Affichage des articles dont le libellé est Manufacture de Sarreguemines. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Manufacture de Sarreguemines. Afficher tous les articles

samedi 24 novembre 2018

137 et 139, rue du Ranelagh, Paris 16e. Faïences céramiques d'Eugène-Martial Simas, faïencerie de Sarreguemines. (autour de 1895)

Hier, je me promenais dans le quartier, car j'étais en avance pour un rdv de travail et j'ai découvert, deux magnifiques vestibules d'entrée, absolument identiques, ornées de paysages en faïences. Je leur ai trouvé un petit air de déjà vu. La porte du 139 étant ouverte, j'ai pu y entrer sans problème et prendre des photos. Cet après-midi, en faisant des recherches dans ma documentation, j'ai réalisé que l'un des panneaux était une copie quasiment exacte (je vous laisse vous livrer au jeu des différences si le coeur vous en dit ...) du paysage aux hérons de la Brasserie Mollard et que l'auteur de ces œuvres était donc Eugène-Martial Simas, qui a travaillé avec la manufacture de Sarreguemines. Identifiable également par sa signature.
Par contre, je n'ai trouvé aucune mention de cet immeuble et de son décor céramique, ni dans mon livre de référence "Paris céramique" de Laurence et Nicolas Chadun, ni sur Internet. Il me semble donc que j'ai fait une belle découverte.


139, rue du Ranelagh




Brasserie Mollard







samedi 29 décembre 2012

Le Petit Zinc, 11 rue Saint Benoit- 75006 PARIS

  Après Le Grand Café des Capucines, avec un décor "artnouveauisant" dans un lieu qui fut dans un autre temps une vraie brasserie Art Nouveau, hier je découvrais Le Petit Zinc, invitée pour mon anniversaire par mon ami qui sait si bien m'accompagner dans ces lieux.
Contrairement à l'exemple précédent, il ne s'agit pas d'un décor (hélas) Art Nouveau revisité, mais clairement inventé. Le cadre est agréable, nous étions très bien placés et j'ai pu apprécier la décoration comme "au théâtre". Et en effet, à l'origine il y a bien eu un théâtre dit du "Bilboquet" à cet emplacement. Dans les années 80, Jean Bouquin y a installé un décor neo-Art Nouveau, avec des faïences de Sarreguemigues, certaines d'après des cartons d'Eugène Grasset. Malheureusement, ces belles céramiques sont quelque peu noyées dans un décor qui n'est pas arrivé à me plaire, souligné par des formes en plâtre reprenant les ondulations propres à Guimard, peintes dans le vert caractéristique des ferronneries des stations de métro qu'il a signée. La décoration actuelle date de l'agrandissement du local en 1999, lorsqu'il a été repris par les frères Blanc. Elle est signée de l'architecte d'intérieur Jean Jegou.







Comme à mon accoutumée, le déjeuner fini, je me suis promenée dans les lieux. J'ai particulièrement aimé le bar, tout au fond de la salle, avec de beaux vitraux.



Et non, loin, sur les murs, des affiches peintes rappellent qu'à l'origine, ce restaurant s'appelait "L'Assiette au beurre".


J'ai beaucoup aimé également la petite salle juste à l'entrée du restaurant, avec une jolie faïence.







Le serveur nous l'ayant signalé (alors que je découvrais le très bel ouvrage sur l'Art Nouveau offert par mon ami et que je n'avais pas encore), je suis allée voir dans une petite salle surélevée proche du bar, un vase signé Gallé. Il est malheureusement très peu mis en valeur. En arrière plan, une faïence représentant une cigogne  dans un décor japonisant, rappelle beaucoup celle de la Brasserie Mollard.



L'extérieur du restaurant n'est pas trop désagréable à l'oeil. Le pastiche neo-guimardien y passe mieux et fait moins faux-décor de théâtre en carton plâtre qu'à l'intérieur.



Il est évident que je préfère (et de loin) les cadres Art Nouveau authentiques. Heureusement, il m'en reste  plusieurs à découvrir à Paris et ailleurs, lors de mes "paseos". Merci encore à mon ami si cher, qui me permet de vivre ma passion en sa compagnie.

 
2022 : Ce lieu a été complètement "rénové"  et il n'y a plus aucune trace d'Art Nouveau, kitch ou vrai ... 
________________________


samedi 11 août 2012

Brasserie Mollard, 115 rue Saint Lazare, Paris VIIIe, 1895, architecte Edouard-Jean Niermans

Hier midi, le mot surprise a pris, pour moi, sa plus belle acception. J'étais à mille lieux d'imaginer qu'il pouvait exister une personne qui sache prendre le soin de lire mes articles ici et  reconnaitre parfaitement ce qui allait me rendre le plus heureuse.
Ce que j'ai ressenti n'a de parallèle qu'avec le bonheur que j'ai eu, il y a de cela presque 20 ans, lorsque je me suis trouvée pour la première fois sous l'abri-sous-roche dont je rêvais d'étudier les peintures rupestres depuis longtemps. A la différence près et d'importance que, cette fois-là, j'étais dans le cadre de mes recherches, accompagnée d'un assistant du Ministère de la Culture qui ne faisait que son travail et qu'hier, j'étais invitée à déjeuner par un homme qui se soucie de mon bien-être et dont la superbe sensibilité ainsi que la présence dans ma vie, me ravissent de jour en jour.
Ce matin, j'ai donc à la fois très envie d'écrire sur ce lieu, dont la magie a été amplifié par la présence de cet homme qui m'est cher et j'ai du mal à trouver les mots pour le faire, tant je suis envahie par une émotion qu'il m'est difficile de transcender.
Entrer dans la brasserie Mollard, chercher des yeux celui qui m'attendait et m'asseoir en face de lui, tout en voyant en arrière plan ce splendide panneau de faïence peinte


  et ce décor qui se reflète à l'infini dans les miroirs.


Découvrant  les vitraux de la verrière


ainsi que de belles mosaïques au sol,


au plafond


 ou sur les murs ...


Un moment qui restera gravé en moi, d'extase visuel, accompagné de délices gustatives, de regards, d'échanges et de partages.
Nous avons attendu la fin du repas, dans un restaurant quasiment vide, pour que j'aille à la découverte des lieux, mon appareil photo (heureusement toujours dans mon sac) à la main. 
J'ai connu cette brasserie en faisant des recherches sur la maison aux belles faïences Art Nouveau qui a été détruite l'an dernier, non loin de chez moi, à Rueil-Malmaison et depuis, je rêvais d'y aller. 
C'est donc avec une immense émotion que j'ai commencé ma visite, par l'entrée où la date de la construction est clairement indiquée, de chaque côté d'un grand miroir, en mosaïque, oeuvre (comme toutes les autres) d'Henri Bichi, dont l’atelier se trouvait non loin, au 54 avenue de Clichy.


En-dessous de la date, deux belles compostions d'Eugène Martial Simas (auteur de tous les panneaux de faïence du lieu), de chaque côté d'un grand miroir, réalisées par la manufacture de Sarreguemines, intitulées "Le départ" et "L'arrivée" font allusion directe à la gare Saint Lazare toute proche.


Dans la salle contiguë, un panneau en faïence, représente une scène amusante et festive, avec un Pierrot au centre et deux panneaux représentant de belles femmes nues de chaque côté. 


D'autres panneaux, toujours avec de belles femmes, représentent des scènes symbolisant les villes de destination des trains au départ de la Gare Saint-Lazare, comme celle de Saint-Germain, empruntée notamment par les peintres symbolistes à la recherche de sujets en bord de Seine, comme celui des canotiers.



Finalement, au fond de la salle, deux représentations en costumes typiques alsacien et probablement savoyard, rappellent l'origine des brasseries et celle du propriétaire L. Mollard, arrivé en 1865 de Savoie.



____________________________

Ayer al mediodía, la palabra sorpresa, tomó para mí, su mejor sentido. Yo estaba muy lejos de imaginar que pudiese haber alguien que tuviese el cuidado de leer mis artículos aquí y reconocer plenamente lo que me haría más feliz. 
Lo que sentí fue similar a la felicidad que tuve hace casi 20 años atrás, cuando vi por primera vez las pinturas rupestres del abrigo rocoso que sonaba estudiar desde hacia tiempo. La única e importante diferencia es que aquella vez, estaba haciendo investigaciones, acompañada por un asistente del Ministerio de Cultura, que sólo estaba haciendo su trabajo y ayer fue una invitación a almorzar del hombre que se preocupa por mi bienestar, cuya gran sensibilidad y presencia en mi vida, me hace cada día más feliz.
Esta mañana, quiero escribir sobre este bello lugar, cuya magia ha sido amplificada por la presencia de un ser tan querido para mí y al mismo tiempo me cuesta encontrar las palabras para hacerlo, ya que estoy abrumada por la emoción que no me es fácil superar. 

Entrar en la Brasserie Mollard, buscarlo de la mirada y sentarme frente a él, con esta bella imagen de paisaje a la orilla del agua plasmada en lozas pintadas, la decoración que se reflejaba hasta el infinito en los espejos. Descubrir los vitrales de la vidriera y los hermosos pisos, techos y paredes de mosaico ...
Un momento que se quedará para siempre conmigo, visión estática, acompañada de deliciosos sabores, apariencias, intercambios y miradas compartidos.
Esperamos el final de la comida para que yo fuera al descubrimiento de un restaurante casi vacío, cámara (por suerte casi siempre en mi bolso) en mano. 
Supe de este lugar investigando sobre la casa con cerámicas de Art Nouveau que fue destruida el año pasado, no muy lejos de donde vivo en Rueil-Malmaison  y desde entonces he soñado con ir allí. 
Fue muy emocionada que empecé mi visita por el vestíbulo de entrada donde la fecha de construcción está claramente indicada de cada lado de un gran espejo, obra en mosaico (como todos los demás) de Henry Bichi, cuyo estudio estaba cerca, en el 54 avenida de Clichy.
Debajo de la fecha, dos bellas composiciones de Eugène Simas Marciales (autor de todos los paneles de azulejos), de cada lado de un gran espejo, hechos por la fabrica de Sarreguemines, titulados "La salida" y " La llegada ", se refieren directamente a la estación de Saint Lazare, cerca.
En la sala contigua, un panel de azulejos, representa una escena divertida y festiva, con un payaso en el centro y dos paneles de bellas mujeres desnudas de cada lado. 
Otros paneles, siempre con hermosas mujeres, que representan escenas que simbolizan las ciudades de destino de los trenes que salían de la Gare Saint-Lazare, como Saint-Germain, linea que tomaban los impresionistas para ir pintar al borde del Sena, temas como el de los barcos. En el fondo del restaurante, una ultima sala, con dos representaciones típicas de savoya y de alsacia, recuerdan el origen de las cervecerías (brasseries) y, probablemente, del propietario L. Mollard.