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samedi 1 décembre 2018

Intérieur de la Casa Comalat, Avinguda Diagonal, 442, Barcelone - architecte Salvador Valeri i Popurull (1909-1911), céramiste Lluis Brù i Salelles, vitraux Rigalt Granell i Cia

Il y a 6 ans, lors de ma première visite à Barcelone, presque 40 ans après mon départ, enfant, j'ai découvert émerveillée, la façade principale de la Casa Comalat et quelques mois plus tard celle, arrière, encore plus féerique
Il y a un mois, j'ai pu visiter l'intérieur d'un des appartements, aujourd'hui occupé par des bureaux et en profiter pour découvrir le vestibule d'entrée, les escaliers et la cage d'ascenseur, ainsi qu’accéder à la terrasse. C'était une immense chance, car l'immeuble n'est pas ouvert aux visites et comme pour bien d'autres intérieurs, le gardien en faction, en interdit toute photo. Je continue à penser que la connaissance, la culture et le patrimoine doivent être accessibles à tout le monde. C'est pour cela que je publie ces photos sur mon blog dans un optique de partage, comme l'ensemble de mes publications. 
L'intérieur de l'immeuble fait plus penser au baroque qu'au modernisme, dans son excès d’ornementations. Il est presque oppressant et probablement unique dans son genre. Les murs des espaces communs, tout comme ceux de l'appartement visité, sont recouverts de pièces céramique de Lluis Brù i Salelles et de sgraffites, de manière semblables que ceux de la façade arrière de l'édifice, rue Corcega. le travail du bois y est aussi très important, tout comme les vitraux qui ornent les fenêtres, les portes de l'ascenseur et de nombreuses portes à l'intérieur de l'appartement.

Je vous propose donc de m'accompagner dans cette visite. Nous fermons la grande porte en bois ajouré, avec des décorations forgés en forme de toile d'araignée et commençons par le vestibule, avec les murs recouverts de bois exotique et qui possède l'unique banc, dans la même matière, encore conservé dans une entrée d'immeuble moderniste.








Nous pouvons choisir de monter par l'escalier ou de prendre l'ascenseur, lui aussi tout en bois et vitraux.




A chaque étage, les portes de l'ascenseur sont en forme de chauve-souris et s'ornent de vitraux aux motifs différents.




Arrivés à l'étage, nous poussons une porte massive en bois sculpté, avec un immense œilleton et des poignées dorés.


La féerie et extravagance des parties communes se poursuite à l'intérieur. De longs couloirs, éclairés par des fenêtres avec des vitraux, mènent aux différentes pièces.


 Nous arrivons à la salle à manger d'apparat, qui s'ouvre sur la rue Corcega. Juste en face d'elle, une grande fenêtre qui a la même forme de chauve-souris que les portes d'ascenseur, ouvre sur une cour. Les murs y donnant ont été apparemment travaillés pour y recevoir des sgraffites, sans qu'ils n'aient jamais été peints. 



Avant d'accéder à la salle à magner, une insolite fontaine en céramique devait permettre aux convives de se laver les mains. 


 L'immense pièce, est séparée des salons adjacents, par des portes vitrées, ici encore, ornées de vitraux. Dont cette porte coulissante, avec une représentation féminine et une autre d'angelot.





Une colonnade entre laquelle reposent des vasques en céramique, donne sur des fenêtres, également décorés de vitraux, qui ouvrent sur la rue Corcega.





 Côté avenue Diagonal, se trouvent d'autres salons pour dames ou fumoirs pour hommes, avec des couleurs et motifs différents, selon le genre. Et de petits détails charmants, comme cet interrupteur électrique en forme de fleurs.



 Ici encore, les différents espaces sont séparés par de belles portes vitrées aux vitraux colorés.




Toutes les pièces y compris les couloirs, ont des plafonds peints, avec des sgraffites et des ornements céramique qui courent également sur le haut des murs.




Au niveau du sol, des plinthes en céramique recouvrent le bas des murs.



Nous terminons la visite, par une vue insolite du haut de l'immeuble avec le recouvrement en forme de chapeau d’Arlequin, tout en écailles céramiques vertes. 



mardi 31 décembre 2013

Palau de la Música Catalana, Lluís Domènech i Montaner, Barcelona, 1905 y 1908.

Je termine l'année avec un dernier article sur Lluis Domenech i Montaner, "l'autre" architecte moderniste de Barcelone; moins connu que Gaudi, mais également génial. Notamment, dans ce fabuleux édifice qu'est le Palau de la Música Catalana.
Je connaissais bien évidemment son existence, mais je n'avais pas prévu de le voir. C'est lui "qui est venu à moi", puisque je l'ai découvert (ou redécouvert, car il est évident que j'ai dû y aller enfant), par hasard, lors de mon premier voyage de retour à ma ville natale, en février 2012. Ce jour'là, je me promenais du côté de Las Ramblas, sans but précis. Au bout d'une rue étroite, mon regard a été attiré par cette étrange élément architectural décoré de feuilles de palmier sculptées:



C'est ici que se trouvent les guichets pour acheter les billets des spectacles produits dans ce théâtre absolument unique. Cette salle de spectacle est le siège de l'Orfeo Catalan orchestre chorale fondée en 1891, véritable ambassadrice de la culture catalane. C'est la raison pour laquelle, les couleurs, les quatre barres du drapeau et les emblèmes de la Catalogne sont très présents dans toute la construction, aussi bien à l'intérieur, notamment sur la scène, qu'à l'extérieur.




L'élément du Palau le plus reproduit et connu est, sans aucun doute, la magnifique verrière en forme de coupole inversée de la salle de concert, en mosaïque de verre, oeuvre de Rigalt i Granell. Mes photos ne lui rendent pas justice, malheureusement. Alors, je m'abstiendrais de les publier, elle est suffisamment représenté partout. Je préfère partager avec vous, les mosaïques et les vitraux moins connus, mais tout aussi splendides qui ornent ce palais.











L'escalier monumental est orné de magnifiques balustrades en verre et céramique avec les fameuses roses si chères à l'architecte.


Les photos à l"extérieur sont difficiles à prendre, tellement la rue est étroite. Ce qui empêche d'avoir une perspective de l'ensemble. La vue se perd dans les mille et un détail qui éclairent la façade construite en brique rouge et décorée avec des mosaïques de Lluís Brú. L'entrée est surmontée par un groupe sculptural, hommage à la Chanson Populaire Catalane, œuvre du sculpteur moderniste catalan Miquel Blay.







 







Je terminerai cet article avec les photos du foyer, qui est la seule zone accessible gratuitement, avec un magnifique bar central et orné de multiples détails en céramique et verre.









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Acabo el año con un último artículo sobre Lluis Domenech i Montaner, " el otro " arquitecto modernista de Barcelona; menos conocido que Gaudi, pero igual genial. Particularmente, en esto fabuloso edificio que es el Palau de la Música Catalana.

Conocía desde luego su existencia, pero no había previsto verlo. Fue él quien "vino a ", ya que le descubrí (o redescubrí, porque es evidente que debí ir allá niña), por casualidad, durante mi primer viaje de regreso a mi ciudad natal, en febrero de 2012. Ese día, me paseaba del lado de Las Ramblas, sin objetivo preciso. Al final de una calle estrecha, mi mirada fue atraída por este extraño elemento arquitectural decorado por hojas esculpidas de palmera.
Es aquí dónde se encuentran las ventanillas para comprar los billetes de los espectáculos producidos en este teatro absolutamente único. Esta sala de espectáculo es la sede del Orfeo Catalan orquesta coral fundada en 1891, verdadera embajadora de la cultura catalana. Es la razón para la cual, los colores, las cuatro barras de la bandera y los emblemas de Cataluña están muy presentes en toda la construcción, tanto en el interior, particularmente sobre la escena, como por fuera.
El elemento del Palau más reproducido y conocido es, sin duda alguna, la gran claraboya de la sala de conciertos, en mosaico de vidrio, obra de Rigalt i Granell. Mis fotos no le hacen justicia, desgraciadamente. Entonces, me abstendré de publicarlos, está bien representado por todas partes. Prefiero compartir con ustedes, los mosaicos y las vidrieras menos conocidas, pero también espléndidas que adornan este palacio.
La escalera monumental es está adornada de balaustradas magníficas de vidrio y cerámica con las rosas famosas tan apreciadas por arquitecto.
Las fotos al exterior son difíciles de tomar porque la calle es sumamente estrecha. Lo que impide tener una perspectiva del conjunto. La vista se pierde en mil y un detalle que recorren la fachada construida en ladrillo rojo y decorado con mosaicos de Lluís Brú. La entrada es rematada por un grupo escultural, homenaje a la Canción Popular Catalana y obra del escultor modernista catalán Miquel Blay. Acabaré este artículo con las fotos del foyer, única zona accesible gratuitamente, con un magnífico bar central y adornado de detalles de cerámica y vitrales.