lundi 14 mai 2012

Porte (19) 49 et 51 Pont Street, Knightsbridge, Londres

Je reviens d'un week-end à Londres, pendant lequel j'ai bien sûr j'ai visité des immeubles Art Nouveau, dont je ne manquerai pas de parler ici.
Hier matin, en me promenant j'ai vu cette superbe porte, d'un édifice semblable à ceux de la rue, datant tous de la fin du XIXè siècle, mais singulier par les décorations  avec des femmes ailées, du haut des porches d'entrée.
La porte en bois richement décorée d'ornementations géométriques en verre et fer doré vaut à elle seule le détour.







Regreso de un fin de semana en Londres, durante el cual por supuesto visité edificios Art Nouveau, de los cuales hablaré aquí.
Ayer por la mañana, paseándome, vi esta magnifica puerta, de una construcción similar a todas las de calles, datando de finales del siglo 19, pero singular por sus decoraciones de mujeres aladas encima de los pórticos de entrada. 
La puerta de madera ricamente decorada por ornamentaciones geométricas de hierro y vidrio vale por si sola la pena de darse una vuelta. 

samedi 5 mai 2012

3, square Rapp, Paris VIIè, Jules Lavirotte, 1989-90

L'an dernier, un jour d'été mais sous un ciel grisâtre, je suis partie dans le VIIè, sur les traces de Lavirotte. J'aime beaucoup Guimard, mais Lavirotte m'intrigue. Je le trouve finalement bien plus proche du Modernisme catalan, car plus éclectique et mélangeant divers styles, dont l’historicisme. Les intérieurs, aujourd'hui invisibles aux simples passants, mais visibles sur le web, me rappellent de nombreux intérieurs vus (bien plus facilementà à Barcelona. La vie de Guimard est plus connue, des livres ont été publiés sur son oeuvre. Que je sache, il n'en est pas ainsi pour Lavirotte. L'érotisme clairement présent au 29 avenue Rapp, qui interroge et probablement dérange, y est peut-être pour quelque chose. En tout cas, c'est un architecte qui m'attire et me donne envie d'en savoir plus. A un moment ou un autre, je vais faire des recherches sur lui car il m'intéresse réellement.
Pour le moment, j'en reste au stade du descriptif et du ressenti. Lorsqu'on arrive sur ce square, caché, dominé par l'immeuble de la Société Théosophique (1912-15) plus imposant de par sa taille, mais bien moins intéressant du point de vue du style, ce qui frappe d'abord c'est l'immense trompe-oeil en bois qui tapisse le mur au fond de l'impasse. Oeuvre de Lavirotte, restauré il y a quelques années, il donne une belle profondeur au square et complète la grille d'entrée, qui elle-même repose sur un pilier en pierre sculptée abritant une belle fontaine







L'immeuble occupe le côté gauche du square et il me semble être une belle transition entre les constructions précédentes de l'architecte (rue Sédillot -juste derrière- ou boulevard de Grenelle) et l’exubérant immeuble au 29 avenue Rapp.


Il s'agit ici d'une façade richement décorée avec notamment des céramiques d'Alexandre Bigot qui se retrouvent aussi sur les autres bâtiments mentionnés.







Elle est recouverte de briques vernissées essentiellement beiges, avec quelques touches bleutées ou vertes.La tourelle d'angle est recouverte, tout comme le pan incliné du dernier étage, par des tuiles colorées.



Tourelle aux jolies ouvertures ornées de tournesols sculptés.



La porte d'entrée de l’immeuble me semble de toute beauté, avec de nombreux détails qui m'enchantent.


 Elle est entourée par une superbe frise sculptée de feuilles ondulantes


avec un élément étonnant comme ce départ de frise mélangeant le végétal avec la représentation d'un lacet (chaussure, corset?)


La porte en elle-même est de toute beauté, en bois travaillé, fer forgé et verre, avec des poignées où le métal s'enroule comme un bout de ruban.




A travers la vitre, j'ai pu photographier le hall d'entrée. Mais l'intérieur de celui-ci est bien plus visible ici.



 L'entrée de service est également élégante et finement travaillée, avec le même détail de poignée torsadée.


_________________________________________________


El año pasado, un día de verano pero bajo un cielo gris, me fui por el VIIè siguiendo las huellas de Lavirotte. Me gusta mucho Guimard, pero Lavirotte me intriga. Me parece finalmente mucho más cercano del Modernismo catalán, porque más ecléctico, mezclando diferentes estilos, entre los cuales el historicismo. Sobre todo los interiores de los edificios de Lavirotte que quedan ocultos a los transeúntes que somos, pero podemos descubrir en la web, me recuerdan muchísimo los que pude ver en Barcelona, donde son muchísimo más fácil de acceso.
La vida de Guimard est mucho mejor conocida, libros han sido publicados sobre su obra. Que yo sepa, no es el caso de Lavirotte. El erotismo claramente presente en el 29 de la avenidad Rapp, que cuestiona y probablemente molesta, es quizá una de las razones. En todo caso, es un arquitecto que me atrae y me da ganas de saber más sobre él. En algún momento, voy a hacer investigaciones sobre él porque realmente me interesa.
Por el momento, me quedo en un nivel meramente descriptivo y de sentimientos. Cuando se llega a la diminuta plazoleta, escondida, dominada por el inmueble de la Sociedad Teosófica (1912-15) más imponente por su tamaño pero mucho menos interesante del punto de vista del estilo., lo que llama la atención es el inmenso 'trompe-oeil” de madera que tapiza la pared del fondo del callejón sin salida. Obra de Lavirotte, da una bella profundidad a la plazoleta y completa el diseño de la reja de entrada que reposa sobre una base de piedra donde està una bella fuente. El edificio ocupa el lado izquierdo de la plazoleta y me parece ser una bella transición entre las construcciones anteriores del arquitecto (calle Sédillot, justo detrás o avenida de Grenelle) o el exuberante 29 de la avenida Rapp. Se trata aquí de un edificio ricamente decorado por las cerámicas de Alexandre Bigot que están también presentes en los edificios anteriores. La fachada está cubierta por ladrillos barnizados esencialmente beige, con algunos toques azulados o verdes. La torre angular como los planos inclinados del último piso, están cubierta de tejas coloridas. Torre con lindas aperturas decoradas de tornasoles esculpidos.
La puerta de entrada del inmueble me parece de toda belleza con numerosos detalles que me encantan. Está rodeada por un magnifico friso esculpido de hojas ondulantes con un elemento sorprendente como este inicio del friso mezclando elementos vegetales con la representación de un lazo (¿zapato, corsé?). La puerta en si misma es bellísima, de madera trabajada, hierro forjado y vidrio, con los picaportes de hierro donde el metal se enrolla como una cinta. A través del vidrio, pude fotografiar al entrada. Pero el interior de este es todavía más visible aquí. La entrada de servicio, también es elegante y finamente trabajada, con el mismo detalle del picaporte.

mardi 1 mai 2012

Villa Knopf, 10, rue Schiller, Strasbourg, Krafft et Berninguer, 1905

Ce bel hôtel particulier, construit pour le compte du propriétaire de la mercerie "Knopf"*, qui lui donne son nom, est l'oeuvre de deux célèbres architectes de l'Art Nouveau strasbourgeois: Henri Gustave Krafft et Jules Berninguer. La villa, édifiée en une délicieuse alternance de briques rouges et de pierre taillée, n'a que peu de références du style du point de vue de l'architecture, si ce n'est l'avancée arrondie de l'entrée et les bow-windows du salon reposant sur de beaux jambages sculptés et quelques motifs floraux en-dessous des fenêtres qui parsèment la façade.



L'élément extraordinaire de cette construction est le fer forgé, merveilleusement travaillé en "coup de fouet". Aussi bien celui de la rambarde de l'escalier d'entrée que celui des garde-fou des fenêtres, mais surtout le travail délicat et infiniment original du portail d'entrée semblable à nul autre, même si d'aucuns le rapprochent des ferronneries de Guimard (Villa Berthe) ou de Lavirotte (square Rapp).



*La maison de mercerie Knopf, existe toujours de nos jours mais, d'une part elle n'est plus située au même endroit et d'autre part l'immeuble de style Art Nouveau, qui l'abritait, construit par les mêmes architectes, a été malheureusement "rénové" (défiguré) dans les années 50.

__________________________________________


 Este bello hotel particular, construido para el dueño de la mercería “Knopf”*, que le da el nombre, es obra de dos celebres arquitectos del Art Nouveau de Estrasburgo: Henri Gustave Krafft y Jules Berninguer. La mansión, edificada jugando con los materiales de ladrillos rojos y piedra tallada, tiene pocas referencias al estilo del punto de vista de la arquitectura, si no fuera por la avanzada redondeada de la entrada y los bow-windows del salón que descansan sobre bellas jambas esculpidas y algunos motivos florales debajo de las ventanas que ornamentan la fachada.
El elemento extraordinario de esta construcción es el hierro forjado; maravillosamente trabajado en “coup de fouet”. Tanto para la barandilla de la escalera de la entrada como las de las ventanas, pero sobre todo el trabajo delicado y infinitamente orginal del portón de entrada que no se parece a ningun otro, aunque algunos quieran ver parecidos con la herrerias de Guimard (Villa Berthe) o de Lavirotte (square Rapp).

*La casa de merceria Knopf existe siempre hoy en día pero, por una parte ya no está situada en el mismo lugar y por otra el edificio Art Nouveau donde se situaba, construido por los mismos arquitectos, ha sido desgraciadamente “renovado” (desfigurado) en los caños 50'.

lundi 23 avril 2012

Porte (17) Sant Jordi, Montcada i Reixac, vers le kilomètre 9 de la Carretera de la Roca.

Une fois n'est pas coutume, aujourd'hui je ne publie pas une photo dont je suis l'auteur, mais une prise sur un blog ami pour fêter la Sant Jordi. Ce jour, traditionnellement, en Catalogne on offre des livres et des roses rouges.



Una vez no es constumbre, hoy no publico una foto de mi autoria, pero tomada prestada de un blog amigo para celebrar la Sant Jordi. Este día, tradicionalmente, en Cataluña regalamos libros y rosas rojas.

samedi 21 avril 2012

Hôtel Ceramic, 34 avenue de Wagram, Paris VIIIè, Jules Lavirotte, 1904

Jeudi dernier, petit promenade autour de J. Lavirotte, comme il y a quelques mois. Même itinéraire, en passant par "La maison des Arums", ce jour-là, encore une fois sous un ciel grisâtre et dont je n'ai toujours pas fait de photos. Mais, après une belle giboulée le soleil était au rendez-vous pour l'Hôtel Céramique, éclairant la façade d'une belle lumière de fin d'après-midi.



Dernière oeuvre vraiment "Art Nouveau" de l'architecte qui ira ensuite vers des constructions bien plus conformistes. Cet hôtel s'appelait à l'origine "Logiluxe Parisien", propriété d'une certaine Madame Russeil. C'était "un meublé" destiné à recevoir, selon les sources, soit des touristes de passage dans la capitale et cherchant un logement plus accessible que les hôtels du quartier, soit des prostituées d'une maison de passe. J'avoue que la deuxième option me plait assez, notamment sachant le goût de Lavirotte pour l'érotisme, comme cela est flagrant dans son immeuble au 29 avenue Rapp. Mais, les informations sur cet architecte et notamment sa vie, sont si rares que je n'ai aucun élément pour choisir l'une ou l'autre possibilité.
Construit en béton armé, tout comme l'immeuble avenue Rapp, il est également entière recouvert de grès flammé d'Alexandre Bigot, comme l'atteste la signature de celui-ci,


accompagnée de celle du sculpteur Camille Alaphilippe, dont le A a malheureusement disparu avec la pose de la rambarde du balcon. C'est la deuxième fois que nous les retrouvons associés. La première fut pour l'immeuble au 2, rue de Hanovre, dans le IXè.


Ici, le sculpteur a imaginé une belle végétation faite notamment de plantes grimpantes aux connotations tropicales qui prennent d'assaut la porte d'entrée, s'envolent vers le balcon qui la surplombe




et se poursuivent sur les fenêtres du rez-de-chaussée.



Elles ont leur point de départ dans des pots en forme d'amphores qui ornent les jambages de chaque côté de la porte d'entrée et des fenêtres du rez-de-chaussée.




Les ouvertures des étages portent également des ornementations florales, plus stylisées avec, au milieu, des hannetons fort semblables à ceux de l'immeuble avenue Rapp et sous le balcon du premier étage, des fruits (pommes? coings?) s'alignent gentiment.





Cette façade riche et colorée a reçu, en 1905, le premier prix du concours des façades de Paris, que Lavirotte a remporté trois fois (en 1901 pour le 29 avenue Rapp, dans le VIIè et en 1907 pour le 23 avenue de Messine, dans le VIIIè)

Sur le site de l'hôtel, sur une des photos du patio, j'ai pu observer les balcons aux pavots que j'aime tant! Présents sur certains immeubles de Nachbaur à Nogent-sur-Marne ou de Falp dans le XIIè.
___________________________________________


El jueves pasado, pequeño paseo alrededor de J. Lavirotte, como hace unos meses. Mismo itinerario, pasando por “LA maison des Arums”, ese día nuevamente bajo un cielo gris y por lo tanto de la cual todavía no he tomado fotos. Pero después de un buen chaparrón, el sol vino a nuestro encuentro e iluminó bellamente la fachada del Hôtel Ceramic, en este lindo atardecer. Ultima obra de estilo realmente “Art Nouveau” del arquitecto que seguirá luego con obras mucho más conformistas. El hotel se llamó originalmente “Logiluxe Parisien”, propriedad de una cierta Madame Russeil. Era un “amueblado” destinado a recibir, según las fuentes, sea turistas que deseaban cuartos a precios más accesibles que los de los hoteles, sea prostitutas de una casa de citas. Confieso que la segunda opción le agrada bastante, más sabiendo el gusto de Lavirotte por el erotismo, como es obvio en su edificio del 29 avenue Rapp. Sin embargo, los elementos sobre el arquitecto y sobre todo su vida, son tan escasos, que no tengo ningún elemento para escoger una posibilidad o la otra.
Construido en concreto armado, como el inmueble avenida Rapp, está también totalmente cubierto de gres flameado obra de Alexandre Bigot, como lo atestigua la firma de este mismo acompañada de la del escultor Camille Alaphilippe, cuya A a desgraciadamente desaparecido al instalar las herrerías del balcón. Es la segunda vez que los vemos asociadas. La primera fue en el edifico del 2 rue de Hanovre, en el IXè.
Aquí, el escultor ha imaginado una bella floresta hecha de enredaderas con acentos tropicales que invaden la puerta de entrada, suben hasta el balcón encima de ella y se persiguen en las ventanas del primer piso. Estas plantas esculpidas tienen su punto de partida en grandes macetas con forma de ánforas que decoran las jambas de cada lado de la puerta y de las ventanas. Las aperturas de los otros pisos tienen igualmente decoraciones florales pero mâs estilizadas y entre ellas, algunos escarabajos muy parecidos a los de la avenida Rapp. Y debajo el balcón del segundo piso, unas frutas (mazanas? membrillos,) están gentilmente alineadas.
Esta rica fachada colorida recibió en 1905, el primer premio del concurso de las fachadas de París que Lavirotte ganó tres veces (en 1901 con el 29 avenue Rapp en el VIIè y en 1905 con el 23 avenue de Messine en el VIIIè).


En el sitio web del hotel, vi los balcones del patio y las decoraciones con botones de amapola que tanto me gustan, presentes en los edificios de los Nachbaur en Nogent-sur-Marne ou de Falp en el XIIo.