lundi 11 juillet 2022

Rafael Masó i Valentí à Gérone : La Casa Masó, 1910-1912/1918-1919; Farinera Alfons Teixidor, 1910-1912/1915-1923; Casa Teixidor ou Casa de la Punxa, 1918-22; Casa Gispert - Saüch, 1921/23. Casa Batlle, 1908/10.

Fin février, je suis allée pour la première fois à Gérone. Je voulais découvrir l'œuvre de l'architecte géronais Rafael Masó Valentí, très présente dans cette ville, dont je ne connaissais pratiquement que la  Farinera Alfons Teixidor.


Le livre "Masó Interiors" de Jordi Falgàs, Mariona Seguranyes i Sílvia Alemany, m'a permis de trouver de nombreuses informations que j'ai reprises dans cet article. 

 La Casa Masó, 1910-1912/1918-1919

J'ai commencé mon itinéraire de visite, par sa maison natale, aujourd'hui siège de la Fondation Rafael Masó. Il s'agit d'un ensemble de 4 édifices qui ont été réunis, en plusieurs étapes. La façade actuelle est le résultat des derniers travaux de l'architecte, avec notamment l'ajout d'une tribune arrondie au troisième étage. 


Au rez-de-chaussée se trouve la grande porte d'entrée principale ainsi qu'une petite porte de service et entre les deux une petite niche avec, aujourd'hui, des boites-aux-lettres, des sonnettes et une plaque de présentation. De formes très rectilignes, déjà annonciatrices de l'Art Déco. Nous retrouverons ce genre d'ouvertures, avec des usages similaires, sur d'autres constructions de l'architecte.


En fait, cette maison, dès sa façade, est l'exemple même du grand éclectisme de Masó. D'aucuns chercheront à le rattacher plutôt au Modernisme (ou Art Nouveau catalan), d'autres, notamment les spécialistes de l'Art Nouveau catalan considèrent que son style s'incline clairement vers le Noucentisme, dont il serait un des représentants et même un de ses impulseurs. Bien qu'influencé par Antoni Gaudi, il s'est beaucoup plus inspiré de Victor Horta et surtout de Charles Rennie et de Margaret MacDonald Mackintosh ainsi que de Josef Maria Olbrich et Otto Wagner. Il était abonné à différentes revues d'architectures britanniques et allemandes. 

L'entrée avec ses azulejos, s'inscrit dans la tradition  de la Gérone médiévale, avec des écussons, des éléments religieux et d'autres qui correspondent à l'architecture locale. 


Le vestibule avec sa décoration géométrique en bois marquant la montée d'escaliers me semble être clairement inspirée par le style Mackintosh. 


De grandes ouvertures séparent le vestibule de la salle-à-manger. Ornées de vitraux aux motifs fleuris dont celui d'un campanule géométrisée, que l'on va retrouver sur d'autres vitraux de la maison et qui serait censée symboliser l'union et l'amour de l'architecte pour sa femme Esperança Bru. 



Mais le "clou" de cette pièce est indéniablement la lampe dessinée par l'architecte et dont le tissu reprend le motif de campanules.


Une galerie très lumineuse donne sur la rivière et communique la cuisine avec la salle-à-manger. Des jardinière et métal et bois (répliques datant de 2012), toujours dessinées par l'architecture, reprennent encore une fois un style géométrique très inspiré par celui de l'architecte écossais Mackintosh. 


Les chambres se trouvent à l'étage et un puit de lumière dont le vitrail reprend le motif des jardinières, permet d'éclairer l'escalier. 


Sur les fenêtres de la première chambre, toujours dessinées par l'architecte, des roses Mackintosh ornent les vitraux. 


La façade sur la rivière est également intéressante.


La minoterie "Farinera Alfons Teixidor" 1910-1912/1915-1923

C'est un édifice emblématique qui se trouve à proximité de la gare. Comme toute l'œuvre de cet architecte, il est de style éclectique avec une grande empreinte de Gaudi, ainsi que des styles Mackintosh, Sécession et Jugendstil. 
Construit entièrement avec des matériaux de couleur blanche, à la demande expresse d'Alfons Teixidor, afin de rappeler la couleur de la farine. Rafael Masó  aurait tenue ces propos "Fins i tot les teulades i la cúpula seran blanques Tot nevat!" (même le toit et la coupole seront blancs. Tout est enneigé!). L'effet est réussi car tout l'édifice est éclatant au soleil, et se détache parfaitement dans le ciel bleu, y compris en hiver. Malheureusement, un immeuble d'habitations a été construit juste derrière, lui enlevant de sa splendeur. 
L'allégorie à la farine est omniprésente: les pinacles qui s'élèvent dans un angle symbolisent des épis de blé. 




Il s'agit de deux corps de bâtiments,  réunis par une passerelle, l'un consacré au magasinage de la farine et l'autre aux bureaux, ainsi qu'aux habitations de la famille Teixidor. Différents éléments ont été rajoutés au fur et à mesure des années.

Les fenêtres sont ornées de céramiques blanches de Antoni Serra, céramiste de Olot.


Les ferronneries sont de Nonito Cadenas, de Gérone.


Et les vitraux de maitre verrier Lluís Rigalt de Granell-Rigalt i Cia, de Barcelone.


Casa Teixidor ou Casa de la Punxa, 1918-22

Commandée par Alfons Teixidor, après la première étape de construction de la Farinera. C'est un immeuble destiné à des logements, bureaux et magasins, pour les travailleurs de la minoterie. 
Ici, Masó semble s'inspirer plus de l'architecte Josep  Puig i Cadafalch que d'Antoni Gaudi. Notamment de sa célèbre Casa de Les Punxes de Barcelone, avec une tour pointue au toit recouvert d'écailles en céramique et ornée d'un sgraffite qui représente un moulin à vent.


Le rez-de-chaussée et le portail de l'édifice présentent des ouvertures intéressantes, de style moderniste, avec de belles ferronneries. La zone des boîtes-aux-lettres rappelle celle de la casa Maso et comme le reste de l'immeuble, est annonciatrice de l'art Déco.





Casa Gispert - Saüch, 1921/23

Il s'agit d'un édifice d'angle. Lorsque je l'ai découvert de loin, j'ai immédiatement pensé à une proue de navire. C'est mon préféré de Masó avec la minoterie Teixidor. Il est recouvert par endroits par des azulejos modernistes, du céramiste Josep Orriols: les mêmes que ceux du patio de la Casa Ramon Casas, à Barcelona. 



Originellement, la construction devait avoir une tour pointue, comme pour le bâtiment précédent. Je suis heureuse que finalement le projet n'ait pas abouti car il aurait enlevé cette impression de navire au milieu des rues de Gérone.

Le rez-de-chaussée était prévu, dès le début, pour y abriter des boutiques. Cependant, je trouve que les actuelles enlèvent bien du charme à la façade. 

Casa Batlle, 1908/10

Il ne s'agit pas d'une œuvre originelle de l'architecte mais de la réforme inachevée d'un édifice antérieur.
C'est un immeuble de quatre étages qui s'organise sur trois façades, celle du carrer Nou est assez classique si ce n'est l'angle et des éléments de la terrasse, bien plus visible sur la façade de l'avenue Sant Francesc.


Dans la petite rue Fontanilles, la façade est très sobre, rectiligne, avec un sgraffite tout au sommet.


La troisième façade, côté avenue Sant Francesc est la plus intéressante. Chaque étage présente un jeu d'ouverture différentes et toute la façade est ornée de céramiques de la fabrique La Gabarra de La Bisbal.


C'est le sommet de l'immeuble qui est le plus intéressant, avec de nombreux masques d'hibou en céramique.


 
Casa Ensesa, 1914-15 et 1931-32

Il s'agit ici également de la réforme, en deux temps, d'un édifice déjà existant. Propriété de la famille Ensesa, nous retrouvons une minoterie et ses magasins, avec la maison familiale adjacente;


L'allure en est austère et seulement quelques détails en céramique et des vitraux rappellent l'Art Nouveau.


A mes yeux, le détail le plus intéressant et caractéristique du style de Masó est la zone des boites-aux-lettres, déjà signalée pour deux édifices: la casa Masó et la casa Teixidor.


Gérone présente d'autres exemples de l'œuvre de Masó, souvent remaniés et/ou bien moins intéressants. j'en cite quelques uns:

Pharmacie Masó-Puig, aujourd'hui Saguer, 1907-08



Restent aujourd'hui les belles ferronneries, la façade ayant été "rénovée" en 1935 par un autre architecte, Josep Claret Rubira.

Casa Corominas, 1927

Nouvellement une réforme d'une construction plus ancienne et certainement celle qui a le moins d'éléments Art Nouveau. 
Les ferronneries de la porte d'entrée, les vitraux du bow-window ainsi que les sgraffites valent de s'y attarder un peu. 

dimanche 3 avril 2022

Ancienne maison-atelier de l’architecte et entrepreneur Frans Van Ophem - Rue Renkin 33, Schaerbeek, Bruxelles - architecte : Frans Van Ophem - 1897/1903

Ce dernier week-end de mars, j'étais à Bruxelles sous un magnifique soleil printanier, pour le BANAD. Un rendez-vous indispensable, dont je reviens à chaque fois physiquement fatiguée et émerveillée par tant d'intérieurs visités et, aussi, par de nouvelles façades découvertes entre les visites programmées. Je marche pendant des heures dans la ville, découvre des lieux où je n'étais pas encore passée. Une amie belge me demandait si, depuis le plus de dix ans que je viens régulièrement à Bruxelles, je n'avais pas déjà tout vu. La réponse est sans doute aucun que non, à chaque visite je continue à faire des découvertes, comme cela m'arrive toujours à Barcelone. 

Je ne connaissais pas l'architecte Frans Van Ophem, ce qui peut s'expliquer par le fait que mis à part cette construction et une autre, plus tardive, d'inspiration Art Nouveau géométrique, son œuvre ne s'inscrit pas dans ce style.

Donc, samedi en fin d'après-midi, de retour de la visite de l'intérieur de la Maison Langbehn (dont j'avais déjà photographié la façade il y a quelques années mais je n'en ai pas encore publié d'article), en continuant la rue Renkin, j'ai aperçu d'abord le bas-relief représentant une femme allongée qui orne le le tympan de la grande fenêtre du rez-de-chaussée. 

En fait, la maison n'a quasiment aucun élément architectural de style Art Nouveau, en extérieur, pouvant capter le regard. Elle est de style régional éclectique mais les quelques détails correspondant à l'Art Nouveau méritent que l'on s'y attarde. 

Elle a été entièrement rénovée en 2003 par un cabinet d'architecte qui occupe toujours une partie des lieux. La couleur bleue des différents châssis en bois, ainsi que la porte de style Art Nouveau géométrique, contraste agréablement avec le grès rose et la pierre blanche de la façade. 

Le style géométrique se retrouve également dans les deux plaques de laiton situées sous la grande fenêtre (avec le bas-relief) du rez-de-chaussée. L'une indique le monogramme complet de l'architecte et l'autre est une boîte à lettres, toutes deux élaborées dans un graphisme fort élégant.




Le bas-relief représentant la femme couchée est signé du sculpteur V. de Haen , de facture plutôt classique, il montre un arrière plan, la coupole de l'église Ste Marie de Schaerbeek, comme un rappel que le sculpteur était originaire de cette commune où se trouve la maison. 


Autre élément intéressant: dans la travée opposée se trouve une frise de sgraffites représentant les différents corps de métiers de la construction.

Sur le site de l'Inventaire du Patrimoine Architectural de Bruxelles, nous pouvons voir des photographies de l'intérieur de l'édifice, notamment des vitraux dont certains de style Art nouveau géométrique -comme celui du lanternon-, de belles boiseries - magnifique cage d'escalier- et des panneaux peints. J'espère que, lors d'un prochain BANAD, cet intérieur sera visitable.

Rue Renkin 33, vitrail du lanternon de la cage d'escalier
Photo Inventaire du Patrimoine Architectural de Bruxelles

vendredi 28 janvier 2022

Salle de concert du Palau de la Música Catalana - Vue depuis les places à côté de l'orgue - Lluís Domènech i Montaner - Barcelona, 1905 et 1908

 Depuis le concert de 2014, pendant lequel j'ai pu prendre des photos de détails du Palau, j'y suis revenue régulièrement. A chaque fois, j'ai choisi de nouveaux emplacements afin de pouvoir profiter de différents points de vue. Aucun ne m'avait apporté autant de nouveauté que le dernier, ce mois de janvier. J'ai pu assister au concert du Nouvel An, depuis les places à côté de l'orgue. Une expérience unique de me retrouver au-dessus de l'orchestre et pouvoir voir chaque mouvement des musiciens, avec une qualité de son extraordinaire en ce qui concerne les instruments.

Au-delà de cette expérience auditive, j'ai pu apprécier de près le magnifique orgue, datant de 1908, commandé à la compagnie allemande E.F. Walcker & Cie de Ludwigsburg. Il présente une bande en bois sculptée de motifs floraux et d'angelots jouant différentes instruments de musique (comme un écho aux sculptures en-dessous), entrelacés par des motifs en "coup de fouet".


Juste en face de ma place, se trouvaient les sculptures de Diego Massana Majò (continuées par Pau Gargallo Garcia) représentant le buste de Beethoven  sous la cavalcade des Walkyries et celui de Josep Anselm Clavé sous un grand arbre. 




La scène est bordée par un mur de dix-huit muses modernistes dont les bustes et les visages sont des sculptures d'Eusebi Arnau, le bas des figures est en mosaïques de Mario Maragliano et Lluís Bru. Chaque muse porte un instrument de musique différent. Au centre se trouve l'emblème de l'Orfeo Catalan, avec l'écu catalan, d'Antoni Maria Gallissà.


J'ai également pu observer de plus près les mosaïques de fleurs du plafond, ainsi que les vitraux fleuris des fenêtres du couloir.



L'arc de cercle en céramiques permettait d'entendre les concerts depuis les bureaux de l'administration de l'orfeo. Aujourd'hui, une vitre empêche que le son monte trop fort, mais depuis les "cursives", il est toujours possible de regarder au-dessus de la scène. 

dimanche 12 décembre 2021

Torre Andrés Serra IV, Carrer Rectoria, 19 et Eduard Toda, 15, Terres de Can Mariner - Architecte : Josep Codina i Clapés - 1910; carrer de Salses, 36, - Architecte: Josep Masdeu i Puigdemasa - 1913; carrer de Salses 62, Colonia de Salses - Horta, Barcelone

 J'ai déjà parlé du modernisme d'éstiueig en Catalogne, dans deux articles précédents, concernant deux villes éloignées, voire très éloignée, de Barcelone : La Garriga et Camprodon. A la fin du XIXe et début XXe siècles, Horta était la campagne sur les hauteurs de Barcelone, avec l'air frais tellement recherché dans ces années d'industrialisation galopante. Ici aussi, des villas modernistes ont été construites pour recevoir la bourgeoisie de classe moyenne de Barcelone, qui venait de s'enrichir grâce à la dite industrialisation  ainsi que des édifices plus modestes, destinés aux employé.e.s de maison, nounous, jardiniers, chauffeurs, ... Ce qui a créé une vraie révolution urbanistique dans des terrains jusqu'ici agricoles. 

Le mois dernier, accompagnée et guidée par l'auteur du blog "Modernisme", grand connaisseur de l'Art Nouveau catalan et bien au-delà, j'ai découvert une partie de ce quartier situé au nord-est de la ville. Les villas intéressantes y sont encore très nombreuses, même si certaines ont été détruites ou horriblement mal rénovées. J'ai fait le choix de n'en présenter que trois dans cet article, mais j'en ai photographié et répertorié bien d'autres. Celles-ci sont celles qui m'ont le plus attirée et présentent des caractéristiques aussi bien du modernisme catalan que des éléments empruntés à l'Art Nouveau français ou belge.

Torre Andrés Serra IV, Carrer Rectoria, 19 et Eduard Toda, 15, Terres de Can Mariner - Architecte : Josep Codina i Clapés - 1910 

C'était la dernière du circuit imaginé par mon ami et collègue de blog. C'est une de mes préférées notamment par son entrée et ses ferronneries fleuries.

C'est également la plus grande des villas de cette rue, en forme de L, avec une surélévation crénelée ornée d'ouvertures en arcades et pilastres.  Probablement pour montrer que son propriétaire avait une fortune plus importantes que ses voisins. 

La grille est travaillée en coup de fouet, avec quelques ornementation fleuries et végétales, ainsi que la pergola de la petite terrasse de l'entrée qui est décorée de vitres de couleurs.

La porte d'entrée donnant directement sur la grille de la rue est elle aussi ornée de ferronneries qui reprennent les mêmes motifs floraux. Un lustre en verre coloré pend de la pergola et doit pouvoir éclairer toutes les décorations de vitres colorés, en donnant un bel effet de nuit. 

Une porte perpendiculaire donne également sur l'entrée. En forme de champignon, elle est décorée de ferronneries comme le petit balcon de la fenêtre adjacente.


Aujourd'hui, cette villa donne sur une petite rue, le carrer Rectoria et elle a une façade quasiment aveugle, si ce n'est une toute petite porte, sur une rue bien plus importante, le carrer Eduard Toda. L'explication est qu'à l'origine, il y avait uniquement le carrer Rectoria qui débouchait sur des vignobles et le cours d'eau Mariner. Elle est la dernière de toute une série de 4 maisonnettes basses, du même architecte, connues comme Torres Andrés Serra. 

Carrer de Salses, 36, - Architecte:  Josep Masdeu i Puigdemasa - 1913

Ma façade préférée entre toutes. Il s'agit de deux immeubles accolés et traités "en miroir", d'un modernisme éclectique avec des roses Mackintosh. 


L'architecte moderniste Josep Masdeu i Puigdemasa a une œuvre présentant des influences multiples de différents courants de l'Art Nouveau. 
Ici, il reprend l'ouverture circulaire (très fréquente dans l'Art Nouveau belge) sans la traiter vraiment mais juste pour entourer les deux portes d'entrées. 


L'arc est construit en briques rouges et réhaussé par des "trencadis"(mosaïque faite de morceaux de céramiques ou de vaisselle cassée, imaginée par Gaudi) verts qui sont également repris sur le haut des portes et des fenêtres. 


Les fenêtres de l'étage ont une forme crénelée qui leur donne un petit air mauresque, fréquente dans le modernisme catalan. Son sommet avec triple rangée de tuiles et de briques rappelle certaines "masias" (fermes) catalanes. 


Les balcons ont des ferronneries très simples avec de discrets élément en coup de fouet. Leur base avec des éléments végétaux est très classique dans le modernisme catalan.

Carrer de Salses 62, Colonia de Salses

Cette rue était bordée d'acacias, aujourd'hui en partie disparus et les familles sortaient leurs chaises sur le pas de la porte, pour bénéficier de leur ombre et bavarder.

Les petites maisons accolées y sont nombreuses, comme celles-ci avec un discret décor Art Nouveau de marguerites.



Certains éléments de cet article proviennent de la lecture du livre (en catalan uniquement) de Carlota Gimenez y Compte "Estiueig i modernisme des de final del segle XIX".