samedi 9 juin 2018

Saint Quentin, Aisne, centre ville

Laissant la gare derrière moi, j'ai traversé le pont et commencé à remonter la forte pente vers le centre ville.
La silhouette du Conservatoire de musique et de théâtre, se détache au loin. D'un style très original, très géométrique, avec de très grand bow-windows qui occupent toute la façade, elle reprend l'architecture flamande à trois pignons.
C'est l'oeuvre de l'architecte de Jean-Bernard Charavel, associé à Marcel Mélendés et Robert Enault.


La porte est surmontée par deux arcs segmentés qui reprennent les motifs et couleurs des pignons au-dessus des fenêtres.


Un peu plus haut, se dresse le bâtiment des Nouvelles Galeries. Reconstruit en 1927 selon les plans datant de 1922 de l'architecte Sylvère Laville. Une frise florale en stuc parcourt tout le haut de la façade, au-dessus des grandes baies vitrées. Le tout est surmonté de deux  phares,  dits les "phares du commerce". Il semblerait que la ville ait été particulièrement attentive à l'éclairage des différents lieux et édifices.
L'intérieur vient d'en être restauré, mais il n'est pas encore ouvert au public.







A mon retour, en descendant vers la gare, je suis passée par derrière et j'ai découvert une partie du bâtiment qui n'est jamais représentée, probablement parce qu'encore non restaurée, mais qui ne manque certainement pas d'intérêt !














Quasiment en face, à l'angle de deux rues se dresse l'imposante silhouette des anciens magasins Seret Frères. Il s'agit en fait, de la reconstruction d'un premier magasin d’ameublement fondé par Jules Seret, détruit par un incendie en 1908. L’architecte Paul-Armand Chérier en recouvre la façade de carreaux en céramique et laisse apparente l’armature métallique. Le tout est dominé par une tour d’angle recouverte d’un dôme de cuivre.


En face, se dresse l’imposant bâtiment des anciens magasins Devred, réalisé en 1922 par Jules Arduin, tout en béton armé. Avec des décors en palmettes.













 Je suis, bien sûr passée par la place de l'hôtel de Ville mais, ma visite ayant eu lieu un jour férié, je n'ai pas pu entre dans le bâtiment qui n'est pas du tout Art Déco, pour y admirer la salle du conseil qui est le bijou Art Déco caché de la ville.


Dans deux chapelles de la basilique gothique, pour remplacer des vitraux détruits pendant la guerre, en 1931/32, Georges Bourgeot a réalisé une représentation de Ste Thérèse et une autre de la Communion, dans un pur style Art Déco, avec notamment de nombreuses roses stylisées.


En face la basilique se trouvent deux édifices mitoyens, appelés les "bow-windows". En béton, avec des décors en briques, ils sont l'oeuvre de Louis Guindez qui les a réalisés en 1932/33.


Non loin de là, se trouve la Criée Municipale, du même architecte, construite en 1928. Avec de belles formes courbes et une mosaïque géométrique.



L'architecture en briques, typique de la région, n'est pas absente et elle y est revisite l'Art Déco. La structure la plus célèbre est la Poste, située juste en face de la basilique. Datée de 1929, elle est l'oeuvre de l'architecte  René Delannoy. Je n'ai pas pu en visiter l'intérieur qui contient notamment un lustre splendide, mais j'ai largement pu admirer les ferronneries de la large porte d'entrée. 




En redescendant vers la gare, j'ai pu admirer trois autres édifices en briques. Les anciens bains-douches construits en 1928 place des Campions par Louis Guindez, le même architecte des bow-windows et de la Criée. Il me semble y avoir également reconnue des décorations de marguerites en céramique typiques de Gentil & Bourdet.


Juste en face se trouve un immeuble, avec une très belle porte et une architecture originale. Construit en 1923 par Lebel et Baudeux.


Plus bas, une autre belle porte orne l'entrée d'un édifice scolaire.


De nombreuses maisons individuelles ont été construites dans le style Art Déco ou en comportent certains éléments.





















samedi 2 juin 2018

Saint Quentin, Aisne. Quartier de la gare : la gare, architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan, le pont : l'ingénieur Albert Caquot , le monument aux morts: architecte Paul Bigot et le Casino: architecte Adolphe Grisel

Mes paseos m'ont amenée, le lundi de Pentecôte, à St Quentin, ville Art Déco. Quasiment complètement détruite ( à plus de 70% ) au lendemain de la 1ère Guerre Mondiale. Paul Bigot a été chargé à partir de 1919 de sa reconstruction puis du plan d’extension et d’embellissement de la ville, où il a rebâti le quartier de la gare.

La gare : 


C'est la troisième gare de la ville, construite en 1926 par les architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan. Massive, en brique, avec de grandes verrières, sa décoration intérieure est sobre. Une grande marquise avec de belles ferronneries recouvre les trois entrées elles aussi ornées de fers forgés.



Le buffet de la gare:

Ce chef-d'oeuvre n'est malheureusement pas facilement accessible. Ouvert, pour le moment, à de rares occasions, il devrait ouvrir au public dans un futur que j'espère pas trop lointain. J'ai pu cependant en faire quelques photos à travers les fenêtres, notamment des magnifiques vitraux du maître verrier et mosaïste Auguste Labouret.


Le pont de l'Isle:

Pour rejoindre le centre ville, il est nécessaire de passer par un grand pont qui enjambe les voies ferrées et le canal de St Quentin.
Il est surplombé par deux gros pylônes surmontés de lanternes-phares, décorés de chevrons réalisés par Paul Bigot en 1929, que l'on découvre immédiatement à la sortir de la gare. 


Le motif est repris dans la deuxième partie du pont, avec quatre petites lanternes, au-dessus de quatre sculptures en bas-relief, en bronze, représentant des femmes, allégories des quatre rivières qui coulent dans le département : La Seine, l'Oise, la Somme et l'Escaut.


 le monument aux morts :

Sa structure est l'oeuvre de l'architecte Paul Bigot, responsable de la restructuration de tout le quartier et les sculpteurs sont d'Henri Bouchard, auteur des sculptures du 65 et 67, boulevard Raspail et des 132-134 rue de Courcelles, 5-7 rue Cardinet et 103-105 rue Jouffroy à Paris, dont j'ai parlé sur ce blog, ainsi que de Paul Landowski, le sculpteur du Christ du Corcovado, à Rio de Janeiro. 


Le casino :

Oeuvre de l’architecte Adolphe Grisel, inaugurée le 29 juin 1929.. C'était une  salle de cinéma, faisant également fonction de Music-Hall et salle des fêtes. 

L'édifice se trouve en très mauvais état et les deux têtes qui le surplombent, en écho aux pylônes phares du pont, sont aujourd'hui malheureusement recouvertes, sans doute pour les protéger. Elles sont inspirées des traditionnels masques de la Comédie et de la Tragédie.

La rose stylisée, caractéristique de l' Art Déco y est omniprésente.


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El lunes de Pentecostés, mis paseos me llevaron hasta St Quentin, en el Norte de Francia, una ciudad con mucha arquitectura Art Deco. Casi destruida (más de un 70%°), al final de la primera guerra mundial. Paul Bigo fue el arquitecto encargado en 1919 de reconstruirla y de imaginas un plano para extender y embellecer la cuidad. Se encargó de reconstruir la zona de la estación de ferrocarriles.
 La estación de trenes:
Es la tercera construida en la ciudad. Fechada de 1926, obra de los arquitectos Gustave Umbdenstock y Urbain Cassan. Masiva, construida con ladrillos, posee amplias vidrieras y su decoración interior es más bien sobria. Una gran marquesina con herrerías cubre les tres entradas igualmente adornadas de hierros forjados.
El bufé de la estación.
Esta maravilla no es fácilmente accesible. Por el momento, solo se abre en contadas ocasiones. Se supone que la abrirán al publico en un futuro que espero n muy lejano. Sin embargo, pude hacer algunas fotos a través de las ventanas. Sobre todo, de los esplendidos vitrales del maestro Auguste Labouret.
El puente de l’Isle:
Para llegar al centro de la ciudad, es necesario cruzar las líneas de ferrocarriles y el canal de st Quentin por un puente majestuoso.
Lo dominan dos grandes postes linternas, decorados de motivos Art Deco, realizados por Paul Bigot en 1929. Este motivo se repite en las cuatro pequeñas farolas, encima de unos bajorrelieves que representan a mujeres, que son alegorías de los ríos que pasan por el departamento del Aisne: Sena, Oise, Somme y Escaut.
Monumento a los muertos:
La estructura es obra del arquitecto Paul Bigo y las esculturas de Henri Bouchard y de Paul Landowski (autor del cristo redentor del Corcovado)
El casino:
Obra del arquitecto Adolphe Grisel, inaugurado el 29 de junio de 1929. Fue sala de cine, y a veces era utilizado como Music-Hall y sala de eventos.
El edificio está en pésimo estado y las dos cabezas colosales, que hace eco a los postes-linternas del puente, están actualmente cubiertas para protegerlas. Representan las mascaras tradicionales de la comedia y la tragedia.
La rosa estilizada, característica del Art Deco, adorna toda la fachada.