dimanche 23 septembre 2012

Hector Guimard: maison Coilliot à Lille,1898, 14, rue de Fleurus

Une offre intéressant de voyage en bus jusqu'à Lille, un ami à y retrouver et l'Art Nouveau. Une belle conjonction qui a fait que le deuxième week-end de septembre, je parte à la découverte de cette ville fort intéressante, que je ne connaissais pas. Pour l'Art Nouveau, je n'avais pour seule référence la Maison Coilliot de Guimard, mais j'y ai découvert d'autres exemples d'intérêts, avec des particularités bien locales. Nonobstant, c'est bien de Guimard dont je vais parler puisque, sans doute aucune, c'est, à mon sens, le plus bel exemple d'architecture Art Nouveau de cette ville et celui qui m'a le plus émue.
Situé non loin de la place Philippe Lebon, j'y suis arrivée en fin de matinée, après avoir bien flâné dans les rues de la ville.
Cette superbe façade se détache fortement dans cette petite rue, éclat de couleur dans les tonalités de bleu, au milieu de constructions plutôt insipides. Guimard l'a construite à la demande du céramiste Coillot, artisan en laves émaillées. Système de décors inventé par François Gillet, décédé en 1889 et dont le procédé sera repris par son fils Eugène. Il consiste à émailler des plaques en pierre de lave et obtenir ainsi des décors colorés et brillants. Guimard l'utilisera pour faire les plaques de ses stations de métro et également au Chalet Blanc à Sceaux.
C'est une construction étroite, avec une loggia, alternant pierres de taille, briques, lave émaillée, fer forgé et en céramique provenant des ateliers de la Maison Muller (comme celles de la maison Jassedé ou la villa d'Issy-les-Moulineaux). 


Curieusement surmonté d'un double toit: un, à pans inclinés, genre chalet suisse, pour la loggia et un deuxième, plus haut, avec une allure légèrement asiatique, qui couronne l’ensemble. 




Il s'agit de la façade d'un magasin, comme l'atteste le rideau de fer, aujourd'hui toujours fermé. Louis Coilliot  avait une maison située dans la rue Fabricy et possédait un terrain perpendiculaire à celle-ci rue de Fleurus où il a demandé à Guimard de concevoir un espace d'exposition et vente au rez-de-chaussée et d'habitation dans les étages.







Une vidéo de l'INA, tournée en 1977, permet de découvrir l'intérieur de cette maison. Merci au site  sur Hector Guimard pour m'avoir permis de connaitre ce document. 

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Una interesante oferta de viaje en autobús a Lille, un amigo que volver a ver y el Art Nouveau. Una hermosa combinación que hizo que el segundo fin de semana de septiembre, me fuese a explorar esta interesante ciudad que no conocía. Para el Art Nouveau, sólo tenia la referencia de la casa de Coilliot de Hector Guimard, pero me encontré con otros ejemplos de interés y muchas peculiaridades locales. No obstante, es de Guimard de quien voy a hablar, ya que probablemente es, en mi opinión, el mejor ejemplo de arquitectura Art Nouveau de la ciudad y él que más me conmovió . 
Situado no lejos de la plaza Philippe Lebon, llegué ahí al final de la mañana, después de haber caminado bastante por las calles de la ciudad. 
Esta hermosa fachada destaca con fuerza en esta pequeña calle, como un estallido de color en tonos de azul, en medio construcciones bastante sosas. Guimard hizo esta construcción a petición de Coillot ceramista artesano de esmaltados de lava. Sistema inventado por François Gillet, quien murió en 1889 y cuyo proceso fue retomado por su hijo Eugene. Se trata de placas coloridas y brillantes, esmaltadas en piedra de lava . Guimard utilizó estas placas en sus estaciones de metro y también a el Chalet Blanc.


Se trata de una construccion de poca anchura, con una logia, alternando materiales piedra, ladrillos, lava esmaltada, hierro forjado y cerámica de la casa Muller (como en la villa Jassedé o en la casa de Issy-les-Moulineaux ). 
Curiosamente coronada por un techo doble: uno con lados inclinados, como el chalet suizo para la logia, y un segundo, más alto, con un diseño ligeramente asiático, que corona el conjunto. 
Esta es la parte frontal de una tienda, como se evidencia por la cortina de hierro cerrada hoy en dia. Louis Coilliot tenía una casa en la calle Fabricy y tenía un terreno perpendicular a ella,e en la rue de Fleurus donde pidió a Guimard de diseñar una sala de exposición y venta en la planta baja y su residencia en los pisos superiores .


Un vidéo de l'INA, rodada en 1977, nos permite descubrir el interior de esta casa.. Gracias al sitio sobre Hector Guimard de haberme hecho conocer este documento. 

vendredi 21 septembre 2012

Avant, après: le 29 avenue Rapp, Jules Lavirotte.

En mai, je publiais une petite note sur le ravalement de la façade de l'immeuble de Lavirotte au 29 avenue Rapp. Hier, je l'ai découvert, tout beau sous le soleil, lors d'une de mes visites avec mes étudiants.
Voici quelques photos avant - après. Je le trouve splendide, j'ai juste été étonnée par les dorures sur les colonnes de la loggia.

AVANT




APRES




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En mayo publicaba una nota sobre la limpieza de la fachada del edificio de Lavirotte en el 29 avenue Rapp. Ayer, lo descubrí, guapisimo bajo el sol, durane una de mis visitas con mis estudiantes. Aqui pongo unas fotos antes y después. Me parece bellisimo. Lo único que me sorprende, son las décoraciones doradas de las columnas de la loggia. 

samedi 15 septembre 2012

Lucca, Toscane, Italie: architecte Daniel del Magro, Palazzo Fortuna, 1904, n° 451, Villa del Magro, n°331 Viale Giusti, 1912 et Villino del Magro, n° 198-208, Viale Cadorna, 1911

Jusqu'à il y a quelques semaines, ce que je savais de Lucques, était vague et se rattachait bien plus à une république indépendante, occupée par Napoléon 1er, qu'à l'Art Nouveau. Il a fallu qu'un de mes étudiants italiens, originaire de cette ville, la présente comme 'la ville de l'Art Nouveau", pour que je la connaisse et aie envie de la découvrir. Pourtant, en préparant mon voyage, je n'ai glané que peu d'informations sur le web. Je me demandais même si effectivement j'allais y trouver beaucoup d'exemples d'architecture "Art Nouveau", si je n'allais pas être déçue. Car il y était bien plus question de Turin ou Milan, Palerme ou encore Florence. La seule information qui me donnait espoir provenait de ce site "Terre di Lucca e di Versilia". C'est du reste leurs informations qui m'ont guidée pour tracer mes itinéraires de "paseos", aidée par Arianna, l'adorable propriétaire du B&B "Angelini" où j'ai logé, qui est allée jusqu'à m'accompagner en voiture dans le nord de la ville. Grâce aux indications de mon étudiant, j'ai également visité la petite ville balnéaire de Viareggio, un pur enchantement pour la passionnée d'Art Nouveau, de mer et de soleil que je suis et j'ai découvert en sa compagnie, quelques petites merveilles disséminées dans la vieille ville. Car la grande majorité des constructions Art Nouveau de Lucca, se trouve hors des murs de la ville médiévale, entièrement entourée de remparts. Cependant, en ville, certaines façades ou devantures de boutiques en ont quelques touches. Et les exemples sont vraiment très nombreux dans cette petite ville de même pas 100 000 habitants.
L'Art Nouveau est connu sous le nom de Liberty en Italie, du nom de Arthur Lasenby Liberty, propriétaire du magasin qui vendait les célèbres tissus d'ameublement, utilisés par de nombreux créateurs du mouvement "Arts and Crafts". Il est peu mentionné dans les ouvrages sur l'Art Nouveau et lorsqu'il l'est, c'est pour parler des exemples dans les villes mentionnées ci-dessus. En ce qui concerne Lucca, cela me semble une grande injustice, signe d'une énorme ignorance. J'ai vraiment passé des heures exquises, à découvrir d'abondants exemples d'un style bien particulier, oscillant entre Art Nouveau français ou belge, Modernisme espagnol et bien évidemment de belles influences médiévales ou renaissance très italiennes.
Sur place, j'ai eu beaucoup de mal à trouver un livre consacré au thème. Heureusement, toujours grâce à mon étudiant, j'ai découvert, le dernier soir, dans une libraire de la ville qu'il connaissait, l'ouvrage d'une historienne de l'art allemande, Ulrike Ilg, intitulé "Il liberty a Lucca: architetture committenti di primo novecento".
La construction de nombreuses villas dans le style Liberty est liée au développement économique de la ville durant el "Novecento" et au renouveau de l'industrie textile, notamment de la soie, ainsi qu'à la manufacture du tabac et l'exportation de vins locaux. Il s'agit d'une architecture "Art Nouveau" tardive, qui se développera après 1900, surtout autour de 1910 et se prolongera jusqu'à la fin des années 20. La quasi totalité des constructions se situent sur les voies et quartiers périphériques qui entourent l'ancienne cité protégée par d'imposants remparts.
Je commencerai ce nouveau paseo par les villas de Daniele del Magro, ingénieur civil lauréat du polytechnique de Turin qui a exercé pendant plusieurs années en Argentine. Il était fils de l'industriel Michele del Magro. Les édifications sont au nombre de trois, situées dans le quartier entre la gare et l'ouest de la ville.
La première est le Palazzo Fortuna dell'Agnello, au n° 451 viale Giusti, datant de 1904, c'est un édifice de facture très classique. Grand bloc rectangulaire, sans jardins, il se trouvait, au moment de sa construction, entourée par de nombreux bâtiments industriels et commerciaux. Il est situé exactement en face de la Porte Elisa, une des plus importantes de la ville et il est actuellement plus ou moins laissé à l'abandon. Je n'ai pas pu, bien sûr, en visiter l'intérieur, mais j'en ai trouvé des photos sur ce site et là, oui, le Liberty est bien plus présent sur les mosaïques du sol ou les rambardes des escaliers que sur les façades.




L'autre immeuble du même architecte, date de 1911 et est situé aux n°198-208 de la viale Cadorna, plus à l'ouest de la ville. De forme également rectangulaire, ses façades latérales présentent des décrochements et avec les principales, elles sont ornées de très belles frises céramiques.



La façade côté rue est ornée, quand à elle, par de magnifiques balcons et les fenêtre ont de très beaux encadrements.



Les céramiques qui courent le long des façades proviennent de la Manifattura Chini, de Borgo San Lorenzo. La date de la construction de l'immeuble y est inscrite sur une des plaques


d'autres portent les inscriptions "Per la pace", "Per la fede", "Per l'amore", "Per il dolore", "Per la gloria"



et ont une ornementation faite de branches d'olivier et de roses qui symboliseraient selon l'auteur du livre sur le Liberty à Lucca, la paix et le bonheur qui proviennent de la dure labeur.


La dernière, la Villa del Magro, située à proximité de la première, sur la même viale Giusti, au n°331, date de 1912 et est celle le plus dans le style Art Nouveau, notamment avec les belles ouvertures en arc de cercle et rondes de sa tourelle. La tour étant un symbole de pouvoir traditionnel en Italie. Sur les premiers plan, elle ne devait avoir que deux étages, mais finalement l'architecte a décidé d'en élever trois. Il a construit cette demeure pour lui-même.




Le reste de la construction est rectiligne, mais ici aussi des frises de céramiques animent les façades et sont oeuvre de la même manufacture de Galileo Chini. Celles du corps principal représentent un vol de canard au milieu de fleurs bleues et sont de toute beauté.



Celles de la tourelle sont plus simples et présentent un décor de petits ronds dans les tons bleus.


Les fenêtres sont surmontées du mot 'Pace' entouré de rubans et les angles ont des décors en grappes de raisins.





Hasta hace unas semanas, lo que yo sabía de Lucca, era muy poco y se relacionaba más con una república independiente, ocupada por Napoleón primero, que con el Art Nouveau. Fue gracias a uno de mis estudiantes italianos, originario de esta ciudad, que la presentó como “la ciudad de l'Art nouveau” quien me dio ganas de descubrirla y de conocerla. Sin embargo, preparando mi viaje, no encontré mucha información en la web y me pregunté si realmente iba a encontrar muchos ejemplos de este estilo, si no me iba a sentir defraudada. Había mucho más datos sobre Turin, Milan, Palermo o Florencia. La única información que me dio esperanza provenía de este sitio "Terre di e di Lucca Versilia" . Ahí encontré la información que me ayudó a trazar mi itinerario de "paseos " ayudada por Arianna, la encantadora propietaria del B & B "Angelini" donde me alojé. Inclusive, junto con su madre, me acompañó en coche al norte de la ciudad. Siguiendo las indicaciones de mi estudiante, también visité la ciudad costera de Viareggio, una pura delicia para la apasionada de arte nouveau, mar y sol que soy y también descubrí en su compañía, pequeñas maravillas del estilo, repartidas por todo el casco antiguo. porque la gran mayoría de edificios Art Nouveau de Lucca, se encuentra fuera de las murallas de la ciudad medieval, completamente amurallada. Sin embargo, en la ciudad, algunas fachadas o escaparates tienen unos detalles muy interesantes. Por lo demás los edificios “Liberty” son muy numerosos en esta ciudad, de apenas 100 000 habitantes. 
L'Art Nouveau es conocido como Liberty en Italia, llamado así por Arthur Lasenby Liberty, dueño de la famosa tienda que vendía tela de tapicería, utilizada por muchos artistas del movimiento "Arts and Crafts" . Poco mencionado en los libros de Art Nouveau, cuando lo es, es para hablar de los ejemplos en las ciudades mencionadas anteriormente. Respecto a Lucca, me parece una gran injusticia, signo de una ignorancia enorme. Me pasé horas exquisitas, descubrendo abundantes ejemplos de un estilo particular, que van desde el Art Nouveau francés y belga, al modernismo español y, por supuesto, de los estilos medieval zqy renacentistas muy italiano. 
Sobre el terreno, me costó encontrar un libro sobre el tema. Afortunadamente, una vez más gracias a mi estudiante, encontré en una librería de la ciudad que él conocía, el trabajo de una historiadora del arte alemana Ulrike Ilg, titulado "Tiene libertad Lucca architetture committenti di primo novecento". La construcción de villas de estilo Art Nouveau está relacionado con el desarrollo económico de la ciudad durante el "Novecento" y la reactivación de la industria textil, incluyendo la seda y la fabricación de tabaco, así como la exportación de vinos locales. Es una arquitectura "Art Nouveau" un poco tardiva, que se desarrollará a partir de 1900, especialmente en torno a 1910 y continuará hasta el final de los años 20. Casi todos los edificios están en la calle periferica y los suburbios que rodean la antigua ciudad protegida por imponentes murallas.
Para este paseo empiezo con las villas de Daniele del Magro, ingeniero civil, del Politécnico de Turín, que trabajó por muchos años en la Argentina. Él era hijo del industrial Michele del Magro. Sus construcciones son tres, que se encuentran en la zona comprendida entre la estación de tren y el oeste la ciudad. 
La
primera es el Palazzo Fortuna dell'Agnello en el n º 451 Viale Giusti, 1904, es un edificio muy clásico. Un bloque rectangular grande, sin jardines, que estaba, en el momento de su construcción rodeado por numerosos edificios industriales y comerciales. Está situado justo en frente de la puerta de Elisa, una de las mayores de la ciudad y está ahora más o menos abandonado. No pude, por supuesto entrar, pero he encontrado fotos en este sitio y el Liberty está mucho más presente en los mosaicos del piso o en las barandillas de la escalera que en las fachadas.
El otro edificio del mismo arquitecto fue construido en 1911 y está situado en el n º 198-208 en Viale Cadorna, al oeste de la ciudad. También es de forma rectangular, sus fachadas laterales están decoradas con bellos frisos de cerámica.
La fachada de la calle está decorada , con hermosos balcones y ventanas hermosas.
El friso de erámica que se ejecuta a lo largo de las paredes es de la Manifattura Chini , de Borgo San Lorenzo. La fecha de construcción del edificio aparece en una placa. Otras llevan las inscripciones "Per la pace", "Per la Fede", "Per amore", "Per il dolore", "Per la gloria" y la ornamentación hecha de ramas de olivo y rosas simbolizan, según el autor del libro sobre el Liberty en Lucca, la paz y la felicidad que viene del trabajo duro.
La última, la Villa del Magro, situad cerca de la primera, en la misma Giusti Viale, en el N º 331, data de 1912 y es la que corresponde mejor al estilo Art Nouveau, en especial con el arco de la ventana superior y las aberturas redondas de su torrecitaLa torre es un símbolo de poder tradicional en Italia. En el primer nivel, debía haber sólo dos plantas, pero finalmente el arquitecto decidió elevar tres. Él construyó esta casa para sí mismo.
El resto de la construcción es rectilínea, pero animada por los frisos de cerámica de la misma fábrica Galileo Chini que representan patos en vuelo en medio de bellas flores azules.
Los de la torre son más sencillos y están decorados con pequeños círculos en tonos de azul.
Las ventanas están rematadas por la palabra 'Pace' rodeada por cintas y les decoraciones de los ángulos tienen representaciones de uvas.