samedi 2 juin 2018

Saint Quentin, Aisne. Quartier de la gare : la gare, architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan, le pont : l'ingénieur Albert Caquot , le monument aux morts: architecte Paul Bigot et le Casino: architecte Adolphe Grisel

Mes paseos m'ont amenée, le lundi de Pentecôte, à St Quentin, ville Art Déco. Quasiment complètement détruite ( à plus de 70% ) au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale. Paul Bigot a été chargé à partir de 1919 de sa reconstruction puis du plan d’extension et d’embellissement de la ville, où il a rebâti le quartier de la gare.

La gare : 


C'est la troisième gare de la ville, construite en 1926 par les architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan. Massive, en brique, avec de grandes verrières, sa décoration intérieure est sobre. Une grande marquise avec de belles ferronneries recouvre les trois entrées elles aussi ornées de fers forgés.



Le buffet de la gare:

Ce chef-d'oeuvre n'est malheureusement pas facilement accessible. Ouvert, pour le moment, à de rares occasions, il devrait ouvrir au public dans un futur que j'espère pas trop lointain. J'ai pu cependant en faire quelques photos à travers les fenêtres, notamment des magnifiques vitraux du maître verrier et mosaïste Auguste Labouret.


Le pont de l'Isle:

Pour rejoindre le centre ville, il est nécessaire de passer par un grand pont qui enjambe les voies ferrées et le canal de St Quentin.
Il est surplombé par deux gros pylônes surmontés de lanternes-phares, décorés de chevrons réalisés par Paul Bigot en 1929, que l'on découvre immédiatement à la sortir de la gare. 


Le motif est repris dans la deuxième partie du pont, avec quatre petites lanternes, au-dessus de quatre sculptures en bas-relief, en bronze, représentant des femmes, allégories des quatre rivières qui coulent dans le département : La Seine, l'Oise, la Somme et l'Escaut.


 le monument aux morts :

Sa structure est l'oeuvre de l'architecte Paul Bigot, responsable de la restructuration de tout le quartier et les sculpteurs sont d'Henri Bouchard, auteur des sculptures du 65 et 67, boulevard Raspail et des 132-134 rue de Courcelles, 5-7 rue Cardinet et 103-105 rue Jouffroy à Paris, dont j'ai parlé sur ce blog, ainsi que de Paul Landowski, le sculpteur du Christ du Corcovado, à Rio de Janeiro. 


Le casino :

Oeuvre de l’architecte Adolphe Grisel, inaugurée le 29 juin 1929.. C'était une  salle de cinéma, faisant également fonction de Music-Hall et salle des fêtes. 

L'édifice se trouve en très mauvais état et les deux têtes qui le surplombent, en écho aux pylônes phares du pont, sont aujourd'hui malheureusement recouvertes, sans doute pour les protéger. Elles sont inspirées des traditionnels masques de la Comédie et de la Tragédie.

La rose stylisée, caractéristique de l' Art Déco y est omniprésente.


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El lunes de Pentecostés, mis paseos me llevaron hasta St Quentin, en el Norte de Francia, una ciudad con mucha arquitectura Art Deco. Casi destruida (más de un 70%°), al final de la primera guerra mundial. Paul Bigo fue el arquitecto encargado en 1919 de reconstruirla y de imaginas un plano para extender y embellecer la cuidad. Se encargó de reconstruir la zona de la estación de ferrocarriles.
 La estación de trenes:
Es la tercera construida en la ciudad. Fechada de 1926, obra de los arquitectos Gustave Umbdenstock y Urbain Cassan. Masiva, construida con ladrillos, posee amplias vidrieras y su decoración interior es más bien sobria. Una gran marquesina con herrerías cubre les tres entradas igualmente adornadas de hierros forjados.
El bufé de la estación.
Esta maravilla no es fácilmente accesible. Por el momento, solo se abre en contadas ocasiones. Se supone que la abrirán al publico en un futuro que espero n muy lejano. Sin embargo, pude hacer algunas fotos a través de las ventanas. Sobre todo, de los esplendidos vitrales del maestro Auguste Labouret.
El puente de l’Isle:
Para llegar al centro de la ciudad, es necesario cruzar las líneas de ferrocarriles y el canal de st Quentin por un puente majestuoso.
Lo dominan dos grandes postes linternas, decorados de motivos Art Deco, realizados por Paul Bigot en 1929. Este motivo se repite en las cuatro pequeñas farolas, encima de unos bajorrelieves que representan a mujeres, que son alegorías de los ríos que pasan por el departamento del Aisne: Sena, Oise, Somme y Escaut.
Monumento a los muertos:
La estructura es obra del arquitecto Paul Bigo y las esculturas de Henri Bouchard y de Paul Landowski (autor del cristo redentor del Corcovado)
El casino:
Obra del arquitecto Adolphe Grisel, inaugurado el 29 de junio de 1929. Fue sala de cine, y a veces era utilizado como Music-Hall y sala de eventos.
El edificio está en pésimo estado y las dos cabezas colosales, que hace eco a los postes-linternas del puente, están actualmente cubiertas para protegerlas. Representan las mascaras tradicionales de la comedia y la tragedia.
La rosa estilizada, característica del Art Deco, adorna toda la fachada.

samedi 31 mars 2018

Dunkerque et Malo-les-Bains : Art Nouveau, Art Déco, styles Néo-Mauresque, Eclectique et "kitch".

J'ai passé une journée à parcourir la ville portuaire de Dunkerque, ainsi que celle, mitoyenne et balnéaire, de Malo-les-Bains. C'était un peu comme me promener dans un décor de cinéma, tant les rues étaient calmes et pratiquement désertes. Le front de mer c'est un peu animé en fin de journée et progressivement, la ville a repris vie sous mes yeux enchantés par tout ce qu'ils venaient de découvrir.

Les Bains dunkerquois: 

C'est une photo de ce bâtiment, découverte au hasard du web, qui m'a donné l'envie d'aller découvrir l'architecture présente dans cette ville. J'ai donc commencé et fini ma journée par cet édifice, très proche de la gare; ce qui m'a permis de bénéficier de deux éclairages, l'un trop fort, d'un soleil matinal éblouissant et l'autre, plus doux, d'une fin d'après-midi, annonçant la pluie.


Ces bains ont été construits en 1895, par trois architectes lillois : Louis Gilquin, Georges Boidin et  Albert Baert. Ce dernier est également l'architecte de la célèbre piscine de Roubaix, aujourd'hui devenue musée. Ils ont ouvert au public en 1897 et, après bien des vicissitudes, ont finalement fermé en 1975.
Sur une carte postale d'époque, il est possible d'observer que le bâtiment avait deux colonnes en forme de minarets et une grande cheminée de chaufferie, disparus sous les bombardements de la 2e Guerre Mondiale. 


Seule la façade, côté rue principale, est recouverte de mosaïques. Mais la succession de fenêtres en arcades du mur latéral, bien que plus sobre, est très belle, notamment avec l'entourage sculpté des ouvertures en arc outrepassé. 




La façade principale, est une sorte d'inventaire d'architecture néo-mauresque avec un curieux mélange de matériaux, dont les portes et huisseries en bois sculptés ont malheureusement disparu. La porte aux lions est un peu éclipsée par tout ce fouillis coloré, mais prise isolément, c'est vraiment la masterpiece de ce patchwork neo-mozarabe.




Le quartier Excentric :

Ce "quartier" se résume, en réalité, à deux rues en forme de U. Il est né de l'imagination de d'un maçon, architecte autodidacte entrepreneur et artiste local, né dans ce quartier dunkerquois de Rosendael: François Reynaert. Il commença son projet en 1927, par sa propre villa, appelée "L'escargot". Même dans le périmètre restreint de ce "quartier", certaines villes sont vraiment mal en point et demandent une rénovation urgente. 
D'autres exemples d'Art Déco parsèment les rues de Rosendael, ainsi que le front de mer et les rues de Malo-les-Bains, toute proche.








 
Malo-les-Bains :

Venant à pied de Rosendael, j'ai été accueillie par l'ancien poste de secours de la plage, oeuvre de l'architecte André Neuville, construit en 1955, dans un style Art Déco tardif.


Puis, en front de mer, j'ai découvert la villa "Les pingouins", du plus grand kitch, mêlant l'Art Déco à un univers qui semble sorti tout droit de Disneyland. Son auteur et sa date de construction sont inconnus. Elle fait cependant partie de l'Inventaire général du patrimoine culturel.




Cette construction détonne dans un ensemble tout de même éclectique, où deux villas ont été construites dans le style Art Nouveau ou proches de lui. 
La villa Quo Vadis, également inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel. Construite entre 1894 et 1905, elle est l'oeuvre de Jules Potier, architecte municipal de la ville. Elle a perdu certains éléments de son décor d'origine: le balcon en fer forgé du 1er étage, le dôme polygonal du belvédère et les tuiles vernissées du toit et un étage de combles a été rajouté.
Sur cette carte postale ancienne, il est possible d'observer qu'au moins deux constructions étaient surmontées de dômes.





Quelques exemples de constructions présentant des éléments Art Nouveau ou Art Déco.





Dans les rues adjacentes au bord de mer, d'autres villas ont attiré mon attention.