mercredi 19 février 2014

Villa Stempel, 4 rue Erckmann-Chatrian, Strasbourg, architectes Franz Lütke-Heinrich Backes - 1902

Mes derniers articles portent tous sur Barcelone. Il est vrai que cette ville est vraiment chère à mon cœur, mais il reste dans les archives de mon ordinateur, quantité de photos sur les édifices d'autres villes ou pays. Cela fait plusieurs jours que j'ai cette villa en tête et j'ai donc eu envie de la publier aujourd'hui. Des architectes Lückes et Backes, dont j'ai déjà présenté plusieurs œuvres, cette villa est peut-être une de celles qui de loin fait le moins penser à l'Art Nouveau, étant composée de cubes imbriqués. Elle a été construite pour Jakob Stempel, agent général d'une compagnie d'assurance, qui n'y habita jamais. Il faut s'en approcher pour en apprécier les détails, bien que déjà, la tour centrale avec un lanternon tout en verre attire le regard du passant. Il doit éclairer l'intérieur de la maison de manière magnifique et reprend l'idée du puits de lumière chère à Victor Horta.



Selon les sources consultées, son intérieur a des éléments néo-islamiques et certains notent une influence de Victor Horta, mais peut-être ne s'agit-elle que celle, évidente, concernant le puits de lumière. 
Ce sont les ferronneries et la porte d'entrée qui, de l'extérieur, portent l'empreinte de l'Art Nouveau avec des éléments végétaux stylisés. La grille qui entoure la propriété est ornée d'un motif de boutons de fleurs (repris sur le support de la marquise de la porte de service latérale) ainsi que de profils animaliers.





A mon avis, la pièce maîtresse de cette villa est sa porte d'entrée. Toute en bois sculpté, elle est ornée de motifs floraux aux longues tiges et de volutes.



Surmontée par trois jours vitrés, en arc-de-cercle protégés par des ferronneries, elle est recouverte par une marquise d'une ligne élégante.


Le jeu de la porte avec les ferronneries de la grille d'entrée me paraît absolument splendide.

_________________________________

 Mis últimos artículos se refieren a Barcelona. Es verdad que esta ciudad me es muy querida, pero quedan en los archivos de mi ordenador, cantidad de fotos sobre los edificios de otras ciudades o países. Hace ya varios días que tengo en mente esta casa y tuve ganas de publicarla hoy. Es de los arquitectos Lückes y Backes, de los cuales ya presenté varias obras. Esta construcción es posiblemente una de las que de lejos hace menos pensar al Art Nouveau, ya que está constituida por cubos imbricados. Fue construida para Jakob Stempel, agente general de una compañía de seguros, que no vivió allí jamás. Hay que acercarse para apreciar los detalles, aunque desde lejos, la torre central con una gran vidriera atrae la mirada. Debe alumbrar el interior de la casa de manera magnifica y retoma la idea del pozo de luz de Victor Horta. Según las fuentes consultadas, su interior tiene elementos neo-islámicos y algunos anotan una influencia de Victor Horta, pero posiblemente se trata sólo de la evidente, del pozo de luz. 
Son las ferreterías y la puerta de entrada que, desde el exterior, llevan la huella del Art Nouveau con elementos vegetales estilizados. La reja que rodea la propiedad está adornada con un motivo de botones de flores (repetido sobre el soporte de la marquesa de la puerta lateral de servicio) así como de perfiles de animales.
A mi parecer, la pieza maestra de esta casa es su puerta de entrada. Totalmente de madera esculpida, está adornada con motivos florales de largos tallos y volutas. Rematada por tres aperturas, en semicírculo protegidas por herrerías y recubierta por una marquesa de una línea elegante.

samedi 15 février 2014

Casa Macaya, Paseo de Sant Joan, 108 Barcelona - 1898/1901 - Josep Puig i Cadafalch,

Il y a deux ans, je retournais pour la première fois à Barcelone, ma ville natale, après quasiment 40 ans d'absence. Pendant ce séjour (et les suivants), j'ai vécu bien des moments émouvants, retrouvant les lieux de mon enfance que j'avais bien souvent oublié. C'est le cas de la casa Macaya. J'y suis arrivée par hasard, en me promenant dans le quartier proche de mon hôtel. Immédiatement, j'ai reconnu le petit parc en face où j'allais jouer après l'école. J'en ai pour preuve cette photo de mes huit ans, retrouvée il y a peu.  Ce jour là, le parc était désert. Je me suis assise sur un banc et je suis restée longtemps à regarder cette maison, me laissant porter par les souvenirs d'une enfance catalane.



J'ai déjà expliqué ici, combien le style de Puig i Cadafalch me plait. J'aime son côté facétieux, mélangeant une sculpture qui se voudrait gothique, avec des éléments de la vie moderne, comme c'est le cas ici, sur les chapiteaux des portes d'entrée où il met face à face, un paysan sur son âne à un homme sur un vélo. Cet homme à bicyclette ne serait autre que l'architecte lui-même, qui se déplaçait ainsi entre cette construction et la Casa Amatler sur le Paseo de Gracia, qu'il édifié en même temps. Eusebi Arnau, sculpteur qui travaillait avec lui (ainsi qu'avec Domènech i Montaner et d'autres) en aurait eu l'idée.




Un écu porté par deux femmes et entouré de fleurs culmine la porte d'entrée.


 Toute la façade est recouverte d'un très beau sgraffite ocre et blanc, oeuvre de Joan Paradis.


La façade présenté différentes ouvertures organisées de manière asymétrique, toutes entourées de motifs sculptés de'Eusebi Arnau et de Alfons Jujol, certains représentants des couronnes vert émaillé. Les ferronneries sont de Manuel Ballarin. Le haut de fenêtres et la partie en-dessous du balcon sont ornés d'azulejos.





_____________________________________

Hace dos años, regresé por primera vez Barcelona, mi ciudad natal, después de casi 40 años de ausencia. Durante esa estadía (y los siguientes), viví muchos momentos de emoción, retomando los lugares de mi infancia que, muy a menudo, había olvidado. Fue el caso de la Casa Macaya. Llegué allí por casualidad, paseándome cerca de mi hotel. Inmediatamente, reconocí el pequeño parque en frente de la casa, dónde yo iba a jugar después de la escuela. Tengo como prueba esta foto de mis ocho años, que recuperé hace poco. Este día de febrero, el parque estaba desierto. Me senté en un banco y me quedé mucho tiempo mirando la casa, dejándome llevar por mi memoria de una infancia catalana. Como ya lo he explicado aquí, el estilo de Puig i Cadafalch me encanta. Me gusta su lado a veces divertido, mezclando una escultura casi gótica, con elementos de la vida moderna, como es el caso aquí, en los capiteles de las puertas de entrada donde están frente a frente, un campesino sobre su asno y un hombre en bicicleta. Este hombre a bicicleta no sería otro que el arquitecto mismo, que se desplazaba así entre esta construcción y Casa Amatler sobre Paseo de Gracia, que edificaba al mismo tiempo. Eusebi Arnau, el escultor que trabajaba con él (así como con Domènech i Montaner y otros) habría tenido la idea. Un escudo llevado por dos mujeres y rodeado de flores remata la puerta de entrada. Toda la fachada esta recubierta con un esgrafiado muy bello ocre y blanco, obra de Joan Paradis. La fachada presenta diferentes aperturas organizadas de manera asimétrica, rodeadas de motivos esculpidos por Eusebi Arnau y por Alfons Jujol. Las herrerías son de Manuel Ballarin. Algunas aperturas y la parte debajo del balcón portan bellos azulejos. 

Magasins modernistes, carrer Valencia 237, architectes: A. i J.M. de Falguera i Sivilla, 1902 - Barcelona

 Une excessive augmentation de loyers entraîne la fermeture de magasins historiques dans le centre de Barcelone. En décembre 2014, prendra fin de maintenir le prix de propriétés commerciales, louées avant 1985. A partir de cette date, il faudra compter avec des augmentations pouvant aller au-delà des 700%.
Avant même que cela, de nombreux édifices voient leurs vitrines défigurées par celles de commerces actuels qui ne tiennent compte en rien de la beauté d'anciens comptoirs, boiseries et vitraux. J'en donne pour exemple ces enseignes installées à côté de la pharmacie Bolos (conservée en l'état et dont je reparlerai ici dans un autre article), au n° 237 du carrer Valencia, presque à l'angle de Rambla de Catalunya. Un nouvel article, paru hier, dans La Vanguardia, fait état de ces changements sans discernement qui enlaidissent de magnifiques devantures et intérieurs de magasins à Barcelone. 




 ________________________

Un aumento excesivo de alquileres provoca el cierre de tiendas históricas en el centro de Barcelona. En diciembre de 2014, se acabará el plazo en el que se puede mantener el precio del alquiler de las propiedades comerciales, alquiladas antes de 1985. A partir de esta fecha, habrá que contar con aumentos que podrán alcanzar el 700 %.
A
ntes de que esto ocurra, son numerosos los edificios que ven sus escaparates desfigurados por comercios actuales que no toman en cuenta en absoluto la belleza de antiguos mostradores, maderas labradas y vidrieras. Doy como ejemplo estas tiendas instaladas al lado de la farmacia Bolos (conservada en muy buenas condiciones y de la que volveré a hablar aquí en otro artículo), en el 237 del carrer Valencia, casi en la esquina de le Rambla de Catalunya. Un nuevo artículo, publicado ayer, en La Vanguardia, presenta estos cambios sin discernimiento que desfiguran magníficos escaparates e interiores de tiendas en Barcelona.

dimanche 9 février 2014

Porte (56) 104 Carrer d'Ausias Marc, Exeimpla, Barcelona

A chaque séjour à Barcelona, je passe de nombreuses fois dans cette rue, proche de mon hôtel. Lors de mon dernier séjour, j'ai eu la surprise de voir le rideau de fer levé et de découvrir une magnifique porte en bois Art Nouveau. Elle mérite une belle rénovation, mais elle est déjà superbe en l'état.


______________________________

 A cada estadía en Barcelona, paso numerosas veces por esta calle, próxima de mi hotel. En mi última estancia, tuve la sorpresa de ver la cortina de hierro levantada y descubrir una magnifica puerta  modernista de madera . Merece una bella renovación, pero es desde ya preciosa tal cual.

samedi 1 février 2014

Porte (55) Carrer Bailèn, 126 - 1904/1906 - Jeroni F. Granell i Manresa

Entre passionnés nos regards ne vont pas vers les mêmes détails pour les mêmes constructions. Il y a un peu plus d'un mois, mon ami Valenti Pons, publié sur un blog un article sur cet immeuble où il mettait l'accent sur les consoles du balcon principal, avec des représentations de canard.
Pour ma part, c'est la porte d'entrée qui a attiré mon regard. J'en ai aimé le mélange de formes triangulaires et arrondies, ainsi que celui du bois travaillé et du fer forgé aux motifs fleuris. Dans le coin de la première photo, on aperçoit une partie de la console avec le canard. 


Le reste du bâtiment vaut bien évidemment la peine que l'on s'y arrête et surtout qu'on lève les yeux  vers son sommet où les fenêtre sont couronnées par des sculptures de somptueux arums et entourées par un superbe décors en sgraffite bleue. Le reste des fenêtres est surmonté par de belles têtes de femmes aux longs cheveux, avec des feuilles d'arum à chaque coin.


__________________________________________________

Entre apasionados nuestras miradas no van hacia los mismos detalles para las mismas construcciones. Hace un poco más de un mes, mi amigo Valenti Pons, publicó en su blog un artículo sobre este edificio donde ponía el énfasis en las consolas del balcón principal, con representaciones de pato.
Por mi parte, es la puerta de entrada que atrajo mi mirada. Me atrajo la mezcla de formas triangulares y redondeadas, así como la madera trabajada y las herrerías con motivos floridos. . En la esquina de la primera foto, percibimos una parte de la consola con el pato.
El resto del edificio vale desde luego la pena y sobre todo cuando se levanta la mirada hacia su cumbre donde cada ventana es coronada por esculturas de suntuosas calas y rodeadas por soberbios esgrafiados azules . El resto de las ventanas es rematado por bellas cabezas de mujeres con los cabellos largos, con hojas de calas en cada esquina.