec le Mateur de Nouilles sur le fait que la forme de l'entrée laisse imaginer une grille bien plus intéressante que celle visible actuellement, mais en l'état et en absence d'informations, il est impossible de savoir si c'était bien le cas. 


En descendant à pied, vers la Seine, au 6 rue Duval Le Camus, une villa a attirée mon attention, notamment par la forme de sa fenêtre en arc de cercle sous les toits, ainsi que celle du rez-de-jardin. Le nom de l'architecte E.E. Avard, étant inscrit sur une plaque céramique, j'ai pu retrouver des données sur ses œuvres, notamment magnifique imprimerie Art Nouveau à Dreux, aujourd'hui transformé en restaurant italien.





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Vivo no muy lejos de Suresnes y de Saint Cloud. Paso a menudo por algunas de sus calles, lo que me ha permitido, desde hace ya algunos años, de fijarme en casas con pequeños detalles Art Nouveau, aquí una puerta, más lejos una ventana o un balcón.
Haciendo búsquedas en Internet para encontrar información sobre el Modern Castel de Guimard en Garches, me he encontré con datos sobre algunas casas, en el excelente blog, que menciono a menudo. Paris 1900.
Le primera de ellas no está mencionada en el blog. Situada en la cuesta del Boulevard Henri Sellier y recientemente renovada, se destaca enseguida, por el contraste entre los muros blancos y la madera oscura de los balcones y aplicaciones en la fachada, donde se mezclan líneas rectas y curvas suaves.
Encontré informaciones sobre ella, en la base de datos Mérimée, del Ministerio de la Cultura, por el hecho que fue objeto de una lotería organizada por el desaparecido periódico Le Journal. Se atribuye su construcción al arquitecto Lauzanne Gastin. Le veo ciertos parecidos con algunas construcciones “Art nouveau” de Mers-les-bains.
En la calle Garibaldi, que pasa justo detrás de esta casa, en la esquina con la calle Henri Regnaukt, hay otra construcción, también con un balcón de madera, pero esta vez, pintado de blanco, que recuerda el Chalet Blanc de Sceaux (más tardío) o el balcón, hoy desaparecido, del Modern Castel (que cito al principio), los dos de Hector Guimard. Es obre de André Chevalier. Una vez màs, la base de datos Mérimée nos aporta croquis interesantes, provenientes de la revista “L’architecture usuelle”, citada por el Mateur de Nouilles, del blog Paris 1900.
El resguardo de la ventana a la izquierda del balcón, tiene dos pequeñas decoraciones en hierro forjado al estilo “coup de fouet”, muy Art Nouveau, similares a las de otra casa del mismo arquitecto, no lejos de ahí.
Esta segunda casa, situada en el n° 30 de la avenue Longchamp, además del resguardo de ventana, presenta numerosos detalles en hierro forjado en “coup-de-fouet”, pero lastimosamente, no se ven bien desde la calle. Este motivo se repite ampliado en las rejas. La presencia de madera para los balcones y la veranda es menos marcada que en la casa anterior, pero sigue siendo un material muy utilizado.
Por casualidad, descubrí una tercera casa, justo al lado de la estación de trenes del Val d’or. Quizá la que tiene más aspecto Art Nouveau, sobre todo por la forma de los dos lados de la entrada, como la ventana en semi-circulo y la veranda con madera esculpida. Situada en el n°35 avenida Alfred Belmontet, à Saint Cloud (y no en el n° 55 como indicado en el blog Paris 1900). Estoy de acuerdo con el Mateur de Nouilles en el hecho que la forma de la entrada hace pensar que podía haber existido una reja cuyo diseño era mucho más interesante que la actual. Aunque esto sea pura suposición.
Bajando hacia el Sena, en el 6 rue Duval Le Camus, esta casa me llamó la atención, sobre todo por la forma de su ventana en semi-circulo, bajo en techo y también al nivel del jardín. El nombre del arquitecto E.E. Avard, está escrito sobre una placa cerámica, me ha permitido encontrar datos sobre sus obra, sobre todo esta magnífica impresa de la ciudad de Dreux, hoy transformada en restaurante italiano.