samedi 1 décembre 2012

Un havre de paix: la fermette Marbeuf, 5 rue Marboeuf, Paris XVIIIè. Architecte Emile Hurtré, 1898

Une nouvelle fois, un restaurant Art Nouveau a été le cadre d'un beau moment passé avec l'homme qui sait si bien m'accompagner dans mes découvertes. A cette occasion, c'est lui qui l'a trouvé sur le net et qui en a fait le choix. Grâce à lui, j'ai de nouveau passé des moments doux et intenses à la fois, dans un cadre apaisant. La Fermette Marbeuf est un lieu délicieux dans tous les sens du terme, où il est bon se sentir un peu hors du temps, dans un cocon "1900".
Une petite table, isolée, dans un coin, intime et tranquille, nous attendait juste devant un bar rectangulaire et central qui accueille le visiteur dès l'entrée, orné d'une belle verrière et sur lequel des objets Art Nouveau sont posés avec goût et donnent un cadre intimiste.






Mon ami avait le regret de ne pas avoir été placés dans la grande et belle salle, datant de 1898, ornée de la superbe verrière bien connue des amateurs d'Art Nouveau. Moi, j'ai bien aimé être avec lui dans ce petit coin d'intimité et ne découvrir l'essence du lieu, qu'un peu plus tard, uniquement avec lui qui aime me suivre du regard, alors que presque tous les clients sont partis. 
C'est effectivement une salle de toute beauté. Ce restaurant appartenait à l’origine à l'hôtel Langham, rue Mogador. Le jeune architecte Emile Hurtré accompagné du peintre Jules Wielhorski (l'auteur des motifs du décor), ont pris en charge la construction et la décoration d'une immense verrière qui recouvre ce qui était, à l'époque, une étroite cour intérieure. Le décor n'a été retrouvé que très récemment, en 1979, par le propriétaire de l'époque qui faisait des travaux de réfection.
J'ai retrouvé sur ce site, tout en bas de la page, le carton d'origine du projet pour ce jardin d'hiver. C'est un dessin de toute beauté. Par contre, la date de 1900 me parait erronée  puisqu'à cette date l"ensemble était déjà construit.





La verrière repose sur une structure métallique, avec de grands jambages aériens, entre lesquels des panneaux en verre peint et en faïence s'ornent de splendides motifs Art Nouveau, dans un style un peu japonisant, comme ces tournesols lumineux.



Une belle jeune femme élancée, les bras levés, tenant les branches d'un arbre, duquel descendent des abeilles, dans un décor printanier.


Des cigognes symboles de l'Alsace et donc des brasseries.


Au bas d'un des panneaux, les réalisateurs de ce merveilleux décor tout en douceur, ont apposé leurs signatures.


Juste sous la verrière, des voûtes alvéolées dans un style légèrement mauresque, encadrent des paons faisant la roue, un motif récurrent de l'Art Nouveau. 



Un bandeau de belles fleurs, dont des iris, orne l'autre côté de la verrière.




juste après cette magnifique salle, se trouvent les toilettes. Très souvent, dans les restaurants, elles ne sont pas à la hauteur du reste du décor. Ici, belle surprise: l'enchantement continu avec de magnifiques mosaïques aux murs et au sol et




les portes avec un décor martelé en bronze orné d'insectes qui me semblent plutôt ressembler à des hannetons qu'à des abeilles, comme l'a suggéré mon collègue de blog "le mateur de nouilles". L'hanneton est un motif propre à l'Egypte et les motifs égyptiens ne sont pas rares dans l'Art Nouveau ou l'Art Déco plus tard. Car ces toilettes me paraissent appartenir beaucoup plus, de part leur style, à cette deuxième période.





Sur le blog de mon voisin, j'ai appris qu'en fait la première salle où nous étions installés n'est pas d’origine, mais a été acheté par le propriétaire, lors d'une vente publique à Orléans, en 1982. J'imagine que cet amateur, sans nul doute, d'Art Nouveau a acheté également aux enchères ou ailleurs, les très beaux objets du  même style qui ornent cette salle à l'entrée de l'établissement.


Je termine par des détails de deux bandeaux en céramique qui encadraient notre petite table autour de laquelle j'ai passé un très agréable moment . Merci de tout mon coeur pour ces découvertes en si bonne compagnie.

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Una vez más, un restaurante Art Nouveau fue el marco de un hermoso momento con el hombre que me conoce tan bien y comparte mis descubrimientos. En esta ocasión, fue él quien encontró este lugar en Internet y tomó la decisión de invitarme. Gracias a él, de nuevo pasé un momento sensillo e intenso a la vez, en un entorno tranquilo, en La Fermette Marbeuf.. Un lugar muy agradable en todos los sentidos de la palabra, donde es bueno sentirse un poco fuera de tiempo, en un capullo "1900".
Una mesa pequeña, aislada en un rincón, íntimo y tranquilo, a la espera de nosotros en frente de una barra central rectangular que da la bienvenida a los visitantes en la entrada, adornada con un hermoso dosel, en la que los objetos Art Nouveau son colocados con gusto y proporcionan un ambiente íntimo.
Mi amigo tenía el remordimiento de no haber sido instalados en la hermosa sale principal, que data de 1898, cubierta por el dosel espléndidamente decorado que los amantes del Art Nouveau conocen muy bien. Me encantó estar con él en este pequeño rincón intimo y descubrir la esencia del lugar, un poco más tarde, cuando todos los clientes se han ido y él me sigue con la mirada.
Se trata de un lugar precioso. Este restaurante originalmente pertenecía al Hotel Langham, rue Mogador. El joven arquitecto Emile Hurtré, con el pintor Wielhorski (autor de los motivos de la decoración) se encargaron del proyecto. Se trataba de cubrir con un dosel un pequeño patio rectangular. La decoración había desaparecido y fue descubierta recientemente en 1979 por el entonces propietario cuando programó reparaciones. 

Encontré en este sitio, en la parte inferior de la página, el proyecto original para el invernadero. .Esta es una imagen bellisima. Sin embargo, la fecha de 1900 me parece incorrecta, ya que en ese momento el conjunto ya estaba construido.

El pabellón reposa sobre una estructura de metal, con grandes postes, entre los cuales hay paneles de vidrio y loza pintada que están decorados con espléndidos motivos Art Nouveau, con un pequeño aire japonés, al igual que los girasoles brillantes. Una bella muchacha delgada, con los brazos en alto, sosteniendo la copa de un árbol, del cual descienden abejas es una bella alegoría de la primavera. Una cigüeña, símbolo de Alsacia y por lo tanto cervecerías. En la parte inferior de los paneles, los creadores de esta acogedora y maravillosa decoración, han puesto sus firmas. Justo debajo de la cubierta, bóvedas con un estilo un poco morisca, hay esplendidas representaciones de pavos reales , un motivo recurrente del Art Nouveau.  Una franja de hermosas flores, como lirios, adorna el lado de la cubierta. Justo después se encuentran los baños. Muy a menudo en los restaurantes, estos no tienen ningún elemento digno de ser mencionado. Aquí, una agradable sorpresa: el encantamiento continua con hermosos mosaicos en las paredes y el suelo,y puertas con motivos de bronce martillado adornados con insectos que me parecen ser más bien escarabajos que abejas, como le sugiere mi colega de blog, Le mateur de nouilles, los cuales son usuales en el Art Nouveau y más aún en el Art Deco a los cuales estos baños me parecen corresponder.
En el blog de mi vecino, me enteré de que en realidad que la decoración de la primera sala donde estábamos no es original, pero fue adquirida por el propietario, en una venta pública en Orleans, 1982. Supongo que este aficionado sin duda, del Art Nouveau, también han comprado en una subasta o lugares parecidos, los hermosos objetos del mismo estilo que adornan esta sala en la entrada del restaurante.
Concluyo con los detalles de las dos bandas de cerámicas que enarcaban nuestra mesita, donde pase un momento maravilloso con este hombre sensible que me conoce tanto, sabe compartir mi pasión y de cierta manera mi vida. Gracias de todo mi corazón por estos descubrimientos y por su compañía. 

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