vendredi 2 novembre 2012

Casa Antonia Burés, N° 42-46 Carrer d'Ausiàs Marc, Barcelona

Une rue comme tant d'autres à Barcelona. J'y suis passée de bonne heure (pour l'Espagne), vers 9 heures du matin. Bien des rideaux de fer tirés, des portes fermées, mais au moins une avec un gardien sympathique qui m'a laissé prendre des photos de l'intérieur (j'en parlerai bientôt) que je découvre normalement à travers les portes vitrées. Ma (re)découverte de cette ville me laisse de plus en plus convaincue que c'est bien de mes premières années de vie dans cette environnement que vient ma passion pour l'Art Nouveau. C'est avec un émerveillement permanent que je découvre les façades et les intérieurs qui dans mes souvenirs étaient souvent sombres, ternes et sales mais qui brillent actuellement de milles feux. Juste un bémol, à cause des nombreux tags sur les portes ou rideaux de fer.
C'est d'abord la façade des n°42-46 qui m'a attirée, ce matin là, avec ces magnifiques arbres sculptés qui soutiennent des bow-windows  ou oriels.




Je me demandais quel type d'arbres ils pouvaient être. Réponse sur ce blog, confirmé par celui-ci . Il s'agirait de deux grands pins de type Pinus pinea, le pin qui donne les pignons et si fréquent en Catalogne (j'ai le souvenir, enfant, d'ouvrir des pommes de pins pour en manger les pignons).






Cet immeuble date de 1903-1906 et a été construit par le maître d'oeuvre Enric Pi, dont le nom de famille signifie justement "pin" (coïncidence?) d'après les plans de Juli Batllevell i Arùs, disciple de Lluis Domènech i Montaner et il a collaboré avec Antoni Gaudi.
Le reste de la façade n'est pas sans intérêt, notamment les oriels en pierre et les balcons aux belles ferronneries.


Curieusement, le tout est couronné par une représentation du Sacré-Coeur de Jésus, ce qui reste exceptionnel pour un édifice laïque, mais pas étonnant venant d'un collaborateur de Gaudi qui, sans parler de la Sagrada Familia, a souvent intégré des symboliques et des représentations religieuses dans ces constructions. Ici, c'est plutôt le style qui est surprenant, loin de la symbolique Art Nouveau et très proche de figures présentes dans des édifices religieux.


Pour ce bâtiment  pas de gardien pour me permettre de photographier l'intérieur, donc c'est à travers la porte vitrée que j'ai découvert un hall avec de beaux vitraux et un vieil ascenseur plein de charme.

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Una calle como muchas otras en Barcelona. Era temprano (para España), alrededor de las 9 de la mañana. Muchas cortinas de hierro y puertas cerradas, pero al menos una con un conserje amable que me dejó tomar fotos del interior que descubro normalmente a través de las puertas de vidrio. Mi (re) descubrimiento de esta ciudad me deja cada vez más convencida de que mi pasión por el Art Nouveau viene de mis primeros años de vida en en este entorno. Es siempre admirativa que descubro fachadas e interiores que en mis recuerdos eran oscuras, opacas y sucias, pero ahora brillan de mil luces. Sólo una desilusión, debida a los numerosos grafitis en las puertas o cortinas de hierro. 
Esta es la primera fachada que me llamó la atención aquel día, la del No. 42-46 con estos magníficos árboles que soportan los bow-windows o ventanales.
Me preguntaba qué tipo de árboles eran, obtuve la respuesta en este blog, confirmada aquí. Se trataria de dos grandes pinos Pinus pinea, los que dan piñones, tan frecuentes en Cataluña en mis recuerdos. Todavía me veo de niña abriendo las pinas y sacando los piñones.
El edificio data de 1903-1906 y fue construido por el maestro de obra Enric Pi, cuyo nombre significa pino en catalán (coincidencia?), siguiendo los planes de Juli Batllevell i Arus, un discípulo de Lluis Doménech i Montaner y trabajó con Antoni Gaudi.
El resto de la fachada me parece ser de menor interés, pero con bellos ventanales, balcones de piedra o herrerías. Curiosamente, el conjunto está coronado por una representación del Sagrado Corazón de Jesús, lo que es excepcional para un edificio secular., pero que no es de extrañar por parte de un colaborador del mismo Gaudi, quien a menudo integró símbolos y representaciones religiosas en sus construcciones. Aquí más bien se trata del tipo de representación  que uno se esperaría más ver en una iglesia que en la fachada de un edificio de apartamentos.
Como aquí no había un conserje para abrirme la puerta, es a través de los vidrios de la misma que descubrí el vestíbulo con bellos vitrales y un antiguo ascensor.

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