samedi 20 décembre 2025

Art Nouveau à Bilbao: de l'Ensanche (l'Eixample basque) aux lavaderos -

L'année 2025 est quasiment terminée, sans que je publie un seul article. Cela ne m'étais jamais arrivé depuis 14 ans que ce blog existe. 
Cette année a été marquée par un changement de lieu de vie: je suis passée des terres catalanes au pays basque. L'Art Nouveau y est également présent, parfois dans des lieux peu connus et bien sûr, il l'est dans de grandes villes comme Bilbao où je me suis rendue plusieurs fois depuis un an, d'où l'envie de vous partager mes "découvertes".

Casa Pedro Montero 

Architectes : Luis Aladrén Fernández de Mendívil, Atanasio Anduiza et Jean Batiste Darroquy  - 1901/1904

Surnommée "Casa Gaudí", cet immeuble de rapport est considéré comme la seule construction résidentielle de la ville présentant une architecture clairement moderniste. Malgré ce nom populaire, son style me semble éloigné de celui de Gaudi. Il m'évoque plutôt l'immeuble d'Alfred Wagon à Paris, bien que plus tardif (1905). Outre leur ressemblance stylistique, ils ont en commun d'être l'unique bâtiment Art nouveau réalisé par leur architecte respectif. Ou bien encore, certains immeubles parisiens de Guimard ou de Lavirotte. Bref, il me semble plus proche de l'Art Nouveau français que du Modernisme "gaudien", ce qui paraît logique puisqu'un des deux architectes est français. 

C'est un imposant immeuble d'angle, avec deux façades, la principale au n°34 de l'élégante Alameda del Recalde et l'autre sur la rue Colón de Larreátegui. Le pan coupé entre les deux est aujourd'hui occupé au rez-de-chaussée par l'entrée d'un café et les étages présentent des fenêtres avec des huisseries travaillées en bois sombre, avec des formes arrondies caractéristiques. Elles se répètent sur les deux façades, avec un changement de motif à chaque étage. 

Les ouvertures du deuxième étage, sont encadrées par une ornementation en forme de "fer-à-cheval" semblables à celles que l'on peut voir, par exemple, sur les constructions de Jules Lavirotte. 



L'ensemble présente une ornementation d'une grande profusion. L'entrée se situe sur l'Alameda del Recalde. Elle est marquée par une porte en bois d'une forte épaisseur, agrémentée de ferronneries. Sa conception rappelle de manière frappante les entrées des immeubles de de Lavirotte.


Autre élément qui me fait penser à Lavirotte, les poignées en bronze avec des têtes d'un animal recouvert d'écailles, qui pourrait évoquer les lézards présents sur les portes de l'architecte français. 


Le hall d'entrée ainsi que la cage d'escalier me manquent pas d'intérêt, le premier avec son sol en mosaïque et les décorations en stuc, le second avec un vitrail et une rambarde fleurie en fer forge.





Teatro Campos Eliseos 

3 bis, Calle de Bertendona
Architecte: Jean Batiste Darroquy - 1902

Conçue à la même période que la Casa Pedro Montero, cette construction est l'œuvre du même architecte français.
En Espagne, il est fréquent que des édifices modernistes soient "repris" par des architectes contemporains pour les rehausser dans un style complètement différent. Comme à chaque fois, j'ai ressenti déception et colère en découvrant que cette façade splendide est désormais encadrée par des murs vitrés qui contrastent avec l'original.


Sur le net, il est facile de trouver des photos anciennes qui montrent l'édifice au début du siècle. Il est possible d'observer que les huisseries ainsi qu'une partie de la constructions originelle ont disparu.


Ici aussi, l'œil se perd dans une ornementation extrêmement abondante. L'ensemble m'a fait penser à des entrées des établissements de bains publics Art Nouveau de style orientalisant en France, comme la piscine de Rennes ou les bains de Dunkerque.
La décoration est essentiellement florale. Une des ouvertures est surmontée par un buste féminin et d'autres sont décorées par des céramiques de Daniel Zuloaga.




Lavadero (lavoir)

25 de Alameda San Mamés

Architecte : Ricardo Bastida Bilbao - 1905

Cet édifice a également subit des transformations notamment en ce qui concerne les ouvertures (des fenêtres transformées en portes) et une élévation qui bouleverse complètement l'ensemble. 
Des photos anciennes sont visibles sur ce site qui en retrace l'histoire.
















«Comestibles Selectos» y «Vinos y Licores» Víctor Montes

8, Plaza Nueva - Casco Viejo

Je n'ai trouvé aucune information sur cette façade qui présente des éléments décoratifs clairement Art Nouveau.
Son histoire est expliqué sur le site du restaurant actuel. 





Lavadero de Castaños,

Architecte : Ricardo Bastida Bilbao - 1910

Il est situé dans la même rue que la station du funiculaire d' Artxanda. Ici aussi, la construction moderniste a été réhaussée et encore une fois, cela m'a vraiment désolée. D'autant plus que sur de nombreux articles sur le net c'est considéré comme "une réussite". 
C'est une édifice en forme de L, entre deux rues. Des photos anciennes sont visibles ici et j'en reprends une ci-dessous. Le contraste avant/après est impressionnant, me semble-t-il. 




Je me suis appliquée à photographier les ouvertures et les éléments floraux Art Nouveau, en essayent d'oublier l'ensemble avec le rajout.













samedi 14 décembre 2024

Château Laurens - Agde - Plans d'Emmanuel Laurens et Jacques Février - 1898 et 1901- Décorateurs Eugène Martial Simas et Eugène Dufour - Théophile-Hippolyte Laumonnerie, vitraux -Léon Cauvy, ébéniste peintre - Louis Anquetin, peintre - Paul Arnavielhe, ménuisier décorateur -


La visite du Château Laurens à Agde, cette fin d'année, m'a donné envie de reprendre l'écriture sur mon blog, afin de partager mon expérience. Parmi les plus fortes que j'ai eu en visitant un intérieur Art Nouveau, éclectique et mystique. Il s'agit d'un lieu unique et magique à la décoration absolument théâtrale. Née de l'esprit d'un commanditaire millionnaire, génial, érudit, voyageur, qui a pu laisser libre cours à son imagination empreinte d'ésotérisme et peut-être bien sous l'influence de drogues. Par ailleurs, certains éléments sont directement tirés de ce qu'il pouvait voir publié dans la revue "Art&Décoration" ou dans les catalogues des expositions universelles ou de différentes manufactures. Il y a fait travailler de nombreux artistes et artisans, en un  temps record, grâce à son immense fortune. 

J'ai été tellement subjuguée par les lieux que j'y suis retournée à quelques semaines de distance afin de compléter une première visite dite "générale" par une autre dite "émotion", plus longue et qui a comporté des pièces que je n'avais  pas pu encore voir. Notamment la splendide salle de bain. J'ai eu également grand plaisir à redécouvrir les lieux car une visite d'une heure, avec un grand groupe, ne permet pas trop de s'y attarder. J'ai beaucoup de mal avec les visites guidées, tant par les participant.es que par les guides, ici probablement déjà lassées de répéter les mêmes propos depuis plus d'un an. C'était loin des visites en tout petits groupes, guidées par des conférencier.es passionné.es par leur sujet que j'ai pu vivre dans d'autres lieux (notamment à Bruxelles ou Barcelone) et que cette villa exceptionnelle mériterait. 

J'ai découvert l'existence de celle villa vers 2017, quand j'ai décidé de voyager exclusivement en train. C'est ainsi que j'ai aperçu le Château Laurens situé très près de la voir ferrée. Ce qui, à l'époque de sa construction, était considéré à la fois un luxe et un avantage. Ce sont les longues ouvertures ogivales avec des vitraux de la salle de la musique qui ont attiré mon attention, notamment lorsqu'elles étaient illuminées par le soleil. Cela m'a amenée à faire quelques recherches et découvrir les lieux ainsi que leur histoire, apprenant qu'ils étaient en voie de restauration. Vivant depuis quelques années dans les Pyrénées Orientales voisines, c'est avec hâte que j'ai attendu l'ouverture au public l'an dernier. Mais ce n'est que plus d'un an après que j'ai décidé de m'y rendre.

Cage d'escalier - Photo Romain Veillon 

Aujourd'hui, parler de cette demeure, de son commanditaire, de son architecture et des décorations intérieures ne peut se faire sans mentionner le remarquable travail de restauration mené sur plusieurs années. Le résultat est époustouflant: j'en ai eu réellement le souffle coupé à plusieurs reprises. Pour voir l'immensité de cette labeur, il y a les photos de Romain Veillon qui montrent l'intérieur avant restauration.
Beaucoup d'informations que vous lirez dans cet article viennent de l'ouvrage en vente à l'accueil et à l'office de tourisme: "Château Laurens, la splendeur retrouvée" sous la direction scientifique de Laurent Felix et Hélène Palouzie, ainsi que d'articles sur des sites web que vous pourrez visiter en cliquant sur les mots en caractère gras et couleur. 

Sur beaucoup de publications concernant la construction de la demeure, nul architecte n'est indiqué, sur d'autres des décorateurs sont considérés comme "maîtres d'œuvres" et pour quelques uns, ce serait Emmanuel Laurens lui même qui en aurait dessiné les plans (qui n'ont pas été retrouvés). Dans l'ouvrage mentionné ci-dessus, il est indiqué que c'est effectivement le Dr. Laurens qui l'a conçue avec l'architecte Jacques Février (ce que j'ai déjà mentionné dans mon article sur Montpellier). après avoir hérité du domaine de Belle-Isle, en 1897, où préexistaient des bâtiments, ainsi que d'une belle fortune.

Arrivée en avance, j'en ai profité pour prendre le temps de visiter l'extérieur de la demeure. notamment le jardin qui, je l'espère retrouvera sa splendeur initiale. L'ensemble architectural est plutôt massif et rectiligne, loin des courbes propres à l'Art Nouveau. 

Sur la droite, un petit bâtiment qui correspond à l'édifice légué par son père à son décès, situé tout au bord du fleuve Hérault. Laurens l'a utilisé comme salon de ses appartements privés. Seules les huisseries sont de style ogival Art Nouveau.




L'entrée, à laquelle on accède par un escalier monumental pyramidal, aboutit à un péristyle aux imposante colonnes de marbre noir, dont le sol est soigneusement orné de mosaïques et les murs de peintures murales égyptisantes.






Les éléments Art Nouveau extérieurs se trouvent dans quelques ferronneries, des baies ornées de vitraux correspondant à la pièce dite "le laboratoire" d'Emmanuel Laurens, les longues ogives de la salle musique ou encore les courbes de l'escalier à l'arrière de la villa. 








 













A l'arrière de la maison, j'ai pu observer l'envers de vitraux que je découvrirai pendant la visite, qui correspondent aux appartements de Laurens: son bureau, sa chambre à coucher et sa somptueuse salle de bain.
Des frises de décors en céramique, parcourent ces façades, notamment le haut des baies vitrées. Elles proviendraient de manufactures de Toulouse, Marseille ou encore Choisy-le-Roy. 



Puis, je me suis jointe à la visite. Lorsque la guide à ouvert les portes de la villa, je suis restée bouche bée: j'ai eu l'impression de découvrir un immense décor de théâtre aux couleurs chatoyantes avec une infinité de détails qui faisaient que je ne savais où poser mon regard. Les photos rendent difficilement les émotions ressenties. Eugène Dufour, un discret artiste marseillais, participe à l’élaboration de ces peintures murales. La porte vitrée du vestibule rappelle celle de la chemiserie Niguet de Paul Hankar, à Bruxelles.  





Les couleurs clinquantes, au rouge pompéien dominant, sont dues au fait qu'il s'agit de peintures industrielles dont la patine a été éliminée et les coloris reproduits à l'identique afin de rendre la même ambiance qu'à l'origine. 
La cage d'escalier est envoutante avec une grande scène historié égyptisante dans laquelle une femme assise les bras levés tient des fleurs. Il s'agirait d'une représentation de Cléopâtre, ou bien d'Isis, inspirée de "La grande lyre" de Félicien Rops (1833 - 1898).






La salle à manger est la seule des pièces, avec la salle de bain, que je qualifierais de réellement Art Nouveau. Les peintures florales ont été réalisée sur toile marouflée tendue sur des châssis en bois. Les couleurs sont plus douces avec une dominante vert pomme claquant. Une frise de canards sauvages court sous le plafond et des plinthes en bois ornées de fleurs courent à la base des murs. Des abeilles bourdonnent dans de petits cartouches en demi-cercle.




Sur les huisseries des fenêtres mon regard est accroché par des serrures aux motifs arabisants. Elles me rappellent qu'en face de la salle à manger se trouve le salon mauresque avec des motifs peints et des dorures, où de grandes plaques vides correspondent à l'emplacement d'anciennes tentures aujourd'hui disparues mais lesquelles, bientôt -nous dit-on-, seront réinstallées. 



La pièce suivante se présente comme une église, avec des ouvertures ogivales (les mêmes visibles du train qui avaient créé mon intérêt pour ces lieux) ornées de magnifiques vitraux. Il s'agit d'un immense salon de musique, aux vitraux représentant des plumes de paon répondant aux lambris avec des verres peints ainsi qu'aux motifs du plafond. Des toiles étaient tendues sur les murs avec des représentations symbolistes inspirées de Maurice Denis ou d'Odilon Redon. Ce fut la première pièce à être restaurée, il y a plus de 10 ans. Malheureusement, 80 % de la couche picturale ayant disparue et les tentures étant en très mauvais état de conservation, pour les "remplacer", un appel d'offre en 2014 a permis de choisir la création contemporaine d'Ida Tursic et Wilfried Mille qui n'a, à mes yeux, que pour unique mérite celui de ne pas être trop choquante mais ne me semble pas avoir sa place dans ces lieux. Notamment parce qu'elles ne sont nullement dans l'esprit symboliste. Ce salon a été construit pour Louise Blot, cantatrice et compagne d'Emmanuel Laurens. Malheureusement, l'acoustique actuelle y est mauvaise. Et peut-être en était-il ainsi dans le passé, d'où un petit bassin au milieu de cette pièce grandiose, ayant pour fonction de l'améliorer. 




La visite continue vers l'étage en repassant par l'atrium aux belles colonnes d'onyx argélienne et en empruntant le grand escalier.


D'étonnantes lampes art nouveau restaurées se découpent sous la verrière qui couvre ce grand puit de lumière reprenant les principes de l'architecte bruxellois Victor Horta.








Une magnifique balustre en bois au décor floral, œuvre de Paul Genuys, entoure l'ouverture du puits de lumière qui donne sur l'atrium. L'étage se trouve un long couloir sur lequel s'ouvrent  des portes menant à des habitations que nous n'avons pas pu voir. 


C'est à cet étage que ce trouve ce qui est indiqué comme "le laboratoire" d'Emmanuel Laurens. Les ouvertures ogivales sont clairement Art Nouveau, avec des arabesques, comme celles représentant un soleil radiant, motif japonisant que l'on retrouve sur certains vitraux Art Nouveau, notamment à Bruxelles. Celles donnant sur la terrasse ont système d'ouverture très ingénieux qui rappelle certaines trouvailles similaires dans les œuvres d'Hector Guimard ou d'Antoni Gaudi. Sur le mur de côté se trouve ce qui nous a été présenté comme une sorte de paillasse d'expérimentation avec une décoration en écaille, tout comme le plafond en plâtre. J'avoue que l'explication de l'utilisation de cet ensemble comme paillasse, m'a laissée dubitative. Un historien amateur d'ésotérisme propose qu'il s'agit d'un autel gnostique avec trois niches, ce qui n'est pas dénué d'intérêt. Ces décorations en plâtre m'ont semblé extrêmement lourdes et elles contrastent désagréablement avec le reste de la demeure ainsi qu'avec les ouvertures ogivales aux ferronneries bien plus gracieuses. 






La terrasse qui donne sur le le jardin et le magnifique magnolia, présente sur la droite une grande porte fenêtre, ornée de ferronneries Art Nouveau, reprenant un motif de papillon qui est un symbole spirituel, fréquent dans l'Art Nouveau.



La corniche supérieure présente une frise d'éléments gravés et peints en "coup-de-fouet", typiquement Art Nouveau.


Nous sommes ensuite redescendus vers l'intérieur du petit pavillon d'origine, légué à E. Laurens par son père. La première pièce n'a guère d'intérêt, si ce n'est les lustres dont un original a été retrouvé et les autres reproduits à l'identique.


Cette pièce donne accès aux appartements privés d'Emmanuel Laurens, en commençant par le cabinet de travail à l'impressionnante verrière "La mer" et une porte vitrée "Les cyprès" avec des vitraux de Eugène Martial Simas et du maître verrier Théophile Hyppolite Laumonnerie. 







C'est ici que termine la visite d'une heure. Celle d'une heure trente permet de visiter la chambre boudoir attenante et l'éblouissante salle de bains.
La chambre est éclairée par deux autres vitraux représentant des paysages de sous-bois. 


En entrant dans la salle de bains, j'ai été surprise par sa toute petite taille. C'est une réalisation très important dans l'Art Nouveau. Elle est entièrement recouverte de céramiques de Sarreguemines d'Eugène Martial Simas, dont vous pouvez retrouver les œuvres à Paris,  à la Brasserie Mollard , ou à la boulangerie "Au moulin de la Vierge", anciennement "le Panetier" ou encore, celles que j'ai découvertes dans le hall d'un immeuble dans les 16e arrondissement et à Nantes à "La Cigale" . Ici, il s'est associé à Alexandre Charpentier et Félix Aubert pour les murs de la baignoire et au mosaïste Giandomenico Facchina pour la cuve du bassin. 





Un cabinet de toilette complète l'ensemble, réalisé en en bois d'aulne et sycomore et ornée de pièces céramiques.





Les meubles, les papiers peints et les tentures murales :

Le mobilier du Château Laurens a été créé par l'artiste de Montpellier Léon Cauvy et Carlo Bugatti, plus connu par ses voitures. Les meubles de ce dernier brillent par leur absence actuellement. Il existe une photo dans le livre sur le Chäteau qui indique qu'ils étaient notamment dans le Salon Mauresque. Lors de mes visites, j'y ai vu un petit tabouret, mais j'ignore totalement s'il en est le créateur.


Par contre, les meubles de Cauvy qui ont peu être récupérés sont plus nombreux, mais uniquement dans quelques pièces. La majorité du bâtiment est vide de tout mobilier.

Il s'agit de deux lits et d'une armoire dans la chambre à coucher de Marguerite Laurens:




Chambre qui présente également de belles tentures aux coquelicots, motifs repris sur les meubles.


Dans le cabinet se trouve le plus grand nombre de meubles de Cauvy, dont l'immense bureau d'Emmanuel Laurens dont la surface porte de multiple traces, ainsi que des motifs travaillés dans le cuir.



Derrière le bureau, contre le mur, une belle armoire a des étagères qui ondulent sur le côté.


Un grand canapé d'angle et deux choses sont ornés de beaux visages féminins.












Au plafond, un dessin au fusain de Louis Anquetin est une esquisse préparatoire de l'œuvre "L'Aurore".


 Aux murs des tentures murales Art Nouveau se poursuivent dans la chambre-boudoir attenante.


Le lit, signé Cauvy, m'a rappelé le mobilier de François Rupert Carabin, notamment par la femme allongée sculptée. Il es accompagné par une table de nuit. 




J'attends l'ouverture de nouvelles pièces pour notamment découvrir les papiers peints restaurés par l'Atelier Offard de Tours , dans la chambre d'Emmanuel Laurens et celle de sa chambre.

Pour le moment, je me suis contentée avec celui du couloir du cabinet de travail.

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Il n'y a pas de visites en hiver. Elles reprennent en mars.