Affichage des articles dont le libellé est Georges Chedanne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Georges Chedanne. Afficher tous les articles

dimanche 4 juillet 2021

Ambassade de France à Bruxelles, Rue Ducale 65, 1000 Bruxelles - architecte Georges Chedanne - 1911

J'ai participé, début juin, à des visites de "petites maisons Art Nouveau" (tiny House), dans le cadre du BANAD, à Bruxelles. En me rendant, à pied, vers l'une d'entre elles, le hasard m'a porté devant cet édifice. De loin, bien qu'il soit massif et rectangulaire, certains éléments m'ont semblé appartenir à l'Art Nouveau. 

Mon attention s'est portée rapidement sur les ferronneries qui m'ont paru très familières et m'ont immédiatement rappelé celles vues à l'Hôtel Ferret, au 80, avenue Carnot à Bordeaux. Recherches faites, j'avais raison, il s'agit dans les deux cas de ferronneries d'Edgar Brandt: "Il est un des premiers à utiliser le chalumeau oxyacéthy-lénique, repoussé alors par tous les forgerons. Il emploie plusieurs ouvriers et s’agrandit en 1908. Après la commande de la porte d’entrée de l’ambassade de France à Bruxelles (Arch : Chedanne) en 1911, il obtient celle de la rampe du pavillon Mollien au musée du Louvre en 1914." in "LA   FERRONNERIE dans l’architecture à  Paris aux XIXe et XXe siècles de Bernard Marrey, p. 93. Pour Bordeaux, j'ai trouvé la référence dans la revue Le Festin n°55 qui a publié un article sur l'Art Nouveau (aujourd'hui trouvable uniquement en PDF), p 36: "Seule la ferronnerie, attribué au parisien Edgar Brandt, propose un décor de pommes de pin." 

                                             Bruxelles                                                 Bordeaux

Un moment, j'ai pensé qu'il aurait pu s'agir du même architecte. Mais, ce n'est pas le cas. La construction bordelaise est de Pierre Ferret et l'Ambassade de France à Bruxelles est l'œuvre de Georges Chedanne. Le même qui serait l'auteur de l'Immeuble Industriel rue Réaumur à Paris, même s'il subsiste certains doutes, ainsi que, pour citer les plus connus à Paris, le premier immeuble des Galeries Lafayette, l'Hôtel Mercédès,  L'Élysée Palace Hôtel et, à Vienne, une autre Ambassade de France. 
Né en 1861, il a été élève des Beaux Art de Paris et Prix de Roma en 1891. Il installe son cabinet d'architecte à Paris. Son style est éclectique, avec des éléments Art Nouveau et d'autres plus classiques. C'est le cas des motifs sculptés de l'Ambassade de France avec des représentations allégoriques de la devise "Liberté, Egalité, Fraternité", symbolisés par des figures humaines très réalistes, notamment masculines. 
Je n'ai pas trouvé qui est ou qui sont les auteurs de ces sculptures, mais il pourrait s'agir d'Henri Bouchard, qui a fréquenté comme Chedanne l'Académie Julian de l'École des Beaux Arts, également prix de Rome en 1901, qui a résidé en Belgique et a collaboré avec l'architecte notamment pour ces maquettes de l'Arc de Triomphe. A moins que ce ne soit un ou plusieurs des nombreux sculpteurs qui ont également travaillé avec lui.




Les éléments plus directement Art Nouveau, sont les sculptures de feuilles de chêne ainsi que les ferronneries de la porte d'entrée et des fenêtres du rez-de-chaussée avec les motifs de pomme de pin. 

dimanche 3 juillet 2011

Architecture métallique et Art Nouveau: les entrepôts du Printemps, 69 boulevard du Général Leclerc à Clichy-la-Garenne et l'Immeuble industriel au 124 rue Réaumur, Paris IIè

Deux exemples de l'architecture métallique du début de XXè siècle et le fait que, en ce moment, je travaille non loin de ces deux édifices ont fait que j'ai eu envie de les publier ensemble. Je les ai du reste photographiés le même jour, lundi dernier.
Depuis février, je travaille une à deux fois par semaine à Clichy, où j'aime me promener lorsque j'arrive un peu en avance et où mon regard s'est porté vers quelques façades Art Nouveau, que je publierai petit à petit. La chaleur de lundi dernier m'a amenée à chercher l'ombre du parc Salengro, le long du boulevard Leclerc et rechercher la façade des entrepôts du Printemps, entrevue lors de mes pérégrinations sur le web.

 

De grandes baies vitrées soutenues par une structure métallique caractérisent cet immeuble. Œuvre des architectes Papinot et Simonet, il est édifié entre 1908 et 1910. La décoration de la façade est confiée au spécialiste de la céramique architecturale, Alexandre Bigot, dont le travail avait été récompensé par le grand prix à l’Exposition Universelle de 1900. Il créé le nom du magasin en grès jaune et bleu.




ainsi que les décoration florales des côtés, en forme de boutons de rose, identiques à celles qui ornent les côtés des fenêtres de l'immeuble 31 et 31 bis rue Campagne Première dans le XIVè, dont il est également l'auteur.




La structure métallique en elle-même n'est guère dans le style Art Nouveau, si ce n'est quelques lignes courbes.

___________________________

Dos ejemplos de la arquitectura metálica de principios del siglo XX y el hecho que, en este momento estoy trabajando cerca de estos dos edificios han hecho que quise publicarlos juntos. Los fotografié el mismo día, el lunes pasado.

Desde el mes de febrero trabajo una o dos veces por semana en Clichy y, cuando llego temprano me paseo un poco. Es así que mi mirada me ha llevado hacia algunos edificios con detalles Art Nouveau que publicaré próximamente. El lunes pasado hacia mucho calor, por eso me fui en busca de frescura al parque Salengro, a lo largo del bulevar Leclerc y busqué el edificio de deposito de los almacenes Printemps, entrevisto en la web.

El edificio se caracteriza por grandes ventanas sostenidas por una estructura metálica. Construido entre 1908 y 1910 por los arquitectos Papinot y Simonet, la decoración de la fachado fue confiada al ceramista Art Nouveau, Alexandre Bigot, cuya obra fue premiada durante la Exposición Universal de 1900. El nombre del almacén en gres amarillo y azul y la decoración floral a los lados son su obra. Estas rosas son idénticas a las de su autoria que adornan la fachada del edificio 31 y 31 bis rue Campagne Première en el 14.

La estructura metálica en si misma no sería muy cercana al Art Nouveau si no fuese por algunas lineas curvas.

 
Quant à l'immeuble industriel dans le 2è, il avait déjà attiré mon attention il y a quelque temps. Je l'ai même souvent intégré aux visites du quartier que je fais régulièrement aux étudiants.
Le bâtiment a été conçu à l'origine pour y abriter un commerce de tissus qui nécessitait des planchers solides pour pouvoir les stocker. Construit en 1905 par l'architecte Georges Chedanne, certaines publications mettent en doute le fait qu'il ait eu en charge la construction, puisque ses premiers plans déposés en 1903 avaient été refusés et indiquent qu'il en aurait confié la tâche à un architecte inconnu.


La façade est constituée de poutrelles en acier en ligne droite, jusqu'au 4è étage où 3 bow-windows semblent répondre aux lignes courbes des devantures et porte d'entrée du rez-de-chaussé, dans un esprit tout à fait Art Nouveau.







Le 5è étage est curieusement construit en briques et contraste avec le reste de l'édifice. C'était probablement un parti pris assumé afin de différencier la partie habitation de la partie industrielle.


En cuanto al inmueble industrial en el 2e arrondissement, había ya atraído mi atención hace algún tiempo. A menudo lo he incluido en las visitas del barrio que acostumbro hacer con mis estudiantes.
El edificio fue concebido al inicio para un comercio de telas que necesitaba pisos sólidos para poder
soportar bastante peso. Construido en 1905 por el arquitecto Georges Chedanne, algunas publicaciones ponen en duda el hecho que se haya encargado de la construcción ya que sus planos fueron rechazados en 1903 e indican que quizá confió el trabajo a un arquitecto anónimo.
La fachada está constituida de vigas en acero rectilíneas hasta el 4o piso donde 3 bow-windows parecen responder a las lineas curvas de primer piso con la puerta de entrada, en un espíritu completamente Art Nouveau.
El ultimo piso está curiosamente construido con ladrillos y contrasta con el resto del edificio. Probablemente fue con el propósito de diferenciar la parte habitacional de la parte industrial.