dimanche 7 janvier 2018

Paseo Art Nouveau à Vienne : Otto Wagner et Joseph Maria Olbrich

Heureusement qu'à Vienne il y a de l'Art Nouveau. Sans cela, mon séjour dans cette ville, à la fin de l'été 2017, pour une conférence, aurait été bien moins agréable. Cependant, le style Sécession n'est vraiment pas mon préféré : je le trouve trop imposant et je n'y retrouve pas la sensibilité de l'Art Nouveau du sud de l'Europe. 

Les pavillons Karlsplatz


Ma première rencontre avec l'Art Nouveau a été l'ancien accès du métro à Karlsplatz. J'ai découvert un des pavillons alors que je sortais d'un des couloirs de sortie et j'avoue avoir été ravie par ce que j'ai vu sous un ciel magnifiquement bleu (mais qui n'a pas duré longtemps).


Cette vision me réconciliait tout à coup avec cette ville aux bâtiments trop rectilignes, grandioses et froids, à mon goût.
En arrivant à l'extérieur, j'ai constaté qu'il s'agissait en fait de deux pavillons, l'un en très bon état, est occupé actuellement par un petit restaurant (où on est accueilli par une jeune femme charmante et souriante) et l'autre, en moins bon état de conservation, abritait au moment de ma visite, une exposition sur Otto Wagner. 




Construits entre 1898 et 1900, œuvres de l'architecte Otto Wagner. Ils sont ornés de motifs floraux créés par Joseph Maria Olbrich, l'architecte du palais de la Sécession.


L'intérieur des pavillons est également décoré avec des motifs qui ne sont pas sans intérêt.



La maison aux Majoliques et la maison aux Médaillons :

Non loin de là, le lendemain, sous un ciel gris, sur la Linke Wienzeile que j'ai descendue à pied, en passant par le marché Naschmark , j'ai aperçu les deux bâtiments réalisés par Otto Wagner qui se trouvent aux numéros 38 et 40. Ce sont la maison aux Majoliques, à gauche, avec une façade très colorée, aux motifs floraux, qui égaie la rue et la maison aux Médaillons, à droite, avec des décorations toutes en dorures. Elles ont été construites  en 1898-1899. 



Les décorations florales de la maison aux majoliques sont l'oeuvre d'Alois Ludwig, élève de Wagner. Elles recouvrent toute la façade en s'évasant à partir du l'étage au court un long balcon en fer forgé.  L'immeuble est flanqué des deux côtés par des travées avec de petits balcons, qui le séparent ainsi des immeubles mitoyens. 




La maison aux Médaillons, doit son nom aux gros médaillons avec un visage de femmes entre les fenêtres du dernier étage. Elle correspond beaucoup plus au style Sécession viennois que la précédente. Pas de notes de couleurs, ni de fleurs, mais des dorures et des statues de femmes massives au sommet de l'édifice.







Ces deux immeubles ont des intérieurs magnifiques, comme me l'avait signalé un des suiveurs de ma page Facebook, mais malheureusement, quand j'y suis passée, les portes étaient closes et je n'ai pas pu y accéder.

Le palais de la Sécession


Entre les pavillons du métro Karlsplatz et la Linke Wienzeile se trouve ce palais, construit par Joseph Maria Olbrich en 1897-98, que j'ai visité le même jour que Karlsplatz. J'avoue ne pas être fan de l'ensemble architectural, que je trouve trop massif et trop doré, par contre, j'en apprécie les détails sculptés.










L'intérieur est complètement rectiligne, peu intéressant, mais lorsque j'ai découvert la frise Beethoven de Gustav Klimt, qui se développe sur le haut des murs d'une immense salle à laquelle on accède par une petite porte, j'en ai eu le souffle coupé. Elle m'a fait penser aux Nymphéas de Monet à l'Orangerie, en plus petite et sobre, bien moins colorée, avec le même système d'éclairage zénithal.







 __________________________________________________________________________

Por suerte que a Viena hay Modernismo. Sin eso, mi estadía en esta ciudad, al final del verano 2017, para una conferencia, no hubiera sido lo mismo. Sin embargo, debo admitir que el estilo Secesión no es para nada mi preferido: me parece demasiado imponente y sin la sensibilidad del Modernismo de los países del sur de Europa.

Los pabellones Karlsplatz

Mi primer encuentro con el Modernismo fueron los antiguos pabellones de acceso a la estación de metro Karlsplatz. Descubrí uno de ellos al no más salir del largo pasillo de salida et la verdad me quedé encantada con lo que vi bajo un magnifico cielo azul (que no duro mucho)
Esta visión me permitió reconciliarme con esta ciudad de edificios a mi parecer, demasiados rectilíneos, grandiosos, altivos y fríos.
Cuando llegué al exterior, contacté que se trataba de dos edificios, uno en muy buen estado, ocupado actualmente por un restaurante (donde nos recibe una chica encantadora y sonriente) y el otro, no tan bien conservado, donde había una exposición, cuando lo visité, sobre Otto Wagner.
Construidos entre 1898 y 1900, son obra del arquitecto Otto Wagner. Están decorados por motivos florales creados por Joseph Maria Olbrich, en arquitecto del palacio de la Secesión.
El interior de los pabellones tiene ornamentas que son algo interesantes.

Casa de la Mayólica y la casa de los Medallones :

No muy lejos de allí, bajo un cielo gris, siguiendo la Linke Wienzelle que recorrí a pie, pasando por el mercado Naschmark, pude ver de lejos los dos edificios obra de Otto Wagner que se encuentran en los números 38 y 40. Son la casa de la Mayólica, a la izquierda, con une fachada muy colorida, con motivos florales, que alegra la calle y la casa de los Medallones, a la derecha, con decoraciones doradas. Fueron construidas en 1898-1899.
Las decoraciones florales de la casa de la mayólica son de Alois Ludwig, un alumno de Wagner. Cubren toda la fachada ampliándose a partir del piso con en gran balcón en hierro forjado. De cada lado de la construcción hay dos tramos con pequeños balcones, que la separan de los edificios vecinos.
La casa de los Medallones debe su nombre a los grandes medallones con un rostro de mujer, entre las ventanas del ultimo piso. Corresponde mucho mas al estilo Secesión que la anterior. No hay detalles coloridos, ni flores, sino ornamentaciones doradas y estatuas masivas de mujeres en la cumbre del edificio. La maison aux Médaillons, doit son nom aux gros médaillons avec un visage de femmes entre les fenêtres du dernier étage. Elle correspond beaucoup plus au style Sécession viennois que la précédente. Pas de notes de couleurs, ni de fleurs, mais des dorures et des statues de femmes massives au sommet del edificio.
Estos dos inmuebles tienen interiores magníficos, como me lo señaló uno de los seguidores de mi pàgina Facebook, pero no pude verlos porque las puertas estaban cerradas.

El palacio de la Secesión:

Este palacio está situado entre los pabellones del metro Karlsplatz y la Linke Wienzelle, construido por Joseph Maria Olbrich, entre 1897-1898. Lo visité el mismo día que Karlsplatz. Debo admitir que no soy fan de la arquitectura de este edificio, que me parece muy macizo y dorado, si embargo, me encantaron los detalles de las esculturas de la fachada.
El interior es completamente rectilíneo, poco interesante, pero me quedé sin aliento cuando descubrí el friso de Beethoven de Gustav Klimt, que se ubica en la parte alta de una sala por donde se accede a través de una pequeña puerta. Me hizo pensar en la Ninfeas de Monet en la Orangerie de Paris, pero más pequeña y sobria, mucho menos colorida, con el mismo sistema de iluminación cenital.

samedi 21 octobre 2017

Hôtel Mezzara, Hector Guimard, 60 rue de La Fontaine, 75016 Paris - 1910-1911 -

Du 16 septembre jusqu’au 9 décembre, l'hôtel Mezzara est ouvert au public et accueille l'exposition " Hector Guimard, précurseur du design ", organisée par le Cercle Guimard. 
Je profite de ma visite de ce matin, pour publier les photos que j'avais prises, il y a quelques années déjà, de la façade de l'immeuble. Je peux, enfin, y inclure celles de l'intérieur, ouvert au public, pour  encore quelques semaines.


Il s'agit, en effet, du seul édifice Art Nouveau parisien, appartenant à l'état, dont on peut visiter, en partie, l'intérieur (l'étage est fermé au public). Il était vraiment temps ! Toutes les autres villes que je connais, où l'Art Nouveau est présent, ont au moins une construction ouverte aux visites. Certaines avec un mobilier et des décorations recréant le cadre de vie de ces années. C'est dire combien ce style a longtemps étaient méprisé par les parisiens. 
J'ai donc été agréablement surprise par le nombre de personnes qui visitaient les lieux ce matin, alors que je m'attendais à y être pratiquement seule. 
L'immeuble a été construit par Hector Guimard pour un industriel du textile, d'origine italienne, Paul Mezzara. Quelques années après sa mort, l'édifice accueille des cours privés pour jeunes filles, puis se transforment en foyer de lycéennes. Ouvert uniquement à l'occasion de certaines Journées de Patrimoine, ou encore, d'expositions, toujours organisées par le Cercle Guimard, comme en 2006, son intérieur, restait inaccessible au public. 
J'avais tout de même pu en voir une idée par le film "Chéri" de Stephen Frears 52009), qui y a été tourné en grande partie. 
Cet édifice est mon préféré avec la Villa La Hublotière au Vésinet et l'Hotel Guimard, au 122 rue Mozart. Séparé de la rue par un grille bien ouvrage, ornée de fleurs et de ronces, où le n°60, élaboré avec la calligraphie bien caractéristique de Guimard, est parfaitement intégré.




La façade, présente une petite tourelle sur la gauche, comme pour l'Hôtel Guimard, qui abrite l'entrée et l'escalier de service. 

La porte principale, complètement décalée sur la gauche, est en bois travaillé, surmontée d'ouvertures ornées de vitres à décors en reliefs protégées par des fers forgés, en forme de tiges.


A sa gauche, se déroule un grand corps central formé au rez-de-chaussée par une ouverture en arc aveugle qui abrite les trois fenêtres d'une pièce donnant sur la rue, peut-être un bureau, à l'origine.


Deux étages le surmontent avec, au premier, un balcon en fer forgé et une fenêtre dont l'encadrement en briques et pierres taillées est de toute beauté. 


Et au deuxième,une loggia trilobée surmonte le tout.


J'attendais avec impatiente de découvrir le vitrail de la verrerière qui couronne une immense salle centrale qui sert également de puits de lumière, précepte cher à Victor Horta, autour delaquelle s'organisent toutes les pièces. 
Elle m'attendait, magnifique, une fois la porte d'entrée franchie.

 





A gauche de cette immense salle se trouve l'escalier menant aux étages, assez simple avec un rambarde en fer forgé plutôt sobre. 


Le salon dont les baies vitrées ouvrent sur un jardin en friche et sans grand intérêt, accueille grande partie de l'expositions constituée essentiellement de photos et de quelques rares objets. Sur le mur de droite s'ouvre une cheminée qui a été entourée par du papier peint avec un motif correspondant à celui qui recouvrait les murs du Castel Béranger. 

Sur le haut des murs du salon, court un bandeau  ouvragé.


Sur le côté, s'ouvre la salle à manger, avec un décor champêtre peint en style pointilliste (oeuvre de Charlotte Chauchet-Guilleré), dont le mobilier d'origine est parfaitement conservé, avec des fenêtres,  de forme originale, s'ouvrant également sur le jardin.



Côté rue, s'ouvre une petite salle, avec une cheminée au décor en fonte fleuri et de belles moulures au plafond. 



De nombreuses ouvertures sont ornées de vitraux dont les motifs font écho à ceux de la verrière centrale.







En partant, mon regard s'est porté sur le splendide lustre de l'entrée. Au revoir, Hôtel Mezzara, j'espère bien qu'un jour tu deviendras le Musée Hector Guimard de Paris.