samedi 5 juillet 2014

Casa Battlo, Antoni Gaudi, 1904-1906 - Toit-Terrasse

J'ai abandonné mon blog depuis plus d'un mois et demi. Dans une dizaine de jours, je serai en vacances à Barcelone et, automatiquement, les merveilles modernistes de ma ville natale reviennent à mon esprit.
J'ai déjà publié, l'année dernière, trois articles sur ce chef-d'oeuvre de Gaudi: la façade, le premier étage et l'escalier. Aujourd'hui, je voudrais présenter le toit-terrasse de l'immeuble, où son monde imaginaire resplendit. Le génial architecte conjugue la représentation de la légende de San Jordi terrassant le dragon pour sauver une princesse, symbole de la Catalogne, avec esthétique et la fonctionnalité. La terrasse côté rue est bordée par une forme sculpturale recouverte de céramiques dans les tons orangé-bleu, comme des écailles recouvrant l'échine d'un dragon.


Elle recouvre une salle de dépôt d'eau et sa forme arrondie permet que l'eau circule par pression dans tout le bâtiment. Sur toute l'échine courent des éléments ronds qui peuvent faire penser à des carapaces de tortues.


Juste derrière, sur la terrasse, des cheminées se dressent ondulantes et recouvertes par une petite toiture, leur donnant une allure de champignons, qui rappelle également le sommet des obélisques égyptiens (le pyramidion) et ayant pour fonction d'empêcher le vent de rabattre la fumée à l'intérieur. Les culminent par une boule qui à l'origine était de verre remplie de sable, mais a été changé lors de la restauration par une boule de ciment et verre). Elles se répètent en 4 occasions, formant des îlots de couleur sur la terrasse aux murs blancs et le sol recouvert de tomettes rouges.



Tout comme l'échine du dragon, côté terrasse, elles sont recouvertes des célèbres "trencadis" de Gaudi (mosaïque faite de morceaux de céramique et de verre).


 
Des ouvertures à la base des cheminées permettent d'éclairer les escaliers, les salles en-dessous et sur le bord de la terrasse, apprécier la vue sur le Paseo de Gracia ou la cour intérieure. Toutes simples, elles sont recouvertes de grilles (récentes?). 




Finalement, le tout est surmonté par la croix gaudienne, symbole de sa foi, qui se dresse altière dans le ciel, entre la Casa Batllo et la Casa Amatler









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He dejado abandonado mi blog desde hace poco más de un mes y medio. Dentro de unos días, estaré de vacaciones en Barcelona y, automáticamente, las maravillas modernistas de mi ciudad natal vuelven a mi mente.
Ya publiqué, el año pasado, tres artículos sobre esta obra maestra de Gaudi: la fachada, la primera planta y la escalera. Hoy, quisiera presentar el techo-terraza del edificio, donde resplandece su mundo imaginario. El genial arquitecto conjuga la representación de San Jordi matando el dragón para salvar la princesa, símbolo de Cataluña, con la estética y la funcionalidad. La terraza, del lado de la calle presenta una forma escultural cubierta de cerámicas de tonos anaranjados y azules, como escamas del dorso de un dragón, que cubre un sala con depósitos de agua. Si forma redonda permite que el agua circulé por presión por todo el edificio. Sobre el dorso corren elementos redondos que se asemejan a caparazones de tortuga.
Justo detrás, sobre la terraza, se alzan chimeneas ondulantes, cubiertas por un pequeño techo, cuya función era impedir que el humo sea rematado por el viento, que les dan aires de hongos et recuerdan también las cumbres de los obeliscos egipcios (el pyramidion). Tienen en su punta una bola, originalmente de vidrio con arena, pero que fueron cambiadas durante la restauración por bolas de cemento y vidrio. Las chimeneas se repiten 4 veces, formando isletas de color sobre la terraza de muros blancos y suelo rojo.
Al igual que el lomo del dragón, del lado de la terraza, están cubiertas del famoso trencadis de Gaudi (mosaico de trozos de cerámica y vidrio).
Aperturas a la base de las chimeneas permiten alumbrar las escaleras, las salas debajo y, en el borde de la terraza, apreciar la vista sobre el Paseo de Gracia o el patio. Sencillas, están cubiertas por rejas (recientes?).

La cruz gaudiana remata el edificio, símbolo de su fe, altiva entre la Casa Batllo y la Casa Amatler. 

jeudi 8 mai 2014

La Maison Cauchie, 5 Rue des Francs, Bruxelles - 1905 - Paul Cauchie et sa femme Caroline Voets.

De retour de Bruxelles, je partage avec vous ma dernière découverte. Je vais certainement me faire rare sur ce blog, comme je le suis depuis le début de l'année, ayant de nombreuses autres activités qui ne me laissent plus autant de temps libre pour écrire sur l'Art Nouveau. 
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Par nous, pour nous.


Cette phrase qui accueille le visiteur, brandie par une superbe cariatide représentant Clio, la muse de l'histoire, les bras levés en V de victoire, symbolise cette maison. Construite en 1905, l'année de leur mariage, par l'architecte, artiste en sgraffite, Paul Cauchie et sa femme peintre Caroline Voets, surnommée Lina, conçue comme une vitrine de leur talent et le lieu de leur création.
Il s'agit d'une construction aux filiations claires de trois types:
- l'école de Glasgow et notamment Charles Rennie Mackintosh, visible d'emblée par la façade, aux lignes alliant à la fois géométrisme et bases végétales, dont l'élément le plus représentatif est le motif de rose, véritable leitmotiv qui se retrouve partout dans la maison, mais également dans la ville de Bruxelles. Il y aurait plus de 500 représentations ce élément décoratif qui seraient attribuées à Cauchie.



















- le symbolisme et les peintres préraphaélites: notamment l'oeuvre du belge Fernan Knopff, que j'apprécie tout particulièrement. Les préraphaélites se sont inspirés des peintures de la Renaissance italienne avant Raphael et représentaient des femmes très sensuelles, au teint pâle et à la chevelure rousse, le regard souvent absent.
Cauchie les a représentées sur la façade de sa maison mais aussi, fait très rare, à l'intérieur de celle-ci. Je n'ai pas pu faire de photos de ces dernières car, comme dans la majorité des cas, il était interdit de faire des photos de l’intérieur*. Cependant, il est possible d'en apercevoir, à travers les vitres du salon, sur cette photo de la façade. Il s'agit d'une frise, décorée de femmes représentant les 5 sens.






La façade est elle, ornée par de belles femmes sensuelles, représentant les arts. Ces thèmes correspondent parfaitement à la finalité de cette maison, voulu par ses créateurs comme un centre d'expression artistique. En voyant cette façade, l'idée était de faire connaître l'art du sgraffite de Paul Cauchie. La maison étant située juste en face du parc du Cinquantenaire, elle pouvait être visible du plus grand nombre.




- Le japonisme est présent à l'intérieur de la maison, sur certains sgraffites et surtout visible sur le balcon blanc en fer découpé, représentant le MA, idéogramme symbolisant l'espace temps.


Il est possible de visiter cette maison, chaque premier week-end du mois. Toutes les informations sont ICI.
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* J'attends le jour où, enfin, les auteurs de blogs, nous serons autorisés partout, comme c'est le cas de la Casa Lleo Morera à Barcelona, à faire des photos afin de les publier sur nos blogs. Nous n'en tirons aucun bénéfice financier et c'est une belle devanture publicitaire pour ces lieux. 

samedi 26 avril 2014

Maison particulière - Benjamin De Lestré-De Fabribeckers, n°92 rue Africaine - Bruxelles - 1904/1905

La semaine prochaine, je repars à Bruxelles pour un week-end. Du coup, je suis retournée voir les photos de mon dernier séjour, pendant la Biénnale. Je me suis souvenue de cette maison, découverte tôt le matin, en me rendant à une des visites programmées de l'hôtel Tassel de Victor Horta (que je publierai bientôt).


Son ouverture arrondie au milieu de la façade m'avait attirée. Cette forme de fenêtre, présente sur bien des façades Art Nouveau à Bruxelles, me parait particulièrement intéressante. A chaque fois, je tombe sous le charme des façades qui en ont.


Malheureusement, la matinée était pluvieuse et, même si j'ai attendu pour revenir faire des photos après la visite, l'effet est un peu triste, accentué par la couleur gris-bleu de la façade en brique et en pierre de taille.
L'architecte Benjamin De Lestré de Fabribeckers, est un architecte dont la majorité des constructions sont de style Art Nouveau géométrique, comme c'est le cas pour cette maison, notamment dans les détails sculptés (y compris la signature) et les ferronneries.





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La próxima semana, me voy de nuevo a Bruselas para un fin de semana. Entonces volví a ver las fotos de mi última estancia, durante la Biénnale. Me acordé de esta casa, que descubrí temprano por la mañana, de camino a una de las visitas programadas del hotel Tassel de Victor Horta (que publicaré pronto).
Su apertura redondeada en medio de la fachada me atrajo. Esta forma de ventana, presente sobre muchas fachadas Art Nouveau en Bruselas, me parece particularmente interesante. Cada vez, me enamoro de las fachadas que las tienen.

Desgraciadamente, esa mañana era lluviosa y, aunque esperé para volver a hacer fotos después de la visita, el efecto es un poco triste, acentuado por el color gris-azul de la fachada en ladrillo y de piedra de talla. 
El arquitecto Benjamin De Lestré de Fabribeckers, es un arquitecto cuya mayoría de las construcciones es de estilo Arte Nuevo geométrico, como es el caso para esta casa, particularmente en los detalles esculpidos (incluido la firma) y las ferrerías.

mercredi 9 avril 2014

Porte (57) 10 et 10bis, Avenue Elisée Reclus - PARIS VII - hôtel Rateau - architecte Lucien Hesse (1910-11)

Il faisait un temps superbe sur Paris aujourd'hui. J'en ai profité pour aller préparer une visite culturelle dans le 7ème arrondissement et je suis passée devant ces portes magnifique, avenue Elisée Reclus.
L'immeuble est de style néo-gothique avec de très belles ouvertures ogivales. Il mélange très agréablement la pierre ocre-jaune et la brique.



Oeuvre de Lucien Hesse (1866-1929), architecte du Consistoire, auteur de plusieurs synagogues et peu connu, l’édifice présente quelques éléments art nouveau, comme la décoration florale au-dessus des fenêtres, mais surtout les ferronneries des portes d'entrées et cochères, décorées de superbes chardons.
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Hacía un tiempo magnífico sobre París hoy. Saqué provecho de eso para ir a preparar una visita cultural en el 7o  y pasé delante estas puertas magníficas, avenida Elisée Reclus. 
El edificio es de estilo neogótico con aperturas ojivales muy bellas. Mezcla muy agradablemente la piedra ocre-amarilla y el ladrillo.

Obra de Lucien Hesse (1866-1929), arquitecto del Consistorio, autor de varias sinagogas y poco conocido, el edificio presenta algunos elementos Art Nouveau , como la decoración floral arriba de las ventanas, pero sobre todo las herrerías de las puertas de entrada, decoradas con preciosos cardos.