Affichage des articles dont le libellé est Paris VIIIè. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Paris VIIIè. Afficher tous les articles

samedi 29 décembre 2018

« Le Temple du Moi », Villa Khnopff, 41 Avenue des Courses, Ixelles , architecte Edouard Pelseneer - 1900/02-, dans l'exposition Fernand Khnopff : Le maître de l’énigme du 11 décembre 2018 au 17 mars 2019 au Petit Palais, Paris

Hier, jour de mon anniversaire, j'ai vu l’exposition consacrée à mon peintre préféré: Fernand Khnopff. 

Il y a 40 ans, jeune étudiante en Histoire de l'Art et Archéologie, fraîchement arrivée à Paris, je découvrais l’exposition la plus merveilleuse et envoûtante qu'il m'ait jamais été donné de voir et de vivre de toute ma vie. Organisée par le Musée des Arts Décoratifs et dédiée à Fernand Khnopff. elle reprenait le décor et l’atmosphère de sa maison atelier "qui essaie de dissoudre silencieusement la frontière entre réel et rêve ".J'en ai gardé un souvenir resté intact toutes ces années, dont j'ai souvent parlé comme d'une expérience muséale absolument unique et que j'ai retrouvée, mais en bien moindre mesure dans cette nouvelle exposition organisée au Petit Palais. Dans la première, chaque salle avait un bouquet de fleurs et était parfumée à l’encens, une musique wagnérienne était diffusée en sourdine: tout était feutré, calme. C'était une récréation claire de l'univers de l'artiste et du parcours symbolique de sa demeure. Dans l'expositions actuelle, l'idée de nous faire entrer dans l'univers de Khnopff, non seulement à travers ses œuvres, mais également grâce à une allégorie de sa maison atelier, est bien présente, mais, à mon sens, pas aussi bien réussie et moins fascinante. J'y ai cependant découvert des éléments absents de la première rétrospective, liés à l'architecture et plans de sa demeure.

Dès le départ, sommes accueilli.e.s par une immense reproduction du tableau " Portrait de Marguerite Khnopff " (sœur et muse de l'artiste), datant de 1887, qui s'intègre à merveille dans le décor du Petit Palais.


L'exposition à proprement parler, commence par un portail en fer forgé, typiquement Art Nouveau. Il s'agit de al reproduction de celui qui ouvrait sur le petit jardin entourant la maison que Khnopff avait fait bâtir au 41, avenue des Courses, à Ixelles, Bruxelles, entre 1900 et 1902. La façade de la maison, s'ornait un petit oculus décoré d'un monogramme, en fer forgé, avec ses initiales. L'architecte, Edouard Pelseneer, est l'auteur de la maison des Hiboux (1895), qui fascinait l'artiste symboliste. Malheureusement, même pas 40 ans après sa construction, elle a été détruite en 1938, suite à des problèmes de succession.



L’exposition me semble essayer de suivre un parcours à la fois chronologique et thématique, puisqu'elle débute avec les paysages du Fosset, propres des vacances familiales à Bruxelles, tout en entremêlant des sujets, obsessions, techniques propres à son oeuvre (comme les portraits, la figure omniprésente de sa sœur, l'utilisation de la photographie, la sculpture, ses contacts, avec les préraphaélites, ...) et mettant l'ensemble en scène, dans un décor qui rappelle celui de sa maison-atelier, avec une prédominance du bleu indigo, du noir et du doré. Nous y pénétrons, du reste, par le portail décrit ci-dessus et entrons immédiatement dans une salle où trône, sur la gauche une étrange composition, décrite par Hélène Laillet, visiteuse de la demeure, dans une publication datant de 1912 "Si vous êtes assez chanceux pour être admis à l'intérieur, le serviteur ouvre silencieusement la porte et vous montre une antichambre entièrement décorée en blanc, avec des murs de stuc poli. Dans une position de fierté, un superbe paon indien empaillé surveille l'endroit du coin de son œil : il est le gardien de cette hautaine et austère demeure ". 


Dommage que cela résulte en un itinéraire quelque peu confus, pour qui ne connait pas l'oeuvre de Khnopff, ce qui doit être le cas, tout de même, d'un très grand nombre de personnes. Moi-même, j'ai eu un peu de mal à m'y retrouver voyant, par exemple, tout à coup, surgir une oeuvre contemporaine (en demeurant magnifique): une photographie indigo de Hiroshi Sugimoto. 


Ou en découvrant des œuvres d'autres artistes symboliques, comme une sculpture de Franz von Stuck qui appartenait à Knopff, ou des fac-similés des écrivains Joséphin Péladan ( fondateur de l'ordre kabbalistique de la Rose-Croix) ou de Pol de Mont, ou des oeuvres d'artistes préraphaélites, présentées de manière peu claire et obligeant à la lecture de fiches, pour essayer de comprendre les liens entre les uns et les autres. 

 Afin de rappeler les diffuseurs de parfum présents dans sa maison-atelier, sans recréer la poésie et la beauté des somptueux bouquets de fleurs de l'exposition de 1979, quatre bornes audio-olfactives, ont été installées, mais peuvent parfaitement passer inaperçues (de fait, j'ai vu très peu de personnes s'y intéresser). Grâce à elles, il est possible, après avoir appuyé sur un bouton, de sentir  un  parfum  et  d'entendre, simultanément,  une  musique  et  un  poème contemporains des œuvres.



Au milieu de l'exposition, un « salon symboliste » avec la possibilité de feuilleter des livres sur Fernand Khnopff, le symbolisme et d'autres thématiques de l'époque, accueille également les personnes qui souhaitent reproduire certaines de ses œuvres. 



Khnopff, artiste complet, était également critique d'art, poète, sculpteur et a réalisé lui-même les encadrements de nombre de ses tableaux. 


En ce sens, son oeuvre me semble très liée à l'Art Nouveau, non seulement par sa maison-atelier, mais également par son univers. J'attends de découvrir de nouvelles expositions et des études, analysant les nombreuses relations entre Symbolisme et Art Nouveau. 

dimanche 10 août 2014

L’exposition « PARIS 1900, LA VILLE SPECTACLE » Petit Palais Paris


Cela faisait longtemps que je n'avais pas été aussi enchantée par une exposition. Au point que je suis retournée la voir deux fois.
Le première, je suis restée sur ma faim, car je n'avais pas prévu la visite. C'est le fait de voir peu de personnes faisant la queue, alors que je passais devant le Petit Palais et que j'avais une petite heure devant moi, qui m'a fait y aller. J'ai donc tout parcouru au pas de course, faisant des photos avec mon smartphone tout en me disant que, pour une fois, je ne me trouvais pas dans une expo où les pièces étaient montrées juste comme des objets d'art, mais présentées dans leur contexte. Des objets qui viennent de plusieurs musées et qui se trouvent ici réunis dans une muséographie très bien pensée et réussie. Sans compter, les applis et vidéos explicatives qui l'accompagnent.

Meubles - Musée de Nancy

Robe de Réjane
La deuxième, j'y suis retournée avec mon ami sensible à l'Art Nouveau et avec qui j'aime partager ma passion. Nous avons pris notre temps, profitant de l'exposition malgré une quantité de visiteurs assez importante qui, parfois, devenait un obstacle difficile à franchir pour apprécier certains objets, dans des salles ou espaces un peu trop petits, pour un public aussi nombreux. Et avec le regret d'avoir oublié mon appareil photo, d'où un article illustré par des photos de piètre qualité, mais qui peuvent donner une idée de l'intérêt de l'expo, à voir absolument. Et vite, car s'il n'y pas de prolongation, elle se termine dans une semaine. Si cela ne tenait qu'à moi, j'en ferai une expo permanente tant elle me semble précieuse.

Paul Jouve - Ours - Céramique Alexandre Bigot
L'Exposition Universelle est un beau prétexte pour présenter une époque qui me captive, dans une ville où l'Art Nouveau est si peu présent actuellement, au regard d'autres villes que j'affectionne, comme Barcelone ou Bruxelles. Paris, ce voulait, à ce moment là, être la vitrine du monde, d'un pays en pleine expansion coloniale et industrielle.  J'imagine une période inventive, imaginative et avec une petite odeur sulfureuse pleine de sensualité. La réforme haussmannienne, qui avait imposé de règles d'urbanismes rigoureuses, était dépassée et l'imagination était en effervescence. La femme prenait une place différente, entre courtisane, muse,  et femme libre et créatrice. Le nom de nombreuses femmes artistes, peintres ou sculptrices a été occultés par ceux plus renommés de leurs contemporains. Représentées ici surtout Sarah Bernhardt et un peu par Yvette Guilbert (médaillon d'Henry Nocq) ou Camille Claudel (présente juste par un buste qu'elle a fait de Rodin ...). J'ai également remarqué et regretté l'absence de Colette, autre femme formidable de cette époque.

Sarah Bernhardt - Jean-Léon Gérôme 

Yvette Guilbert - Henry Nocq
L’itinéraire proposée à travers 6 séries de salles (ou "pavillons") est bien pensé. Il démarre par l'Exposition Universelle et termine par les nuits parisiennes, en passant par la mode, l'intérieur des maisons, le théâtre avec son égérie Sarah Bernhardt (qui occupe une (un peu trop) grande place) et les maisons closes. Des tableaux et des affiches récréent le monde aussi bien populaire que bourgeois (toutefois bien plus représenté) et nous permettent d'observer les mœurs de l'époque. Le tout ponctué de petits films en noir et blanc, projetés dans des couloirs sombres, amplifiés par des jeux de miroirs.

Ajouter une légende
Rédemption - Julien Leblanc Stewart 



Une soirée au Pré Catelan - Henri Gervex

Les fleurs du lac - Edgard Maxence
Le deuxième "pavillon" est entièrement consacré à l'Art Nouveau, avec une réunion d'objets à la fois d'intérieur, de la vie quotidienne et décoratifs, très harmonieuse.

Vase aux tournesols - Sèvres?
Agathon Léonard - Danseuse n°5 -
La visite est intéressante, ludique et instructive pour qui s'intéresse un tant soit peu à cette période. Le catalogue richement illustré, très bien documenté et avec des articles passionnants, permet de prolonger notre plongée dans ce monde fabuleux des années 1900.
Pour conclure, une petite présentation de l'expo en  vidéo.

Portrait de Cloé de Mérode - Paul Nadar
_____________________________________________________________________

Hacia tiempo que no había estado encantada por una exposición. A tal punto que regresé a verla.
La primera, me quedó un sabor de “muy poco”, porque no había previsto mi visita. Fue el hecho de no ver muchas personas haciendo fila cuando pasé delante hace un tiempo y que tenía poco más de una hora delante mi, que me decidió a ir. Esa vez, hice el recorrido en carreras, tomando fotos con mi smartphone, diciéndome que, por una vez, no estaba en una expo donde las piezas eran mostradas justo como objetos de arte, pero presentadas en su contexto.
Objetos que provienen de varios museos y que se encuentran aquí reunidos en una museografía bien pensada y lograda. Sin olvidar las applis y los videos explicativos que la acompañan.
La segunda, regresé con mi amigo sensible al Modernismo y con quien me gusta compartir mi pasión. Tomamos el tiempo necesario para verla, aunque la gran cantidad de visitantes hizo que, algunas veces, era difícil pasar el obstáculo de tantas personas frente a algún objeto o vitrina. Y con el pesar de haber olvidado mi cámara, lo que hace que este articulo está ilustrado por fotos de mala calidad, pero que pueden dar una idea de lo interesante que es la expo, que no hay que perderse. Y hay que ir rápido, porque si no hace una prolongación, se termina la próxima semana. Si fuese por mi, la transformaría en exposición permanente por lo importante que me parece ser.
La Exposición Universal es un buen pretexto para presentar una época que me cautiva, en una ciudad donde el Modernismo es poco presente hoy en día, sobre todo si se compara con ciudades que me encantan como Barcelona o Bruselas. París, quería ser, en aquel entonces, la vitrina del mundo de un país en plena expansiona colonial e industrial. Imagino un periodo inventivo, imaginativo y con un pequeño olor sulfuroso, llena de sensualidad. La reforma de Haussman que había impuesto reglas estrictas de urbanismo, estaba siendo rezagada y la imaginación estaba al tope. La mujer tenía un lugar diferente, entre cortesana, muse y mujer libre y creadora. El nombre de mujeres artistas, pinturas o esculturas ha sido ocultado por sus más famosos contemporáneos. Representadas aquí sobre todo por Sarah Bernhardt, un poco por Yvette Guilbert (medallón de Henry Nocq) o Camilla Claudel (con un busto que hizo de Rodin …). Me llamó también la atención la ausencia de Colette, otra mujer formidable de esa época.
El itinerario propuesto que pasa por 6 series de salas (o pabellones), está bien pensado. Empieza por la Exposición Universal y se acaba con las noches parisinas, pasando por la moda, el interior de las casas, el teatro con Srah Bernhardt (que ocupa un (demasiado) gran lugar) y los prostíbulos. Cuadros y afiches recrean el mundo parisino tanto popular como burgués (sin embargo más representado) y nos permiten conocer las costumbres de la época. El todo ilustrado por pequeñas películas en blanco y negro proyectadas en cortos pasillos oscuros ampliados por espejos.
El Modernismo está representado, de manera muy harmoniosa, en el segundo “pabellón”, con cantidad de objetos de todo tipo, tanto de la vida cotidiana como decorativos.
La visita es interesante, ludica e instructiva para quien se interesa un poco al tema y a ese periodo. El catalago tiene bellas ilustraciones, est^à muy bien documentado, con excelentes artículos. Es una muy buena manera de continuar a descubrir el mundo fabuloso de los años 1900.

Para concluir una pequeña presentación de la expo en  vidéo.

vendredi 24 mai 2013

Julien, 16, rue du Faubourg Saint-Denis - Paris 10ème (1901-1902)

Après l'exposition à la Pinacothèque, un dîner dans une brasserie Art Nouveau s'imposait. J'ai choisi "Julien", où je n'étais pas encore allée avec mon complice de presque toutes mes sorties restaurant.
Un signe? Je n'ai pas pu faire de photos avec mon appareil car, étourdie que je suis, mon ami a vite fait de comprendre que j'avais oublié de remettre la batterie après l'avoir rechargée. C'est donc avec mon téléphone que j'ai pris quelques (très mauvais) clichés.
Dès l'entrée, je n'ai pas été emballée par cette longue salle rectangulaire, dont toute la première partie était déserte (manque de personnel?);  recouverte de grands miroirs, aux boiseries murales couleur ocre sale qui ne mettent pas du tout en relief les peintures sur verre.
Comme c'est indiqué sur le site du restaurant , entre les miroirs, se trouvent des décorations de deux maîtres verriers Armand Ségaud illustrateur peu connu auteur des représentations de paon au fond de la salle et de Louis Trézel, dont j'avais bien apprécié les décorations florales du  Bouillon Racine. Ici, il signe les portraits de quatre jeunes femmes gracieuses, à la chevelure fleurie, symbolisant les quatre saisons. 

 

La longue salle est éclairée par une belle verrière, plus tardive. Créée en 1924 par Charles Buffet, elle est bien plus Art Déco que Art Nouveau.



La porte vitrée de l'entrée et le comptoir, que je n'ai malheureusement pas pris en photos, sont en bois massif  et dans un style qui se veut "Majorellé".
Je n'ai pas l'habitude de parler de la qualité de la cuisine des brasseries que je visite, mais je vais faire une exception ici tant elle est, sans doute aucune, absolument pas à la hauteur du cadre, ni du prestige du lieu, ni des prix. Nous avons dû renvoyer l'entrée et le reste était très décevant. Le tout m'ayant valu une mauvaise nuit avec de très désagréables troubles digestifs.
J'ai été vraiment très loin de l'enchantement vécu "Chez Mollard" ou à la "Fermette Marbeuf'".

______________________________________


Después de la exposición en la Pinacoteca, se requería una cena en una Brasserie Art Nouveau. Elegí "Julien", donde aún no había ido, con mi querido compañero de casi todas mis salidas en restaurantes modernistas.
Una señal? No pude tomar fotografías con mi cámara porque soy un despiste. Mi amigo no tardó en darse cuenta de que me había olvidado de ponerle la batería después de cargarla. Entonce no tuve más que tomar unas pocas fotos (malas) con mi teléfono.
Al entrar, la larga sala rectangular, cuya primera parte estaba desierta (por falta de personal?) me decepcionó bastante. Las paredes color ocre sucio, cubiertas de espejos, no ponen para nada en valor las bellas pinturas sobre vidrio..
Como es indicado en la página del restaurante,, entre los espejos, las decoraciones son de dos maestros vidrieros Armand Ségaud, ilustrador poco conocido, realizo les representaciones de pavo real en el fondo del restaurante y Louis Trézel, del cual me encantaron los ornamentos florales del   Bouillon Racine .  Quien firma elegantes retratos de cuatro mujeres jóvenes, con el pelo adornado de flrores, que simbolizan las cuatro estaciones. 
La sala está iluminada por un hermoso dosel, creado en 1924 por Charles Buffet, que es mucho más estilo Art Deco que Art Nouveau. La puerta de la entrada y el mostrador, de los cuales lamentablemente no tomé fotos, son de madera sólida y de un estilo que quisiera ser "Majorelle".
No suelo hablar de la calidad de la cocina de los restaurantes Art Nouveau que visito, pero voy a hacer una excepción en este caso, ya que es, sin ninguna duda, ni a la altura del marco, ni del prestigio del lugar, ni de los precios. Tuvimos que devolver la entrada y el resto fue muy decepcionante. Todo resultó en una mala noche con problemas digestivos desagradables.
Estuvimos muy lejos de la magia vivida en "Chez Mollard"o en la "Fermette Marbeuf". 

samedi 20 avril 2013

Meubles de François-Rupert Carabin (musée du Petit Palais et Musée des Arts Décoratifs de Paris)

Le Musée du Petit-Palais est mon musée parisien préféré. D'abord, parce qu'il est gratuit et de par ce fait, je peux y aller aussi souvent que je le souhaite. J'affectionne tout particulièrement son jardin intérieur où je prends toujours le temps de m'arrêter un peu, parfois en profitant de la terrasse de la cafétéria.J'aime y revenir voir certaines pièces que j'adore, comme cette vitrine de François-Rupert Carabin.
Les oeuvres sur bois de ce sculpteur sont reconnues comme parmi les plus belles de l'Art Nouveau. Son parcours me semblant fascinant: né en 1862 à Savernes, en Alsace, il meurt en à Strasbourg en 1932, il fera ses études et une grande partie de sa carrière à Paris. Je n'en ai aucune preuve, mais il me plaît à penser qu'il retournait peut-être régulièrement dans son Alsace natale, ce qui aurait pu lui permettre d'être en contact avec le jugendstyle naissant et bien présent, notamment à Strasbourg. J'ai lu qu'il est allé en Belgique, en Allemagne et en Autriche et cela ne fait que renforcer ce ressenti. Il a été en contact avec nombre des impressionnistes, ami de Toulouse-Lautrec il a partagé avec lui l'univers des maisons closes. La photographie  lui a permis de réaliser un bel ensemble de nus féminins, parfois aux postures très langoureuses qui ont été les modèles pour la réalisation de ses travaux en bois, comme cette magnifique vitrine exposée au Petit Palais.



Elle a éré réalisée en noyer, en 1895, pour la Ville de Paris et exposée au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Les femmes à longue chevelure symbolisent différentes matières, comme le bois exotique, dur et tendre, l'argile ou la pierre.





Il y a quelques jours, je suis retournée au Musée des Arts Décoratifs où je n'étais pas allée depuis longtemps. J'y ai découvert avec plaisir, une oeuvre de cet artiste. Les photos ne sont pas de moi, mais d'un ami qui m'accompagnait. Ce magnifique piano m'a plu dans tous ses détails, que nous avons découvert petit à petit. Si je n'avais pas vu cette oeuvre auparavant, c'est parce qu'elle était perdue et qu'elle est revenue dans les collections du musée depuis peu comme l'indique le communiqué de presse publié ici.







Je pense que je vais partir à la recherche d'autres oeuvres de ce sculpteur et que j'en reparlerai ici bientôt.
_______________________________________


El Museo du Petit-Palais es mi museo favorito en París. En primer lugar, porque es gratuito y por ello, puedo ir tan a menudo como quiero. Me encanta particularmente su jardín interior donde siempre tomo el tiempo para detener un poco, a veces disfrutando de la terraza de la cafetería. Me gusta poder volver a ver algunas piezas que me agradan cuantas veces quiera, como este escaparate Francis Rupert Carabin.
Es un escultor de madera de los más reconocidos del estilo Art Nouveau en Francia. Su carrera me parece fascinante: nació en 1862, en Savernes, en Alsacia, murió en Estrasburgo en 1932, pero estudió e hizo una gran parte de su carrera en París.No tengo pruebas, pero me gusta pensar que tal vez volvió regularmente a su Alsacia natal, lo que le permitió estar en contacto con los países alrededor y para visualizar el Jugendstyle, presente en Estrasburgo. Leí que fue a Bélgica, Alemania y Austria, lo que me hace reforzar esta sensación.Estuvo en contacto con muchos de los impresionistas, fue amigo de Toulouse-Lautrec con quien compartía el mundo secreto de los burdeles. La fotografía le permitió crear un hermoso conjunto de desnudos femeninos, a veces con posturas muy lánguidas que fueron los modelos para la realización de sus trabajos en madera, como es el caso de esta vitrina del Petit Palais.
Hecho en nogal, en 1895, para la ciudad de París y expuesta en el Salón de la Société Nationale des Beaux-Arts. Las mujeres con el pelo largo simbolizan diferentes materiales, como la madera exótica, dura y blanda, el barro o la piedra.
Hace unos días, volví al Museo de Artes Decorativas, al cual que no había ido desde hacia tiempo. Descubrí con placer, el trabajo de este artista. Las fotos no son mías, sino un amigo que me acompañaba. Este hermoso piano, que me gustó en todos sus detalles, que descubrimos poco a poco. Si no lo había visto antes, es porque se había perdido y volvió a las colecciones del museo en fecha reciente como lo indica el comunicado de prensa aquí.
Pienso
que voy a ir en busca otras obras del escultor y que las publicaré aquí pronto.


samedi 1 décembre 2012

Un havre de paix: la fermette Marbeuf, 5 rue Marboeuf, Paris XVIIIè. Architecte Emile Hurtré, 1898

Une nouvelle fois, un restaurant Art Nouveau a été le cadre d'un beau moment passé avec l'homme qui sait si bien m'accompagner dans mes découvertes. A cette occasion, c'est lui qui l'a trouvé sur le net et qui en a fait le choix. Grâce à lui, j'ai de nouveau passé des moments doux et intenses à la fois, dans un cadre apaisant. La Fermette Marbeuf est un lieu délicieux dans tous les sens du terme, où il est bon se sentir un peu hors du temps, dans un cocon "1900".
Une petite table, isolée, dans un coin, intime et tranquille, nous attendait juste devant un bar rectangulaire et central qui accueille le visiteur dès l'entrée, orné d'une belle verrière et sur lequel des objets Art Nouveau sont posés avec goût et donnent un cadre intimiste.






Mon ami avait le regret de ne pas avoir été placés dans la grande et belle salle, datant de 1898, ornée de la superbe verrière bien connue des amateurs d'Art Nouveau. Moi, j'ai bien aimé être avec lui dans ce petit coin d'intimité et ne découvrir l'essence du lieu, qu'un peu plus tard, uniquement avec lui qui aime me suivre du regard, alors que presque tous les clients étaient partis. 
C'est effectivement une salle de toute beauté. Ce restaurant appartenait à l’origine à l'hôtel Langham, rue Mogador. Le jeune architecte Emile Hurtré accompagné du peintre Jules Wielhorski (l'auteur des motifs du décor), ont pris en charge la construction et la décoration d'une immense verrière qui recouvre ce qui était, à l'époque, une étroite cour intérieure. Le décor n'a été retrouvé que très récemment, en 1979, par le propriétaire de l'époque qui faisait des travaux de réfection.
Note mai 2021. Grâce à un autre auteur de blog, j'ai eu accès à l'information suivante : "Selon l'ouvrage de Sophie Cueille "Maisons-Laffitte - parc, paysage et villégiature - 1630-1930", note 420, page 213, la salle du restaurant ajoutée provient de la "salle à manger d'été" de la propriété du Comte de Clermont-Tonnerre à Maisons-Laffitte (5-9 avenue du général Leclerc) ."





La verrière repose sur une structure métallique, avec de grands jambages aériens, entre lesquels des panneaux en verre peint et en faïence s'ornent de splendides motifs Art Nouveau, dans un style un peu japonisant, comme ces tournesols lumineux.



Une belle jeune femme élancée, les bras levés, tenant les branches d'un arbre, duquel descendent des abeilles, dans un décor printanier.


Des cigognes symboles de l'Alsace et donc des brasseries.


Au bas d'un des panneaux, les réalisateurs de ce merveilleux décor tout en douceur, ont apposé leurs signatures.


Juste sous la verrière, des voûtes alvéolées dans un style légèrement mauresque, encadrent des paons faisant la roue, un motif récurrent de l'Art Nouveau. 



Un bandeau de belles fleurs, dont des iris, orne l'autre côté de la verrière.




juste après cette magnifique salle, se trouvent les toilettes. Très souvent, dans les restaurants, elles ne sont pas à la hauteur du reste du décor. Ici, belle surprise: l'enchantement continu avec de magnifiques mosaïques aux murs et au sol et




les portes avec un décor martelé en bronze orné d'insectes qui me semblent plutôt ressembler à des hannetons qu'à des abeilles, comme l'a suggéré mon collègue de blog "le mateur de nouilles". L'hanneton est un motif propre à l'Egypte et les motifs égyptiens ne sont pas rares dans l'Art Nouveau ou l'Art Déco plus tard. Car ces toilettes me paraissent appartenir beaucoup plus, de part leur style, à cette deuxième période.





Sur le blog de mon voisin, j'ai appris qu'en fait la première salle où nous étions installés n'est pas d’origine, mais a été acheté par le propriétaire, lors d'une vente publique à Orléans, en 1982. J'imagine que cet amateur, sans nul doute, d'Art Nouveau a acheté également aux enchères ou ailleurs, les très beaux objets du  même style qui ornent cette salle à l'entrée de l'établissement.


Je termine par des détails de deux bandeaux en céramique qui encadraient notre petite table autour de laquelle j'ai passé un très agréable moment . Merci de tout mon coeur pour ces découvertes en si bonne compagnie.

______________________________

Una vez más, un restaurante Art Nouveau fue el marco de un hermoso momento con el hombre que me conoce tan bien y comparte mis descubrimientos. En esta ocasión, fue él quien encontró este lugar en Internet y tomó la decisión de invitarme. Gracias a él, de nuevo pasé un momento sensillo e intenso a la vez, en un entorno tranquilo, en La Fermette Marbeuf.. Un lugar muy agradable en todos los sentidos de la palabra, donde es bueno sentirse un poco fuera de tiempo, en un capullo "1900".
Una mesa pequeña, aislada en un rincón, íntimo y tranquilo, a la espera de nosotros en frente de una barra central rectangular que da la bienvenida a los visitantes en la entrada, adornada con un hermoso dosel, en la que los objetos Art Nouveau son colocados con gusto y proporcionan un ambiente íntimo.
Mi amigo tenía el remordimiento de no haber sido instalados en la hermosa sale principal, que data de 1898, cubierta por el dosel espléndidamente decorado que los amantes del Art Nouveau conocen muy bien. Me encantó estar con él en este pequeño rincón intimo y descubrir la esencia del lugar, un poco más tarde, cuando todos los clientes se han ido y él me sigue con la mirada.
Se trata de un lugar precioso. Este restaurante originalmente pertenecía al Hotel Langham, rue Mogador. El joven arquitecto Emile Hurtré, con el pintor Wielhorski (autor de los motivos de la decoración) se encargaron del proyecto. Se trataba de cubrir con un dosel un pequeño patio rectangular. La decoración había desaparecido y fue descubierta recientemente en 1979 por el entonces propietario cuando programó reparaciones. 

Encontré en este sitio, en la parte inferior de la página, el proyecto original para el invernadero. .Esta es una imagen bellisima. Sin embargo, la fecha de 1900 me parece incorrecta, ya que en ese momento el conjunto ya estaba construido.

El pabellón reposa sobre una estructura de metal, con grandes postes, entre los cuales hay paneles de vidrio y loza pintada que están decorados con espléndidos motivos Art Nouveau, con un pequeño aire japonés, al igual que los girasoles brillantes. Una bella muchacha delgada, con los brazos en alto, sosteniendo la copa de un árbol, del cual descienden abejas es una bella alegoría de la primavera. Una cigüeña, símbolo de Alsacia y por lo tanto cervecerías. En la parte inferior de los paneles, los creadores de esta acogedora y maravillosa decoración, han puesto sus firmas. Justo debajo de la cubierta, bóvedas con un estilo un poco morisca, hay esplendidas representaciones de pavos reales , un motivo recurrente del Art Nouveau.  Una franja de hermosas flores, como lirios, adorna el lado de la cubierta. Justo después se encuentran los baños. Muy a menudo en los restaurantes, estos no tienen ningún elemento digno de ser mencionado. Aquí, una agradable sorpresa: el encantamiento continua con hermosos mosaicos en las paredes y el suelo,y puertas con motivos de bronce martillado adornados con insectos que me parecen ser más bien escarabajos que abejas, como le sugiere mi colega de blog, Le mateur de nouilles, los cuales son usuales en el Art Nouveau y más aún en el Art Deco a los cuales estos baños me parecen corresponder.
En el blog de mi vecino, me enteré de que en realidad que la decoración de la primera sala donde estábamos no es original, pero fue adquirida por el propietario, en una venta pública en Orleans, 1982. Supongo que este aficionado sin duda, del Art Nouveau, también han comprado en una subasta o lugares parecidos, los hermosos objetos del mismo estilo que adornan esta sala en la entrada del restaurante.
Concluyo con los detalles de las dos bandas de cerámicas que enarcaban nuestra mesita, donde pase un momento maravilloso con este hombre sensible que me conoce tanto, sabe compartir mi pasión y de cierta manera mi vida. Gracias de todo mi corazón por estos descubrimientos y por su compañía.