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vendredi 28 janvier 2022

Salle de concert du Palau de la Música Catalana - Vue depuis les places à côté de l'orgue - Lluís Domènech i Montaner - Barcelona, 1905 et 1908

 Depuis le concert de 2014, pendant lequel j'ai pu prendre des photos de détails du Palau, j'y suis revenue régulièrement. A chaque fois, j'ai choisi de nouveaux emplacements afin de pouvoir profiter de différents points de vue. Aucun ne m'avait apporté autant de nouveauté que le dernier, ce mois de janvier. J'ai pu assister au concert du Nouvel An, depuis les places à côté de l'orgue. Une expérience unique de me retrouver au-dessus de l'orchestre et pouvoir voir chaque mouvement des musiciens, avec une qualité de son extraordinaire en ce qui concerne les instruments.

Au-delà de cette expérience auditive, j'ai pu apprécier de près le magnifique orgue, datant de 1908, commandé à la compagnie allemande E.F. Walcker & Cie de Ludwigsburg. Il présente une bande en bois sculptée de motifs floraux et d'angelots jouant différentes instruments de musique (comme un écho aux sculptures en-dessous), entrelacés par des motifs en "coup de fouet".


Juste en face de ma place, se trouvaient les sculptures de Diego Massana Majò (continuées par Pau Gargallo Garcia) représentant le buste de Beethoven  sous la cavalcade des Walkyries et celui de Josep Anselm Clavé sous un grand arbre. 




La scène est bordée par un mur de dix-huit muses modernistes dont les bustes et les visages sont des sculptures d'Eusebi Arnau, le bas des figures est en mosaïques de Mario Maragliano et Lluís Bru. Chaque muse porte un instrument de musique différent. Au centre se trouve l'emblème de l'Orfeo Catalan, avec l'écu catalan, d'Antoni Maria Gallissà.


J'ai également pu observer de plus près les mosaïques de fleurs du plafond, ainsi que les vitraux fleuris des fenêtres du couloir.



L'arc de cercle en céramiques permettait d'entendre les concerts depuis les bureaux de l'administration de l'orfeo. Aujourd'hui, une vitre empêche que le son monte trop fort, mais depuis les "cursives", il est toujours possible de regarder au-dessus de la scène. 

dimanche 30 mars 2014

Salle de concert du Palau de la Música Catalana, Lluís Domènech i Montaner, Barcelona, 1905 y 1908.

J'ai été un peu absente car prise par de nombreuses activités. Malgré cela mon blog continue à vivre et à avoir autant de visiteurs! C'est fantastique.
En décembre dernier, je publiais un article sur le Palau dans lequel je disais que je n'avais pas de bonnes photos de la salle de spectacle et notamment de la magnifique verrière qui l'éclaire. Bien sûr, cela ne me rendait pas heureuse. Je le suis maintenant, puisque lors de mon dernier voyage à Barcelone, il y a un mois, j'ai pris une place pour un concert de guitare et j'ai pu photographier tranquillement la salle de spectacle toute entière, depuis les balcons et les premiers rangs.
Je ne saurais que trop recommander d'assister à une représentation dans cette salle car c'est une expérience unique, absolument magique.
Lorsqu'on y arrive, le regard ne sait pas où se poser, tellement les détails abondent. Je vous emmène avec moi de la même manière que je l'ai découverte lors de cette dernière visite.
Je suis arrivée par le couloir menant au balcon, orné de vitraux sur le côté, avec un plafond en mosaïque soutenu par des piliers portant le même type de décoration florale, supportant des lumières et s’ouvrant sur la salle et la scène.







Devant moi la scène s'est profilée de côté. J'étais juste-au-dessus du buste de Josep Anselm Clavé, père des Orfeos Catalans, posé sur un base représentant une chanson populaire catalane "Las flors de maig", "Les fleurs de mai". Au fond, trône une magnifique orgue, entourée de belles ouvertures à vitraux. Juste en face, lui répond le buste de Beethoven, surmonté par des walkyries.



La scène elle-même est magnifiquement décorée d'une composition, oeuvre conjointe du sculpteur Eusebi Arnau et du céramiste Lluis Bru, représentant une ronde des 18 muses de la musique, dont certains éléments sont sculptés et d'autres réalisés en céramique. Il s'agit d'une réalisation absolument originale et unique. Au centre de cette farandole, comme dans un écrin, trône l'écu de Catalogne.



 


J'ai laissé en dernier la superbe verrière qui éclaire la salle de spectacle avec la lumière naturelle le jour et un éclairage électrique de nuit. J'ai pu la photographier en détail depuis le balcon, mais aussi depuis les places devant la scène, où j'ai pu accéder sans problème après la fin du concert. Elle est l'oeuvre de Antoni Rigalt auteur de vitraux visibles dans bien d'immeubles modernistes.












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Estuve un poco ausente porque con numerosas actividades. ¡ A pesar de eso mi blog continúa viviendo y teniendo tantos visitantes como cuando escribo a menudo! Es fantástico.
En diciembre pasado, publicaba un artículo sobre el Palau donde decía que no tenía fotos de la sala de espectáculo y particularmente de la magnifica vidriera que la alumbra. Por supuesto, esto no me hacía muy feliz. Le estoy ahora, ya que en el momento de mi último viaje en Barcelona, hace un mes, reservé para un concierto de guitarra y pude fotografiar tranquilamente la sala entera de espectáculo, desde los balcones y en las primeras filas.
Quisiera recomendar asistir a una espectáculo en este lugar porque es una experiencia única y absolutamente mágica. Cuando se llega en la sala, la mirada no sabe donde ir, tanto los detalles abundan. Se las presento tal y como la descubrí en esta última visita.
Llegué por el pasillo que llevaba al balcón, era adornado de vidrieras sobre el lado, con un techo en mosaico sostenido por pilares que llevaban el mismo tipo de decoración floral, sostenían(soportaban) luces y se abrían a la sala y la escena.
Delante de mí tenía el escenario. Estaba sentada justo arriba del busto de Josep Anselm Clavé, padre de los Orfeos catalanes, colocado sobre una base que representa una canción popular catalana " flors de maig ", " Las flores de mayo ". Al fondo, está un magnífico órgano, rodeado de bellas aperturas con vidrieras coloridas y floridas. Justo en frente, le responde el busto de Beethoven, rematado por walkyries.
La escena misma està decorada magníficamente por una composición, obra conjunta del escultor Eusebi Arnau y del ceramista Lluis Bru, representando una ronda de las 18 musas de la música,de las cuales ciertos elementos son esculpidos y otros realizados de cerámica. Se trata de una realización absolutamente original y única. En el centro de este farándula, como en un estuche, está el escudo de Cataluña.
Dejé en el último la esplendida bóveda de cristal que alumbra la sala de espectáculo con la luz natural el día y una iluminación eléctrica de noche. Pude fotografiarla detalladamente desde el balcón, pero también desde los asientos delante del escenario donde pude acceder sin problema después de fin del concierto. Es la obra de Antoni Rigalt autor de vidrieras visibles en muchos edificios modernistas.

samedi 15 février 2014

Casa Macaya, Paseo de Sant Joan, 108 Barcelona - 1898/1901 - Josep Puig i Cadafalch,

Il y a deux ans, je retournais pour la première fois à Barcelone, ma ville natale, après quasiment 40 ans d'absence. Pendant ce séjour (et les suivants), j'ai vécu bien des moments émouvants, retrouvant les lieux de mon enfance que j'avais bien souvent oublié. C'est le cas de la casa Macaya. J'y suis arrivée par hasard, en me promenant dans le quartier proche de mon hôtel. Immédiatement, j'ai reconnu le petit parc en face où j'allais jouer après l'école. J'en ai pour preuve cette photo de mes huit ans, retrouvée il y a peu.  Ce jour là, le parc était désert. Je me suis assise sur un banc et je suis restée longtemps à regarder cette maison, me laissant porter par les souvenirs d'une enfance catalane.



J'ai déjà expliqué ici, combien le style de Puig i Cadafalch me plait. J'aime son côté facétieux, mélangeant une sculpture qui se voudrait gothique, avec des éléments de la vie moderne, comme c'est le cas ici, sur les chapiteaux des portes d'entrée où il met face à face, un paysan sur son âne à un homme sur un vélo. Cet homme à bicyclette ne serait autre que l'architecte lui-même, qui se déplaçait ainsi entre cette construction et la Casa Amatler sur le Paseo de Gracia, qu'il édifié en même temps. Eusebi Arnau, sculpteur qui travaillait avec lui (ainsi qu'avec Domènech i Montaner et d'autres) en aurait eu l'idée.




Un écu porté par deux femmes et entouré de fleurs culmine la porte d'entrée.


 Toute la façade est recouverte d'un très beau sgraffite ocre et blanc, oeuvre de Joan Paradis.


La façade présenté différentes ouvertures organisées de manière asymétrique, toutes entourées de motifs sculptés de'Eusebi Arnau et de Alfons Jujol, certains représentants des couronnes vert émaillé. Les ferronneries sont de Manuel Ballarin. Le haut de fenêtres et la partie en-dessous du balcon sont ornés d'azulejos.





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Hace dos años, regresé por primera vez Barcelona, mi ciudad natal, después de casi 40 años de ausencia. Durante esa estadía (y los siguientes), viví muchos momentos de emoción, retomando los lugares de mi infancia que, muy a menudo, había olvidado. Fue el caso de la Casa Macaya. Llegué allí por casualidad, paseándome cerca de mi hotel. Inmediatamente, reconocí el pequeño parque en frente de la casa, dónde yo iba a jugar después de la escuela. Tengo como prueba esta foto de mis ocho años, que recuperé hace poco. Este día de febrero, el parque estaba desierto. Me senté en un banco y me quedé mucho tiempo mirando la casa, dejándome llevar por mi memoria de una infancia catalana. Como ya lo he explicado aquí, el estilo de Puig i Cadafalch me encanta. Me gusta su lado a veces divertido, mezclando una escultura casi gótica, con elementos de la vida moderna, como es el caso aquí, en los capiteles de las puertas de entrada donde están frente a frente, un campesino sobre su asno y un hombre en bicicleta. Este hombre a bicicleta no sería otro que el arquitecto mismo, que se desplazaba así entre esta construcción y Casa Amatler sobre Paseo de Gracia, que edificaba al mismo tiempo. Eusebi Arnau, el escultor que trabajaba con él (así como con Domènech i Montaner y otros) habría tenido la idea. Un escudo llevado por dos mujeres y rodeado de flores remata la puerta de entrada. Toda la fachada esta recubierta con un esgrafiado muy bello ocre y blanco, obra de Joan Paradis. La fachada presenta diferentes aperturas organizadas de manera asimétrica, rodeadas de motivos esculpidos por Eusebi Arnau y por Alfons Jujol. Las herrerías son de Manuel Ballarin. Algunas aperturas y la parte debajo del balcón portan bellos azulejos.