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mercredi 1 mai 2019

Angle de la rue Henri Barbusse et de la rue Trébois -1905 - et 70 rue Louise Michel - sd - L. Meunier, architecte et E. Lavaud, entrepreneur



L'ancienne épicerie de Julien Damoy (aujourd'hui occupée par un supermarché Carrefour),  concurrent direct de Felix Potin, a une allure bien similaire à celle situé au 40, rue de Rennes, à Paris. Les deux édifices ont quelques ressemblances dans leur structure générale, immeubles d'angles, avec une petite tourelle au sommet mais ce sont surtout les enseignes en mosaïque, annonçant les produits en vente, qui ornent, sur tout le pourtour, le haut des devantures du rez-de-chaussée pour l’édifice de Levallois et celles du 1er étage pour celui de Paris. Il ne serait pas étonnant que l'architecte L. Meunier (dont je n'ai trouvé aucune référence) se soit "inspiré" de l'oeuvre de Paul Auscher, rue de Rennes et qu'il ait pu faire appel au même céramiste, Henri Bichi (qui a aussi travaillé à la Brasserie Mollard), sa construction datant juste d'un an de plus que celle de Felix Potin. 

Julien Damoy
Felix Potin




















Julien Damoy


Felix Potin
L'immeuble de L. Meunier a des décorations sculptées figuratives, qui représentent des fruits et des fleurs au-dessus et autour des enseignes ou entre les fenêtres ainsi que des fleurs de tournesols entourées de guirlandes de fruits entre les courbures supérieures des fenêtres du premier étage.




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A quelques mètres de là, au 70, rue Louise Michel, un autre immeuble des mêmes architecte et entrepreneur, présente une belle porte dans le style Art Nouveau, même si le reste de l'immeuble, en pierre, béton et briques beige est plutôt rectiligne.
L'entourage de la porte, en pierre sculptée, a une décor floral, représentant probablement des chardons, sous la courbure supérieure. Le même qui se retrouve au-dessus des fenêtres du premier étage.




mardi 10 septembre 2013

Portes (48) 1 et 2 villa Louvat (Paris 14) - Ateliers d'artistes (1911-13), architecte Paul Schroeder

Deux portes cette semaine! Elles se font face à la même adresse.Ces ateliers d'artistes ont un petit air de ressemblance avec ceux situés rue Campagne Première, dans le même arrondissement, notamment avec la façade passage d'Enfer, qui datent exactement de la même période. Ici, ce sont les céramiques Gentil & Bourdet qui ornent les murs et surtout encadrent les portes d'entrée. Le n° 1 correspond aux ateliers d'artistes et le n° 2 à l'atelier de l'architecte Schroeder.























Ces décorations se poursuivent sur la façade, notamment en encadrant les fenêtres, formant ainsi de fort beaux tableaux. Au n°1 la céramique recouvre presque entièrement la façade, alors qu'au n°2, elle y occupe une place un peu plus disperse. Elles jouent en se reflétant de très belle manière sur les fenêtres d'une maison à l'autre;




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Dos puertas este lunes! Están frente a frente en la misma calle sin salida. Son talleres de artistas que tienen une pequeña semejanza con los que están situados calle Campagne Première, en el mismo distrito, sobre todo en le fachada passage d'Enfer, fechados exactamente de la misma época. Aquí, son las cerámicas Gentil & Bourdet que decoran los muros y sobre todo enmarcan las puertas de entrada. El n°1 corresponde a los talleres de artistas y el n°2 al taller del arquitecto Schroeder. La decoracione continúan sobre la fachada, enmarcando las ventanas, formando asi sendos cuadros. En el n°1 la cerámica cubre casi toda la superficie, mientras que en el n°2, ocupa un lugar más disperso. 

mardi 5 février 2013

Porte (37) 3 rue Cassini, Paris XIV, architecte F. Saulnier, sculpteur André Vernare, 1908?

Une petite rue, très sympathique, près de l'Observatoire, qui porte le nom de son fondateur, d'origine italienne, Jean Dominique Cassini. Des immeubles, style Art Nouveau et Art Déco, s'alignent sagement. Ils ont abrité des hommes de lettre célèbres, comme Honoré de Balzac ou Alain Fournier. Un petit havre de paix et de tranquillité, non loin du jardin de l'Observatoire et de l'Hopital Cochin, Port-Royal.


Au n°3, une façade aux douces ondulations Art Nouveau, avec des bow-windows légèrement en relief et une belle porte d'entrée encadrée par des figures féminines sculptées: une représentant une femme au luth et l'autre de jeunes femmes portant des gerbes de fleurs.




Un oiseau volette au-dessus d'elles et un autre attend au bord d'un nid. Il s'agit d'une belle scène champêtre un peu naïve.






En haut de l'immeuble, s'ouvre une grand baie vitrée qu'illumine ce que fut probablement un atelier d'artiste.

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Una calle pequeña, muy agradable, cerca del Observatorio, que lleva el nombre de su fundador, el italiano, Jean Dominique Cassini. Los edificios, de estilo Art Nouveau y Art Deco, se alinean tranquilos. En ellos se han alojado famosos hombres de letras, como Honoré de Balzac y Alain Fournier. Un remanso de paz y tranquilidad, no muy lejos del jardín del Observatorio y del Hospital Cochin Port-Royal. En el número 3, una fachada de estilo Art Nouveau suavemente ondulada , con un bow-windows ligeramente abultado y una hermosa entrada enmarcada por figuras femeninas esculpidas: una mujer con un laúd y dos jóvenes llevando un ramo de flores. Por encima de esta escena un ave revolotea y otra espera en el borde de un nido. Es una escena hermosa y algo ingenua. 


lundi 25 juin 2012

Porte (24) 5, rue Schoelcher, Paris XIVè, Follot Paul, 1912

Je ne l'avais pas repérée sur le web, je suis passée devant par hasard, lors de mon petit périple sous le signe de la céramique dans le XIVè, samedi dernier. Cette superbe maison a été l'hôtel particulier de l'ébéniste et décorateur Paul Follot. Il l'a dessinée lui-même, avec le concours de l'architecte Pierre Selmersheim.
Ce qui m'a immédiatement frappée, ce sont les mosaîques qui ornent la magnifique porte d'entrée et forment un bandeau le long de la façade. 




Je ne sais par quelle association d'idées, elles m'ont fait tout de suite penser aux mosaïques de la maison Geschwindhammer à Nancy. De retour chez moi, j'ai consulté le web et j'ai constaté que Paul Follot a été élève d'Eugène Grasset et les beaux tournesols qui encadrent la fenêtre du quai de la Bataille, me font penser à l'oeuvre de ce dernier. Nous en avions discuté à l'occasion avec mon ami de Gentil et Bourdet, qui n'y voyait pas le style de ces derniers dans les mosaiques nancéiennes. Je n'ai aucune preuve bien que, encore une fois, ce soit une piste que je découvre et qu'il me plairait bien de suivre pour en avoir le coeur net.
Mais revenons à notre immeuble parisien. La porte d'entrée est à elle seule, une réussite qui illumine cette belle façade surmonté d'un toit galbé et sous lequel se développe un bow-window rehaussé d'une belle guirlande florale. Les ferronneries sont, quant à elles, oeuvre de Edgar Brant. 


J'ai découvert l'intérieur de la demeure grâce au site architecturedecollection. Il s'agit, comme pour la façade du reste, d'un style transitoire beaucoup plus proche de l'Art Déco que de l'Art Nouveau, dont le décorateur s'inspire tout de même, en tant qu'adepte notamment du concept "d'Art Total".
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No lo había visto en la web, pasé delante por casualidad, durante mi pequeño paseo bajo el signo de la cerámica en le XIVo, el sábado pasado. Esta hermosa casa era la mansión del ebanista y decorador Paul Follot. La diseñó él mismo, con la ayuda del arquitecto Pierre Selersheim.
Lo que llama enseguida la atención son los maravillosos mosaicos que adornan la magnifica entrada y forman una banda a lo largo de la fachada.
No sé por cual asociación de ideas, pero me hicieron pensar inmediatamente en los mosaicos de la casa Geschindhammer en Nancy. De regreso a mi casa, consulté la web y me encontré con que Paul Follot fue estudiante de Eugène Grasset y los bellos girasoles que enmarcan la ventana del Quai de la Bataille, me recuerdan mucho sus trabajos. Ya habíamos discutido del tema con mi amigo de gentil et Bourdet, que no veía el estilo de estos últimos en los mosaicos de Nancy. No tengo prueba alguna, sin embargo, nuevamente, esta es una pista que he descubierto y me gustaría seguir para poder comprobar el hecho.
Pero volvamos a nuestro edificio parisino. La puerta principal es de por si un éxito que ilumina la fachada coronada por un techo curvo y bajo el cual se eleva un bow-window con un arco rematado por una guirlanda de hermosas flores. Las herrerías son el trabajo de Edgar Brant.
Descubrí el interior de la casa en el sitio architectudecollection. Es, al igual que la fachada, un estilo de transicion mucho màs cercano al Art Deco que al Art Nouveau, del cual el diseñador se inspiró, especialmente porque era adepto del concepto del “Art Total”.

dimanche 24 juin 2012

Sous le signe de la céramique: 31-31bis rue Campagne-Première, 24-27 passage de l'Enfer, André-Louis Arfvidson - 1911

Quelques timides rayons de soleil, un temps à peine chaud, la musique latino-américaine dans le casque sur mes oreilles, l'appareil photo à la main et le bonheur au coeur, je suis partie me balader hier après-midi dans les rues du XIVè, sous le signe de la céramique. Je ne parlerai ici, que du premier des immeubles découverts lors de ma première promenade estivale "Art Nouveau".
J'ai fait tout d'abord halte au cimetière Montparnasse pour me recueillir sur la tombe de Carlos Fuentes, grand écrivain mexicain, décédé en mai dernier . Quelques moments de réflexion, de tristesse et de nostalgie. Ses écrits m'ont accompagnée pendant mes années d'enseignement de Littérature Latino-Américaine avec "Le miroir enterré" et dans mes lectures dont "Diane ou la chasseresse solitaire" est mon roman préféré, même s'il s'agit d'une oeuvre qui pourrait être taxée d'anecdotique. Mais je m'éloigne du sujet de mon blog ...
Donc, tout en secouant de ma tête les toiles d'araignées du souvenir, je suis sortie du cimetière et repris le boulevard Edgard Quinet sur ma droite. Je l'ai aperçue, reconnue de loin, quelque peu cachée par les arbres du square, belle bâtisse aux formes rigides, mais éclairée par de larges baies vitrées et une couverture en céramiques blondes-orangées, sorties des ateliers d'Alexandre Bigot. Le 31 et 31bis rue Campagne-Première est l'oeuvre de l'architecte André-Louis Arfvisdon (1870-1935), auteur, entre autres, du pavillon de l'Art Nouveau Bing lors de l'Exposition Universelle de 1900.


Mis à part cette permière oeuvre éphémère, Arfvisdon n'est absolument pas un architecte Art Nouveau. Ici, il s'agirait plutôt d'une oeuvre transitoire, à mi-chemin entre l'Art Nouveau par sa couverture en grès-cérame de Bigot, aux boutons de roses bien caractéristiques, fleurs stylisées, cercles écrasés ou ornés de spirales et l'Art Déco, par ces lignes épurées ou par la disposition même des motifs.







Avec un note de classicisme visible dans la décoration des deux médaillons qui encerclent les occuli au-dessus des portes d'entrées et où le visage de femme, plutôt rigide, n'est pas encadré par la longue chevelure ondulante caractéristique des représentations féminines Art Nouveau.



La surprise m'attendait au tournant: juste derrière cette première construction, s'en trouve une autre, au 24-27 passage de l'Enfer qui, comme son nom ne l'indique pas, est un petit havre de paix où se sent une certaine douceur de vivre ou comme le nom l'indique, la peur, lorsqu'il reste solitaire la nuit. Son nom vient du Bois d'Enfer, un endroit malfamé par le passé. Il a été le lieu où des écrivains ont campé le décor de leurs nouvelles noires (Passages d'Enfer de Didier Daeninickx -1998-) ou de leur roman policier (Rendez-vous Passage d'Enfer de Claude Izner - 2008). Comme quoi, littérature et architecture se réunissent, tout comme au début de mon paseo. Il s'agit de 4 maisonnettes, du même architecte, construites la même année, ornées de balcons et bow-windows décorés, de même que la façade, de grès Bigot, dont la signature est enfin présente (je l'ai cherchée en vain sur la première construction), mais étrangement rigide si on la compare à celles présentes sur les édifices Art Nouveau, comme ceux de Lavirotte.






L'ensemble des bâtiments des deux rues était destiné à être des habitations et des ateliers d'artistes. Y ont effectivement vécu, Man Ray ou Aragon et Elsa Triolet.

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Los rayos tímidos del sol, un clima apenas tibio, la música latina en los oídos, cámara en mano y el corazón feliz, salí a dar un paseo por las calles de XIV, bajo el signo de la cerámica. Voy a hablar aquí, nada más del primer edificio descubierto durante mi primer paseo de verano "Art Nouveau".
Me detuve primero  en el cementerio de Montparnasse para depositar unas flores en la tumba de Carlos Fuentes, gran escritor mexicano que falleció el pasado mes de mayo. Pequeños momentos de reflexión, la tristeza y la nostalgia. Sus textos me ha acompañado durante mis años de docencia con el Espejo Enterrado y mis lecturas, entre las cuales “Diana o la cazadora solitaria” es uno que más me ha llegado, aunque dentro de su obra pueda tratarse de una novela anecdótica. Pero me estoy desviando del propósito de este mi blog ...
Así que, mientras sacudía de mi cabeza las telarañas de la memoria, me fui del cementerio y tomé el bulevar Edgar Quinet a mi derecha. Y lo vi, reconoci desde la distancia, un poco oculto por los árboles el edificio de planta cuadrada, de bellas formas rígidas, pero iluminado por grandes ventanales y una cobertura de cerámica biege-anaranjada, salida de los talleres Alexandre Bigot. El 31 y 31 bis rue Campagne-Première es obra del arquitecto Luis André Arfvisdon (1870-1935), autor, entre otros, del pabellón del Art Nouveau de Bing en la Exposición Universal de 1900.
Aparte de esta efímera obra primeriza, Arfvisdon no es en absoluto un arquitecto modernista. En este caso, se trata simplemente de una obra de transición, a medio camino entre el Art Nouveau por su cobertura de gres Bigot, con botones de rosas, flores estilizadas, círculos de los cuales algunos decorados de espirales y el Art Deco por el aspecto geométrico del edificio y la disposición misma de los motivos.
Con una nota de evidente clasicismo en la decoración de dos medallones que rodean el occuli y arriba de las puertas de entrada un rostro de mujer, bastante rígido, no está enmarcado por el pelo largo ondulado característico del Art Nouveau.
La sorpresa me esperaba al dar la vuelta de la esquina, justo detrás del edificio original. Ahi se encuentra otro, en el 24-27 Passage de l'Enfer, el cual, como su nombre no lo indica, es un oasis de tranquilidad, donde se siente la dulzura de una vida o como su nombre lo indica, se percibe el miedo, cuando se queda solo en la noche. Su nombre proviene del Bosque d'Enfer (infierno) un lugar de mala fama en el pasado. Fue el lugar donde escritores han plantado el telón de su novela corta (Passages d'Enfer de Didier Daeninickx -1998 -) o de su novela policiacas (Rendez-vous passage d'Enfer de Claude Izner - 2008). Al igual que al inicio de mi paseo, la literatura y la arquitectura se unen. Se trata de cuatro casas, que el mismo arquitecto, construyó el mismo año, con balcones y bow-windows adornados de gres Bigot cuya firma está presente (la busqué en vano en la primera fachada), pero extrañamente rígida en comparación con las de los edificios de estilo Art Nouveau, como Lavirotte .
Los dos edificios estaban destinados a recibir los apartamentos y los talleres de artistas. Ahí vivieron Man Ray, Aragón y Elsa Triolet.